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La Correspondance de Flaubert. Étude critique et répertoire
Carlut Charles ; Demorest Don louis
NIZET
35,50 €
Épuisé
EAN :9782707801470
De nombreux écrivains ont reconnu et reconnaissent encore aujourd'hui, que la Correspondance de Flaubert constitue leur livre de chevet. Cela se comprend naturellement, car c'est dans sa correspondance que l'ermite de Croisset s'est tout entier livré, tournant dans tous les sens la question de la création littéraire, méditant sur l'essence de l'écriture, décrivant avec pathétisme et minutie son combat titanesque avec la "chose littéraire". Mais ces confessions, loin de se limiter à une lecon particulière et pratique d'esthétisme, embrassent toutes les dimensions de la vie (ou peu s'en faut) : psychologie, vision sociale et politique, faits matériels, etc. La liste est si longue qu'un travail de classement raisonné par thèmes s'imposait pour se repérer plus facilement et plus rapidement dans ce labyrinthe. Les flaubertiens, du simple amateur au plus éminent universitaire, peuvent remercier Charles Carlut d'avoir réalisé ce travail d'ascète. "Pour le chercheur, le critique, le créateur, non seulement en littérature mais dans bien d'autres domaines, sa consultation fréquente comme ouvrage de référence sera précieuse non seulement pour gagner du temps mais pour y découvrir des directions", note très justement Don Louis Demorest dans la préface. Il s'agit ici de la version reliée (n° ISBN 9782707801470), la version brochée ayant été publiée la même année sous le n° ISBN 9782707801463.
Carlat Daniel J. ; Pradel Jean-Luc ; Havens Leston
Ce livre utilise une association unique et efficace de moyens mnémotechniques, de techniques pratiques et d'exemples d'énoncés illustrant les nuances du processus d'entretien pour vous aider à établir une relation avec les patients et obtenir une compétence clinique notable. Incluant les nouvelles données du DSM-5 et des travaux de recherche, ce manuel très apprécié vous montre comment améliorer vos capacités d'interviewer, en scindant ce domaine complexe en informations concises directement exploitables. Une approche concise et pratique de l'entretien psychiatrique, avec des conseils et des recommandations pour que le soignant développe une confiance en soi vis-à-vis de l'entretien. Moyens mnémotechniques et fiches cliniques pour aider à comprendre et se remémorer les points clés d'un entretien efficace. Actualiser ses connaissances du DSM-5 et de la recherche actuelle, incluant les modifications pour le diagnostic de la démence, de l'abus de substance, des troubles de l'alimentation, du trouble hyperactif avec déficit de l'attention, entre autres. Présentation claire des techniques pour aborder des sujets embarrassants et montre comment réparer une relation qui a pu être compromise. L'information est délivrée d'une manière engageante, à type de conversation, pour vous aider à élaborer une alliance thérapeutique avec chaque patient afin de garantir un traitement efficace.
Cet ouvrage collectif riche de 15 communications propose des thématiques renouvelées sur la Commune de Paris 1871 et le mouvement communaliste en province autour de questions qui sont toujours d'une brûlante actualité : l'organisation du travail, de l'enseignement, la place de la culture et celle des femmes au sein de nos sociétés d'hier et d'aujourd'hui. La Commune de Paris : un OHPI (Objet Historique Parfaitement Identifié) si on considère l'abondante bibliographie sans cesse accrue qui fait d'elle un des domaines les plus prisés des historiens, mais un OHTI (Objet historique totalement ignoré) si on considère la faiblesse des connaissances que le grand public peut posséder à son sujet. La désaffection de l'école, qui l'ignore dans ses programmes plus qu'elle ne la marginalise, l'indifférence, quand ce n'est pas la désinformation, dont elle est victime de la part des médias dominants, en sont les causes principales. L'importance du colloque tenu dans le Berry au printemps 2024, à Issoudun puis à Bourges, tient à ce qu'il apporte aux premiers des aspects nouveaux ou approfondis, et aux seconds une nécessaire initiation ainsi que des concordances particulièrement éclairantes avec notre actualité.
