Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'enfant exposé aux violences familiales. Vers un statut spécifique ?
Cario Robert
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296568341
L'impact de l'exposition aux violences familiales sur l'enfant est devenu, depuis quelques années, une préoccupation majeure des politiques européennes et internationales de protection de l'enfance, notamment pas le biais du Bureau international des droits des enfants, installé au Canada. Pourtant, au niveau national. le seul rapport traitant d'une telle problématique est celui de l'ONED, néanmoins incomplet en ce qu'il s'intéresse uniquement aux conséquences des violences conjugales. Mais qu'en est-il des autres types de violences familiales ? Bien que l'enfant exposé aux violences familiales ne soit pas la principale victime, il n'en souffre pas moins intensément, comme ont pu le constater différents travaux scientifiques, au regard des lourdes répercussions psychologiques et sociales qu'elles entraînent. Très récemment, la Loi du 9 juillet 2010, relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants est venue renforcer la nécessité d'une prévention précoce qui passe, notamment, par une sensibilisation accrue des intervenants. Au travers d'une approche pluridisciplinaire. l'ouvrage aborde quelques aspects de la problématique des enfants exposés aux violences familiales. de son dépistage jusqu'à sa prise en compte. L'évolution des connaissances et des pratiques professionnelles actuelles est en effet de nature à améliorer le déroulement harmonieux de leur socialisation.
Les femmes résistent au crime. Incontestablement. Ce constat, à l'énoncé racoleur, est durable. Très curieusement, une telle résistance si positive au crime n'intéresse personne. Or l'approche transdisciplinaire du phénomène criminel, côté femmes, invite à un triple constat. En général, les femmes bénéficient d'une socialisation qui favorise l'émergence d'une personnalité orientée vers la sociabilité, l'altruisme, la douceur. En particulier, celles d'entre elles qui deviennent criminelles présentent une personnalité dont les traits caractéristiques sont acquis par défaillances psycho-culturelles et sociales profondes. Et à l'égard de celles là, la réaction sociale apparaît d'une sévérité certaine, sans nécessité réelle relativement aux transgressions observées, très massivement délictuelles. Notamment lorsqu'elles sont prisonnières. Ainsi paraît s'exprimer la différence entre les femmes qui résistent à la violence extériorisée et celles qui y recourent pour sortir des conflits douloureux qu'elles subissent ou provoquent. La compréhension intégrée des mécanismes qui président à la consolidation de telles différences de degré - en aucun cas de nature - devient, dans ces conditions, essentielle. Il convient alors de préférer momentanément aux investigations de masse la finesse d'analyses centrées sur les relations entre crime et genre ... féminin.
Robert CARIO est Maître de Conférences. Il enseigne les sciences criminelles au sein de la Faculté de droit, d'économie et de gestion de l'Université de Pau et des Pays de L'Adour.
Le crime est fondamentalement complexe, comme l'être humain qui le commet. Généralement décrit au travers de démarches éclatées, voire réductionnistes, le phénomène criminel commande une stratégie scientifique d'approche globale et intégrée. Une telle stratégie doit permettre aux acteurs de la réaction sociale au crime de sortir des confusions conceptuelles, des incohérences empiriques et des amalgames doxologiques, caractéristiques du domaine entrepris. Une telle stratégie s'impose d'autant plus que le crime n'est pas inévitable. L'enracinement dans la criminalité n'est pas davantage irréversible. Tout indique, en ce sens, que le crime est très généralement vécu comme la seule réponse adaptée aux conflits (d'intensité, de contenu et de, fréquence variables) émergeant au sein du groupe social. Très massivement, les actes de petite délinquance sont le lot des tribunaux répressifs. Les réponses pénales, cristallisées sur les plus démunis d'entre nous, n'en demeurent pas moins fortement coercitives, au mépris des principes fondateurs de justice, d'égalité et de proportionnalité. Par un meilleur partage des savoirs, des avoirs et des pouvoirs, la plupart des dysfonctionnements institutionnels et individuels repérés (contentieux surchargé, surpopulation pénale, récidive, prise en charge éclatée et incomplète des victimes, notamment) se résorberaient mieux. Sans négliger les substantielles économies qui en résulteraient. La mise en harmonie des valeurs à protéger socialement, des modalités destinées à prévenir leur transgression éventuelle comme des réponses de nature à en éviter la répétition apparaît très urgente. Notre système de justice pénale, s'affichant résolument démocratique, ne peut s'en dispenser: Les sciences criminelles ont vocation à y participer.
La justice restaurative a tardé à s'épanouir en France alors qu'elle constitue la voie la plus prometteuse pour sortir la pénalité moderne de la crise profonde qu'elle traverse. Sans nier que le crime est une violation de la loi, elle met l'accent sur l'atteinte qu'il porte aux relations entre les personnes et la nécessité de réparer ses conséquences. Dans le respect du procès équitable, les parties sont invitées à s'approprier les moyens qui leur permettront de décider, ensemble, des modalités de sortie du conflit qui les oppose. Par la rigueur des protocoles mis en oeuvre, des bénéfices durables se constatent chez toutes les parties, là où sont mises en oeuvre des rencontres restauratives. Ces mesures nourrissent une triple ambition : la responsabilisation de tous, la restauration de tous, le rétablissement de la paix sociale.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.