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Les jeudis de Charles et de Lula
Cardinal Marie
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246455219
Charles et Lula furent amants, autrefois, et ils ne le sont plus... Une complicité profonde, tenace, miraculeuse, les lie toujours l'un à l'autre ; comme s'ils n'avaient pas encore échangé tous les mots, tous les sentiments, toutes les idées qui tissent leur longue intimité... Ce vieux couple, cet ancien couple, décide donc, à l'initiative de Lula au début, de se retrouver de temps à autre, juste pour parler. Pour se dire tout ce qui, entre eux, n'a pas encore été dit... Ils se rencontrent alors, en général le jeudi. De quoi parlent-ils ? Des hommes, des femmes, de l'amour, de l'histoire, de la vérité, du mensonge. Le passé, leur passé, fait parfois retour dans leur conversation. Avec son lot de malentendus et d'espérances. Que sont-ils devenus ? Est-ce que le crépuscule de leur vie aura tenu les promesses de l'aube ?
Un de ces romans qui agrippent, fascinent, ne vous laissent de repos que lorsque vous posez les yeux sur les derniers mots. Il s'ouvre sur une sombre impasse pavée que la narratrice arpente trois fois par semaine, au rythme de l'analyse qu'elle décide d'entreprendre. Sa détresse est telle que les médecins et leurs prescriptions ne peuvent, n'ont jamais rien pu pour elle. La solution est ailleurs, dans les méandres de son passé qu'elle se décide à forer, au risque d'endurer au début des souffrances plus dévastatrices, semble-t-il, que le mal. Alors, peu à peu filtre la lumière. Celle que la conscience met à jour, réduisant l'angoisse, anémiant la névrose, acculant le silence aux mots. Ces Mots pour le dire sont précisément l'un des plus grands succès de cet ex-professeur de philosophie, journaliste à L'Express et à Elle. Il s'agit d'un cas vécu, l'expérience de la souffrance aux confins de la folie, animée cependant d'une vitalité, d'une force de caractère et d'une clairvoyance exemplaires. --Laure Anciel
Premier acte : une femme de cinquante ans offre à ses deux enfants une moto. Elle les voit, dès le lendemain, écrasés dans un épouvantable accident. Douleur. Horreur. Drame de la culpabilité. Deuxième acte : la même femme - que ses broderies ont rendue célèbre - part d'une maison au bord de la mer ruminer son chagrin. Au fil de sa méditation, d'étranges images venues du fond des âges et du coeur de sa propre mémoire la hantent. C'est son père, mort pourtant depuis longtemps, qui est soudain là, près d'elle, petit enfant du début du siècle cherchant l'aventure dans l'Algérie d'avant-hier. Souvenir. Généalogies. Poème de la filiation. Troisième acte : et puis voilà qu'un beau matin, entre l'évier de la cuisine et le carrelage de la salle de bains, survient Clytemnestre. Oui, la Clytemnestre de la mythologie grecque. La mère d'Iphigénie. La meurtrière d'Agamemnon son mari, qu'assassineront en retour ses propres enfants. Elle dialogue familièrement avec la narratrice. Drame de la responsabilité. Surgissement du mythe. Les dieux sont dans la cuisine. L'une des plus hautes figures de la mémoire occidentale est mêlée à la plus humble quotidienneté. En réalité c'est tout le problème de la famille que Marie Cardinal évoque. Les drames de la maternité et de la filiation. Les questions les plus obscures qui se posent, depuis l'origine, à l'humanité. Ecrit dans une langue somptueusement colorée et sur un rythme narratif endiablé qui l'emporte vers sa fin, ce livre de passion est aussi un grand roman métaphysique.
Par le biais d'une fiction captivante, insolite, où l'on peut deviner aussi une allégorie de l'écriture, Marie Cardinal résussit à explorer très profond le mystère de vivre à deux, ces silences, ces heurts, ces surprises. Avec les justes mots pour le dire, une sensibilité chaleureuse et inspirée, ce roman s'impose comme le livre de tous ceux qui s'aiment encore en croyant parfois ne plus s'aimer. Une noyée rien qu'une noyée, trouvée sur une plage d'Irlande, et tout est changé dans la vie d'un couple. Jean-François ne connaissait pas plus la morte que Simone, sa femme ; ils sont français, ils viennent de s'installer pour les vacances. Mais l'ombre de cette Mary MacLaughlin ne les quitte plus. Elle contraint Simone à s'interroger sur elle-même, sur eux deux, sur leur amour à bout de souffle. Mary devient si présente à leurs côtés, qu'ils en viennent à lui inventer une existence pour se débarrasser d'elle. Fantasme autant que fantôme, la morte se transforme en personnage de roman où se reflètent leurs propres obsessions, l'image travestie des remords et des regrets de chacun. A travers ce jeu de la vérité par Mary interposée, c'est la leur que ces êtres débusquent. Comme on suscite les boucs émissaires pour ne point s'attaquer aux vrais coupables, Simone et Jean-François détournent sur cette inconnue rêvée toutes les hantises de leur union désaccordée. Soudain complices de sa vie et de sa mort, ils font d'elle le lien retrouvé, le commun secret qu'on partage.
Une femme de quarante ans raconte sa vie avec ses trois enfants, dans l?appartement à Paris qu?elle a ouvert à tous leurs amis. La clé reste en permanence sur la porte; chacun entre, sort, campe à sa guise: une expérience communautaire à base de totale liberté. Monde fermé et strict d?autrefois contre monde libre et ouvert d?aujourd?hui; obéissance aux valeurs contre flottement anarchique; course à la réussite contre refus de la réussite; solitude laborieuse contre fraternité chaleureuse: tels sont les thèmes sur lesquels Marie Cardinal nous invite à nous interroger dans ce livre personnel et passionné, riche d?humour et d?émotion. La Clé sur la porte est le roman grave et pittoresque de la jeunesse actuelle, écrit par une aînée qui sait être une complice.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...