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Nouvelles images. Les débuts de la photographie dans l'Allier
Caradec Marie-Anne ; Chassaing Jean-François ; Pai
LOUBATIERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782862666709
Dans le cadre de ses expositions fédératrices, l'association des Musées Bourbonnais, a choisi de traiter du thème des premières photographies dans le département de l'Allier. Plusieurs musées du département possèdent des photographies datant de la seconde moitié du XIXe-début XXe siècle, auxquelles viennent s'ajouter des appareils de professionnels. Leur étude a été complétée par les collections de quelques particuliers et du Fonds de dotation Pierre-Bassot à Moulins. A ces collections locales, il est important d'ajouter celle d'Albert Kahn concernant le Bourbonnais. Albert Kahn (1860-1940), banquier et mécène, a constitué l'un des plus importants fonds de photographies couleur du début du XXe siècle, "Les Archives de la Planète", actuellement conservé au musée départemental Albert-Kahn de Boulogne-Billancourt. Une trentaine de photographies inédites concernent le Bourbonnais, en particulier Saint-Pourçain-sur-Sioule, Moulins et Vichy. Exemplaires uniques, ces premières photographies se veulent des témoins ethnologiques pour les générations futures en illustrant les premiers principes de la géographie humaine, mais également en se mettant au service de la science, de l'archéologie, des événements d'actualité. Sans oublier l'intérêt des premiers touristes pour cette nouvelle technique leur permettant de rapporter des souvenirs de leurs voyages, ni celui des artistes-photographes qui vont lancer le mouvement pictorialiste.
Ce volume rassemble des écrits de François Caradec, publiés dans des périodiques des plus variés, certains célèbres, comme Combat ou Les Nouvelles littéraires, d'autres passablement oubliés, comme Arts et Lettres ou Actualité littéraire, entre 1945 et 2008. Il s'agit le plus souvent de textes intéressant l'histoire littéraire, qu'ils abordent dans ses sentiers les moins battus. Ils révèlent aussi d'autres visages de leur auteur: typographe. historien du livre, curieux d'images, des "naïfs" aux grands caricaturistes, attentif à la chanson populaire et au caf"conc'. Ils portent la marque de grandes rencontres: Artaud, Michaux, Vian, Prévert, Leiris, Queneau, sans oublier Pascal Pia et Maurice Saillet. Nombre d'entre eux se retrouvèrent d'ailleurs au Collège de"Pataphysique dont François Caradec fut un membre des plus actifs. Entre miens, titre d'un dossier réunissant quelques études sur des personnages chers à l'auteur, éclaire l'ensemble du volume tant il affirme une communauté, presque une famille. S'attacher à Jarry, à Lautréamont, à Allais ou à Roussel n'était pas pour François Caradec un simple travail intellectuel, mais bien l'approfondissement d'un lien sensible et d'une amitié.
Au cours du dernier demi-siècle, la vieillesse a changé de visage et ses représentations ont fortement évolué. Les " vieillards " sont devenus des " retraités " et pour les désigner, on parle maintenant de " troisième âge ", de " personnes âgées dépendantes " ou encore de " seniors ". Cet ouvrage montre tout d'abord de quelle façon cet âge de la vie prend sa place dans la construction sociale contemporaine et est devenu l'une des préoccupations essentielles des politiques publiques. Il présente ensuite les principales caractéristiques de ce groupe d'âge qui, malgré sa grande hétérogénéité, constitue une population dont on peut analyser un certain nombre d'invariants. Ce livre propose enfin une lecture sociologique du vieillissement individuel, analysant ses principales étapes : la retraite, le veuvage, l'entrée en maison de retraite ainsi que la " conscience de sa finitude " qui survient à l'approche de la mort.
La population âgée change de visage. Les "vieillards" d'autrefois sont devenus des "retraités". L'image des jeunes "seniors" pleins de vitalité, mais exclus précocement de l'emploi cohabite avec celle des "personnes âgées dépendantes", cibles des politiques sociales. Face aux réalités mouvantes et complexes de la vieillesse, le regard sociologique se révèle très précieux. L'auteur explore ici la manière dont cet âge de la vie s'est trouvé mis en forme dans les sociétés occidentales, en mettant l'accent sur le rôle joué par les politiques publiques. Synthétisant ensuite les données de nombreuses enquêtes, il dresse le portrait de la population âgée, insistant sur son hétérogénéité. Il éclaire, enfin, le processus et l'expérience du vieillissement individuel après la retraite.
