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Mythes et réalités de l'entreprise responsable. Acteurs, enjeux, stratégies
Capron Michel ; Quairel-Lanoizelée Françoise
LA DECOUVERTE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782707140951
La "responsabilité sociale" de l'entreprise, poudre aux yeux ou révolution managériale? Pour les auteurs de ce livre, al réponse reste à construire et ils donnent ici les clés. L'entreprise est un acteur majeur de la société et son management dépend des valeurs acceptables par son environnement social. Les pressions exercées par les actionnaires, les salariés, les consommateurs, certaines ONG et le cadre réglementaire influencent de plus en plus les dirigeants. Entre les réelles avancées, les stratégies de conformité apparente et l'attentisme, les enjeux se formulent en termes de transparence, de risque et de réputation. En intégrant des objectifs de développement durable, le management des entreprises devient plus complexe. De nouveaux modes de pilotage et d'évaluation apparaissent, conjuguant les différentes dimensions de responsabilité et l'association des "parties prenantes"; le maquis des nouveaux outils de gestion - codes de conduite, normes et certifications sociales et environnementales, rapports sociétaux, notation - doit être défriché et analysé...
Résumé : A quoi et à qui sert la comptabilité? Quelles sont les différentes formes de comptabilité? Quelles sont les grandes étapes de l'histoire comptable? Par qui, et comment, les normes comptables sont-elles établies? En quoi la comptabilité est-elle un instrument et un enjeu de pouvoir? Existe-t-il une vérité comptable?
En convoquant une documentation théorique saillante et profonde, cet ouvrage fait un tour d'horizon stimulant de l'état de la recherche internationale en Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et constitue un garde-fou essentiel contre les interprétations simplistes qui dénaturent le débat sur une vieille quête de la recherche en management : pourquoi vouloir vérifier s'il existe une relation entre RSE et performance financière ? L'auteur concède un aperçu finement documenté de la RSE au Maroc, prise entre prescriptions légales, initiatives individuelles, et une demande sociale qui tarde à s'affirmer. Nonobstant, comme ailleurs, et malgré les doutes de certains, la RSE existe bel et bien au Maroc, au point même que le label RSE de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a déjà récompensé des dizaines d'entreprises. Cet ouvrage est riche d'enseignements dont un grand nombre de lecteurs pourraient bénéficier. Les premiers sont les chercheurs, pour sa générosité théorique, sa prudence méthodologique, et sa virtuosité statistique. Les autres sont tous les acteurs pour lesquels la RSE n'est qu'une idée confuse, marginale, coûteuse, voire inutile ou contreproductive : les managers sceptiques seront rassurés, les parties prenantes y gagneront un argument persuasif, l'Etat y verra peut-être un encouragement à intéresser les entreprises à développer des programmes de RSE profitant au bien commun (Pasquero, 2020).
La demande sociale faite aux entreprises d'intégrer les enjeux du développement durable dans leurs décisions, initialement tournée vers les grandes organisations, s'est étendue progressivement aux PME. Une attention accrue est ainsi portée à la façon dont elles contribuent à l'intérêt général, au nom de leur responsabilité sociétale (RSE). Or les spécificités de gestion des entreprises de petite taille éloignent leurs principes de fonctionnement de ceux des plus grandes et posent ainsi de façon spécifique la question de la RSE. De même, les outils généralement élaborés par ou pour les grandes entreprises n'apparaissent pas toujours facilement mobilisables en PME. Cet ouvrage s'attache donc à montrer comment les petites entreprises peuvent s'inscrire dans des logiques de performance globale, en parvenant à intégrer, dans leur diagnostic stratégique et leur plan d'action, la complexité des relations entre les dimensions économique, sociale et environnementale.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.