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Raymond Roussel
Caradec François
FAYARD
27,95 €
Épuisé
EAN :9782213598154
Héritier d'une grande fortune, Raymond Roussel a sacrifié une vie d'oisif à écrire et à publier à compte d'auteur ses romans et ses poèmes, et à faire monter à ses frais des pièces de théâtre, souvent source de scandales, et qui provoquaient des batailles rangées entre les critiques et les jeunes roussellâtres ", Aragon, Breton, Eluard, Robert Desnos, Michel Leiris...Grand voyageur, il accomplit le tour du monde en 1920, et pour parcourir l'Europe il se fait construire en 1925 un luxueux" yacht de terre "avec salon-chambre à coucher et salle de bains. Mais il ne retire rien de ses voyages pour ses livres: chez lui, dit-il," l'imagination est tout ".Raymond Roussel ne s'est pas marié, mais durant plus de vingt ans il a entretenu une" maîtresse ", devenue sa seule et dernière amie. Il est mort auprès d'elle dans un hôtel de luxe à Palerme où il s'était retiré, complètement ruiné, dans la nuit du 14 juillet 1933, à 56 ans.Le récit anecdotique de la vie de cet écrivain de génie, dilapidant sa fortune dans un milieu familial mêlant la riche bourgeoisie et la noblesse d'Empire, dans les dernières années précédant la Grande Guerre et les années folles qui ont suivi, permet aujourd'hui de mieux saisir la secrète cohérence d'une oeuvre dont on découvrira que l'accès n'est pas si difficile qu'on le prétend.Pour retracer cette destinée hors du commun, François Caradec a utilisé les nombreux papiers personnels de Raymond Roussel, retrouvés récemment au fond d'un garde-meuble et déposés à la Bibliothèque nationale: manuscrits d'oeuvres inédites, documents et photos de famille, correspondance, agendas tenus par Mme Roussel de 1870 à 1911, coupures de presse, livres de compte...François Caradec, de l'Oulipo, est l'auteur d'études historiques sur les spectacles populaires (le café-concert, le Pétomane du Moulin-Rouge, la Femme à barbe), de biographies de dessinateurs (Christophe, Töpffer, Nadar, Albert Humbert), et d'écrivains (Alfred Jarry, Isidore Ducasse, Willy, Alphonse Allais)."
Résumé : - Plus de 11 000 mots, locutions et expressions, définis et souvent assortis d'exemples. - 100 encadrés et lexiques thématiques, humoristiques et ludiques, regroupant ce que l'ordre alphabétique a dispersé (le vocabulaire de l'argent, des bistrots, de la musique, de la police, de la prostitution). - En fin d'ouvrage, une anthologie poétique de l'argot, promenade de François Villon à Renaud, en passant par Aristide Bruant et Raymond Queneau.
Le commissaire Pauquet, dont la devise est "in the pocket", est chargé en haut lieu d'enquêter sur la disparition partielle d'un individu de sexe féminin. Les suspects qu'il est appelé à rencontrer, homme ou femme, aveugle ou clair voyant, chien ou chien, ont tous dans leur passé quelque chose qui ne passe pas.L'enquête se retourne alors comme un gant (ou comme une peau de lapin) et mène Pauquet dans une direction qu'il n'avait pas prévue: deux récits se croisaient, il est seul à s'en rendre compte, mais trop tard pour arrêter le train. Tout ça pour un doigt coupé ramassé rue du Bison. Biographie de l'auteur François Caradec est notamment le biographe d'Alphonse Allais, de Lautréamont et de Raymond Roussel. Membre de l'Oulipo et du Collège de Pataphysique, il a récemment publié chez Fayard le Dictionnaire des Gestes et Le Café concert.
CETTE BIOGRAPHIE ABONDAMMENT DOCUMENTÉE ET ILLUSTRÉE FAIT REVIVRE CELLE QUI FUT LE MODÈLE PRÉFÉRÉ DE TOULOUSE-LAUTREC, L'ÉGÉRIE D'ALPHONSE ALLAIS, ET UNE FEMME LIBRE PASSIONNÉE PAR LA DANSE. PAR L'UN DES SPÉCIALISTES DE LA FIN DU XIXE SIÈCLE, AU MOMENT O
Quand paraît Claudine à l'École en 1900, Colette est une inconnue. C'est la jeune épouse discrète d'un des hommes les plus en vue de la vie parisienne, Henry Gauthier-Villars, dit Willy: le boulevardier, l'écrivain polisson, le critique musical, l'homme qui signa une centaine d'ouvrages (dont les six premiers romans de Colette) et n'en avait peut-être pas écrit cent lignes en tout. La situation s'est inversée: aujourd'hui, l'inconnu c'est lui. Elle était la femme de Willy, il est devenu le mari de Colette - celui qui un jour de dèche a vendu les droits des Claudine à ses éditeurs, sans même la prévenir. Elle ne lui a jamais pardonné. Un fascinant personnage. Colette elle-même le dit: "Je le trouve d'une taille, et d'une essence, à inspirer et à supporter la curiosité. Ce qu'il faudrait écrire, c'est le roman de cet homme-là." Cette biographie n'est pas un roman. Riche en révélations, elle restitue avec fidélité le visage d'un homme hors du commun (et celui d'une Colette assez différente de ses légendes), mais aussi ceux des journalistes, des jeunes écrivains, des viveurs, des cabots et des demi-mondaines qui ont fait ce qui était (pour eux) la Belle Époque, tels Jean de Tinan ou Jean-Paul Toulet, ses géniaux proches collaborateurs, Missy, l'excentrique maîtresse de Colette, Erik Satie, le musicien qui s'opposa en duel à Willy, et beaucoup d'autres..
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.