Plus qu'un traité de philosophie ou de théologie, L'Europe et la Profondeur doit être lu comme un "roman philosophique" - une enquête quasi-policière à travers la peinture, la littérature, l'histoire et la géographie, pour revenir à la source du destin de l'Occident. Celui-ci est pensé à partir de l'événement cardinal du départ du Christ et dé la détresse en laquelle il plonge l'homme européen, cette détresse induisant notamment les catégories nouvelles d'espace et de temps qui régissent aujourd'hui le monde. Dans sa première partie (Espace et lieu), s'aidant d'une réflexion sur la perspective considérée comme une méditation en actes autour de l'Incarnation, il est montré comment l'espace moderne - c'est-à-dire celui où l'étendue prend le pas sur le lieu - se met en place, espace libéré par le retrait du Christ, ce "dieu qui se dérobe", et, en ce dérobement, déracine et désenchante. Dans la deuxième partie (Temps et vérité) est étudié plus spécialement le phénomène dit de "la fuite des essences" pointé par Hölderlin dans l'hymne Patmos qui évoque justement le moment précédant le départ du Christ ; et comment ce phénomène signe le temps moderne, torrentueux et brisé, à la tonalité élégiaque. Enfin, dans la troisième partie (Histoire et Profondeur) apparaît véritablement le concept de Profondeur, car si espace et temps eux-mêmes changent, il faut bien qu'ils le fassent dans l'élément d'une dimension plus originelle qu'eux ; et cette dimension - appelée ici Profondeur et qui se déploie dans l'histoire - est ouverte par le seul christianisme. La "pensée la plus profonde" de l'ouvrage est que le christianisme agit dans l'histoire à la manière d'un nihilisme, ce qu'avait en son temps bien vu Nietzsche, mais sans aller tout au bout de cette pensée, c'est-à-dire sans aller jusqu'au retournement de l'Apocalypse. Ce nihilisme est un destin et c'est pourquoi toutes les tentatives politico-historiques du XXe siècle pour l'enrayer ont conduit ou conduiront à des catastrophes. La nostalgie d'une permanence qu'elles illustrent est à chaque fois, quoique sous des guises différentes, une apostasie du message christique. En ce sens, le commandement le plus absolu, et peut-être le seul, du christianisme est le Noli me tangere signifié à Marie-Madeleine par le Christ ressuscité, et qui exhorte l'individu à ne pas retenir le divin quittant le monde, mais au contraire à s'engager sans crainte dans la "profondeur sans étoiles" qu'ouvre ce départ. P. L. C.
Y-aura-t-il assez de pluie pour faire pousser les semences ? Les vents gonfleront-ils les voiles jusqu'aux Indes ? Fera-t-il beau pour les vacances ? Depuis toujours, le temps qu'il fait, le temps qu'il fera, est une des préoccupations majeures de l'homme. Tellement qu'aujourd'hui la science et le phénomène se confondent en un seul mot : la Météo. Observer et prévoir, derrière ces fondements de la météorologie, il y a une histoire, des métiers, des siècles d'observation, des milliards de données comparées en permanence. Et il y a les interprètes, les prévisionnistes, nos pythies modernes, qui gardent à tout instant, toujours émerveillés, un ?il sur les cartes et les chiffres, et l'autre sur le ciel. C'est l'histoire de cette grande aventure quotidienne que raconte ce livre.
Gommier, le narrateur, s'est retiré dans une maison du piémont. Cela aurait pu être ailleurs. Il y vit très simplement, n'a pas d'activité régulière, pas de métier précis. Il passe ses journées avec les quelques habitants qui sont encore là. Comme eux, il tue le temps entre l'oisiveté, les discussions sans queue ni tête, la recherche des champignons, la préparation des repas, les tournées de bière à la fête du village, la voisine dans les bois... Il s'adapte, il observe, il donne des coups de main, il s'intègre dans une société qui ressemble beaucoup à un jardin potager: utilitaire, des légumes de saison, quelques fleurs pour faire joli quand même, des bouts de bois qui traînent, un lieu bricolé, rafistolé, mais dans lequel rien n'est vraiment laissé au hasard. " Carne " est un livre drôle, rempli de personnages attachants faits de bric et de broc mais capables de raffinements soudains. Un roman où l'on croise tous les grands thèmes de la littérature : l'amitié, l'amour, la mort, le sexe, la cuisine... De la chaleur humaine à haute dose.
Dans ce treizième tome de L'Europe et la Profondeur, à partir d'analyses, tant picturales (Cézanne, Van Gogh, Lascaux, Vermeer, Picasso) que poétiques (Rimbaud, Hôlderlin, Rilke), Pierre Le Coz ne tente rien de moins que de raconter l'histoire des rapports que, depuis son origine, l'espèce humaine entretient avec l'image. Et cela comme si la capacité de cette espèce à "fabriquer des images" constituait, avant même peut-être le langage, sa véritable essence : de signature donc, non tant d'abord "poétique" que picturale. L'homme, avant que d'être l'homo sapiens de notre moderne anthropologie, serait-il cet homopictor : la créature qui, pour avoir loisir de configurer le chaos phénoménal d'un "univers sans images" (Rimbaud) en un monde de/du sens, doit faire passer cet univers au filtre de l'élaboration - par traitement préalable de celui-ci en "motifs" - de telles images ? Il faut donc lire ce Paradis des orages comme une sorte de plongée généalogico-pensive dans l'abîme du temps en direction de l'origine de notre propre espèce : comment l'homme est devenu "humain" par cette faculté qu'il a développée de tirer-"figure"-de/isoler-en-"motifs" les choses qui l'environnent. Faculté toutefois, qui, tout en ayant fait de lui ce "configurateur-de-monde" (Heidegger), trouve aujourd'hui sa sanction comme "hubristique" - en le mouvement de l'oubli de cette même essence picturale - dans cette inflation du procédé de l'image qui semble être comme la signature de notre époque. Ce pour quoi ce Paradis - de tonalité le plus souvent, dans le cours de sa rédaction, analytico-picturale - s'achève par un long examen du concept debordien de "Spectacle", avatar moderne- marchand de l'ancienne idolâtrie. Par quoi l'ouvrage, après cette exploration de l'origine ontologico-iconique de l'humanité, revient à des questions, elles, très actuelles et, pour cette humanité-là : la nôtre, tout ce qu'il y a de plus crucial : celles qu'avaient déjà abordées - quoique par des biais, selon, plus "philosophiques" ou plus "théologiques", voire très "politiques" - les tomes précédents du "grand récit" de Pierre Le Coz.