Publié à l'occasion de la restauration du cabinet d'angle du Roi, conduite en 2019-2020, cet ouvrage fait le point sur la décoration et l'ameublement de cette pièce qui a toujours été l'une des plus importantes de l'appartement intérieur du Roi. Faisant initialement parti de l'appartement de collectionneur de Louis XIV, le cabinet d'angle est transformé par Louis XV qui, appréciant sa situation, en fait son lieu de travail et le dote d'un somptueux décor rocaille et d'un mobilier des plus raffinés. Louis XVI lui conserva cette même fonction et ne toucha pas aux décors, mais renouvela pratiquement l'intégralité de son ameublement. Les époustouflantes bordures de glaces et les boiseries de Jacques Verberckt représentant des jeux d'enfants valorisent des meubles d'une très grande richesse aux marqueteries et aux bronzes élégants : commode-médaillier d'Antoine Robert Gaudreaus, encoignures de Gilles Joubert, secrétaire à cylindre de Jean François OEben, achevé par Jean Henri Riesener. Le tout constitue le plus bel ensemble de l'art décoratif français du règne de Louis XV, que l'on peut toujours admirer en place. Egalement pièce à caractère privé, elle contenait aussi des objets emblématiques comme le riche candélabre dit de l'Indépendance américaine, commandé par Louis XVI.
Cet ouvrage offre un magnifique panorama du château de Versailles: son architecture, sa décoration intérieure, ses collections, ses jardins, ses dépendances, les Trianons, la vie quotidienne qui s'y déroulait aux XVIIe et XVIIe siècles.
En plein coeur du château de Versailles, l'appartement de madame Du Barry présente un caractère paradoxal : exposé par son emplacement et son étendue - il se compose de quinze pièces sur 350 m2-, il est aussi un lieu très secret où la dernière favorite du roi Louis XV a vécu de 1770 à la mort du souverain en 1774. Il s'agit de l'un des ensembles les plus raffinés de l'ancienne demeure royale, véritable témoin du Versailles intime du "Bien-Aimé". Ce livre, richement illustré, retrace l'histoire de l'appartement â partir de la documentation d'archives et donne à voir le mobilier d'époque, aujourd'hui abrité dans des musées du monde entier. Il revient sur la restauration achevée â l'automne 2022, qui a révélé la véritable physionomie des lieux au temps de l'attachante Jeanne Bécu, comtesse Du Barry, et de leur architecte, Ange Jacques Gabriel. Restitué dans ses moindres détails et dans ses plus fines nuances de couleurs, l'appartement exprime la poésie, l'élégance et la grâce de l'architecture et du décor aristocratiques aux derniers feux de l'Ancien Régime.
Le 15 juin 1722, durant l'intermède de la Régence commencé au décès de Louis XIV le 1er septembre 1715, la cour revenait à Versailles et Louis XV, alors âgé de 12 ans, retrouvait les lieux qui avaient bercé sa première enfance. Quelques mois plus tard, le 25 octobre, le jeune roi était sacré à Reims, ouvrant un long règne de plus de cinquante ans qui vit l'affirmation du modèle culturel et artistique français sur le reste de l'Europe, mais également l'émergence de mouvements impulsés par les pensées des philosophes des Lumières qui trouvèrent leurs conclusions dans la Révolution française.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.