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Les dynamiques des parcours sociaux. Temps, territoires, professions
Caradec Vincent ; Ertul Servet ; Melchior Jean-Phi
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753520585
Les parcours sociaux se trouvent aujourd'hui bouleversés. Ils ont été transformés en profondeur par un ensemble de dynamiques sociales puissantes : allongement de l'existence, désinstitutionnalisation du cours de vie, globalisation, processus de singularisation, accélération des changements sociaux. Aussi sont-ils désormais plus complexes, moins linéaires, moins standardisés, plus réversibles qu'ils ne l'étaient il y a quelques décennies. Fort de ce constat, cet ouvrage se propose de contribuer aux réflexions actuelles sur le concept de parcours social en donnant à voir comment les parcours sociaux contemporains se construisent à la croisée des contraintes sociétales et des choix individuels. Réunissant de riches études de cas, il approfondit l'analyse de trois dimensions clés des parcours sociaux - leurs dynamiques temporelle, résidentielle et professionnelle - tout en s'interrogeant sur les interactions entre ces différentes dimensions.
La population âgée change de visage. Les "vieillards" d'autrefois sont devenus des "retraités" . L'image des jeunes "seniors" pleins de vitalité, mais exclus précocement de l'emploi cohabite avec celle des "personnes âgées dépendantes" , cibles des politiques sociales. Face aux réalités mouvantes et complexes de la vieillesse, le regard sociologique se révèle très précieux. L'auteur explore ici la manière dont cet âge de la vie s'est trouvé mis en forme dans les sociétés occidentales, en mettant l'accent sur le rôle joué par les politiques publiques. Synthétisant ensuite les données de nombreuses enquêtes, il dresse le portrait de la population âgée, insistant sur son hétérogénéité. Il éclaire, enfin, le processus et l'expérience du vieillissement individuel après la retraite.
Notre société connaît aujourd'hui un changement profond de sa structure d'âges, qui va se poursuivre dans les prochaines décennies. Inédite dans l'histoire, cette évolution suscite un certain enthousiasme face au dynamisme des nouveaux seniors ou à la multiplication des familles à quatre ou même cinq générations, mais ne laisse pas aussi d'inquiéter quand il s'agit de chiffrer le coût du vieillissement pour financer les retraites et la dépendance...Comment hommes et femmes vieillissent-ils aujourd'hui? Comment vivent-ils la transition de la retraite, puis celle du veuvage, et comment quelques-uns renouent-ils avec une vie de couple? De quelle manière change leur relation au monde lorsqu'ils ne sont plus capables de poursuivre certaines activités? Quels rapports établissent-ils avec leur passé? A travers une série d'enquêtes par entretiens réalisés avec des retraités d'âge et de conditions sociales variés, Vincent Caradec aborde le sujet de l'avancée en âge et des transformations de l'identité depuis la retraite jusqu'à la grande vieillesse. Processus actif de reconversion des engagements antérieurs, marqué par une triple tendance, à la baisse des possibilités et des occasions d'engagement, au développement d'un sentiment d'étrangeté au monde et à la cristallisation de l'identité, le vieillissement recouvre aussi une grande diversité de situations et d'expériences, le profond ennui des uns contrastant avec le dynamisme maintenu des autres. Biographie de l'auteur Professeur de sociologie à l'Université de Lille III, agrégé de sciences sociales, Vincent Caradec dirige le Groupe de recherche sur les actions et les croyances collectives, et travaille depuis plus de dix ans sur la vieillesse et le vieillissement.
La France fut le premier pays en Europe, probablement au monde, à entrer dans la "révolution démographique" qui, ralentissant les naissances et allongeant l'espérance de vie, se traduit chez elle dès le début du XXe siècle par un "vieillissement démographique", vécu comme un problème voire une menace. Stigmatisés par le discours démographique, longtemps mis à distance par le corps médical, les gens âgés peinent à s'émanciper de stéréotypes péjoratifs, tandis que du fait des deux guerres mondiales, de l'inflation et de la généralisation du salariat, beaucoup ne peuvent plus compter sur leur patrimoine ou leurs épargnes. La vieillesse, de moment vécu en privé devient un problème social relevant d'un traitement collectif. La notion de retraite, encore rejetée en 1910, fédère au cours du siècle un groupe d'âge, capable de se faire entendre et de réaménager positivement la fin de son cycle de vie. Jamais le sens et l'expérience de la vieillesse n'ont changé aussi vite et aussi profondément. La vieillesse apparaît alors non seulement comme une construction sociale mais aussi comme un facteur décisif du changement social.
Au cours du dernier demi-siècle, la vieillesse a changé de visage et ses représentations ont fortement évolué. Les " vieillards " sont devenus des " retraités " et pour les désigner, on parle maintenant de " troisième âge ", de " personnes âgées dépendantes " ou encore de " seniors ". Cet ouvrage montre tout d'abord de quelle façon cet âge de la vie prend sa place dans la construction sociale contemporaine et est devenu l'une des préoccupations essentielles des politiques publiques. Il présente ensuite les principales caractéristiques de ce groupe d'âge qui, malgré sa grande hétérogénéité, constitue une population dont on peut analyser un certain nombre d'invariants. Ce livre propose enfin une lecture sociologique du vieillissement individuel, analysant ses principales étapes : la retraite, le veuvage, l'entrée en maison de retraite ainsi que la " conscience de sa finitude " qui survient à l'approche de la mort.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.