Le choix de Christian Bobin, qu'il soit dans sa vie ou dans son écriture, c'est le minimal, le moindre, le pauvre : son écriture si singulière élimine le superflu et se réalise dans l'essentiel, l'humilité et la concision. Les mots deviennent de l'air. La fulgurance se lie à l'économie des mots. Bobin restitue sa pauvreté originelle à la parole, d'où son regard d'enfant sur le monde. Il exalte le langage commun à tous et se refuse d'écrire des phrases alambiquées et maniérées. L'écriture de Bobin est au service de ses aptitudes ; il souhaite bouleverser notre façon de voir, et dans un même mouvement, empoigner notre imagination pour l'obliger à observer la sincérité de ce qui nous entoure. Comme toute poésie ouverte sur le monde, ouverte à l'universel, celle de Christian Bobin nous parle de l'amour et de la mort, de la nuit et de la lumière, du désir et de l'absence, de l'abîme et du ciel. Peut-être le lecteur a-t-il perdu le goût et le sens de l'essentiel, pris par les rythmes d'une vie axée sur les "urgences", sans les haltes pascaliennes. Il semble que, dans tous les cas, Bobin veuille attirer notre attention sur le vrai, l'essentiel, le profond. Son oeuvre est une quête de la vérité et de l'authenticité ; il ne veut faire partie de ces écrivains qui "égarent". Le pacte de lecture qu'il propose à son lecteur : justesse, honnêteté, vérité mais légèreté. Bobin n'est pas un moraliste ; il exprime juste une idée qui n'est plus dans l'ère du temps : le primat du coeur et de l'âme sur le reste des choses. Le poète a la tâche immense et terrible de garder l'essence ; il faut ensuite la préserver, afin de l'offrir, lumineuse, au lecteur.
L'?uvre de Gherasim Luca pourrait se prêter à la légende d'une traversée du dadaïsme, du surréalisme et de la " poésie sonore ", aventures de la création, qui fondent notre épopée moderne. Elle entretient pourtant avec ces avant-gardes une relation d'intimité qui n'est pas " allégeance " ni dialogue. Dès les premiers textes, l'écriture poétique naît du litige entretenu à l'égard des mythes littéraires, suspecte les récits rétrospectifs et lutte contre toutes les figures édifiantes auxquelles la modernité aime à associer l'écrivain. Elle tire sa singularité d'une intransigeance nourrie à l'encontre de ses propres idéaux. L'intempestif caractérise alors cette voix discordante qui s'empare des représentations philosophiques contemporaines et les place sous une lumière qui révèle subtilement les tensions irrésolues qui les traversent. La poésie est ici la danse de la pensée lorsqu'elle refuse toute précaution, et " comme le funanbule à son fil s'accroche à son propre déséquilibre ". Cette approche poétique de l'abstraction philosophique révèle les désirs qui la nourrissent et dessine, dans la langue, les contours sensuels parcourus par l'idée avant son expression. La poésie de Gherasim Luca, au moment même où elle se voue à la matérialité du langage, inventant son " bégaiement " inspiré, décèle en effet dans cette syntaxe désarticulée le moyen d'une relecture démystificatrice de l'héritage, littéraire et philosophique, dont notre modernité poétique se réclame. Ce questionnement impromptu des valeurs de l'excès et de la subversion qui commandent notre représentation moderne de la littérature se manifeste dans des textes où la place réservée au lecteur est elle-même d'une instabilité radicale. L'interprétation se voit contrainte d'avouer son intéressement et sa violence. La démystification n'est pas la fin ultime de cette ?uvre. La création poétique se voue à la conquête de l'incertitude. S'esquisse une théorie poétique du signe, qui, de recueil en recueil, fait se rejoindre la tragique d'une fuite éperdue du sens et la jubilation d'une chasse vouée à la répétition indéfinie. L'humour, si rarement associé à la poésie en France, devient soudain l'indice d'une distance intérieure du langage qui ne saisit sa proie qu'en se faisant, voluptueusement et désespérément " ombre ". Gherasim Luca poursuit cependant l'invention d'une " physique élémentaire " de la langue poétique. Il refuse le constat ou la déploration de l'absurde, qui contemple mélancoliquement la désertion du langage par les " valeurs " qui fondaient autrefois sa transcendance. Dans l'immanence des qualités plastiques et sonores de la langue, un rythme est conquis. La fuite de la signification, qui se dérobe à mesure qu'elle se construit, devient un geste érotique qui ouvre le discours au surgissement d'autrui. Le langage est-il ici un nouveau dieu trompeur et furtif, tout puissant ? Certes, le rire se glisse imperceptiblement derrière le sérieux de chaque acte aveugle devant ses propres risques et immuablement solitaire : il en révèle la nature théâtrale. Mais la " ruse " du langage s'effondre dès lors que surgit le dernier geste intempestif de cette poésie. Un autre rire éclate dans les mots, rire héraclitéen, qui exerce la séduction du néant pour mieux démentir sa victoire : Gherasim Luca opère l'union improbable de la tradition apocalyptique et de l'humour. L'effondrement humoristique du sens rejoint alors son relèvement : la catastrophe se fait révélation par le rire, et le désir, la silhouette d'un Thanastos énergumène.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.