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Le droit de l'énergie en Afrique
Fanfil Monesty Junior ; Canton-Fourrat Altide
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343074955
En Afrique, comme ailleurs, l'énergie est au centre des débats publics. L'énergie est vitale. Pourtant, des activités humaines, dans l'exploitation des sources de l'énergie, ont eu des effets nuisibles pour la santé des hommes et pour l'environnement. Une menace économique immédiate a été induite par la baisse continue du prix du pétrole, concurrencé par le développement d'autres sources non traditionnelles tel le gaz de schiste. Les craintes des populations vis-à-vis de l'atome ont, par ailleurs, justifié leur méfiance quant au développement, sur le continent africain, de l'industrie électronucléaire. Pour répondre des méfaits occasionnés par l'exploitation déraisonnable des sources de l'énergie, une consommation responsable est prônée. Elle est accompagnée de façon énergique par différentes mesures, dont deux des plus significatives sont : au niveau de l'APPA : une coordination du droit des hydrocarbures au sein des pays membres, par la réalisation d'une étude comparative du cadre légal et contractuel en matière d'hydrocarbures, suivie de la mise en place d'un contrat de partage de production commun ; au niveau de la CEDEAO : une rationalisation des moyens par le développement des énergies renouvelables dans un cadre institutionnel parfaitement structuré.
Depuis la fin de la guerre froide, les missions de maintien de la paix constituent l'une des principales activités du Conseil de sécurité de l'ONU dans le monde et en Amérique centrale et dans les Caraïbes en particulier. Haïti, première République noire indépendante, deuxième du continent américain et membre originaire de l'ONU depuis sa création, a connu de 1993 à nos jours. de nombreuses missions d'appui et de maintien de la paix. Cependant, aucune n'a pu aider le pays à trouver une stabilité. Pire, cette République est rongée par des conflits internes, engloutie par le poids de la dette extérieure, les fractures sociales et le développement des trafics de stupéfiants. Fruit de longues années de recherches, cet ouvrage offre une analyse exemplaire des mécanismes des interventions de main-tien de la paix. Il constitue aussi un livre de référence sur la crise haïtienne.
L'hymnologie et la prédication chrétienne ont constitué en Haïti des moyens privilégiés de transmission de la foi et de construction d'une identité chrétienne collective. Grâce à la traduction des cantiques en créole, à l'intégration de rythmes et d'instruments musicaux locaux, les Eglises catholiques et protestantes ont su adapter leur message aux sensibilités culturelles populaires, favorisant ainsi l'adhésion des fidèles. Ce processus d'inculturation a permis un enracinement du christianisme dans la culture haïtienne, faisant de la musique et de la parole religieuse des vecteurs à la fois spirituels et culturels. Toutefois, cette dynamique s'est accompagnée d'un rejet systématique du vaudou, souvent considéré par les missionnaires et les autorités ecclésiastiques comme un frein à l'expansion du christianisme. Depuis l'introduction du protestantisme au XIXe siècle, le vaudou a été stigmatisé, assimilé à la superstition ou au démoniaque, accentuant les fractures identitaires au sein de la société haïtienne. Cette tension entre traditions africaines et normes chrétiennes invite à repenser les modalités d'un dialogue respectueux entre héritage ancestral et exigences théologiques, afin que l'hymnologie et la prédication ne soient pas des instruments d'exclusion, mais des leviers de reconnaissance, de paix et de réconciliation.
Jocelerme Privert s'est prêté au jeu de la rédaction de ses mémoires. L'homme des chiffres s'est métamorphosé en conteur, narrant l'histoire de sa vie, son expérience dans la fonction publique et dans la sphère politique. Cette autobiographie montre en filigrane qu'avec le goût des études, la persévérance et l'effort, il est possible de réaliser ses rêves, même les plus fous. Sortir d'un petit village de la province pauvre et isolé, gravir tous les échelons de la fonction publique jusqu'à présider aux destinées d'une nation, c'est une véritable gageure. Ce livre-témoignage permet aussi de découvrir le côté ténébreux de la politique en Haiti, un milieu extrêmement délétère où les passions du pouvoir sont exacerbées et où il n'est pas rare que les protagonistes, bien ou mal intentionnés, y perdent leur réputation voire même leur vie. C'est ce qui arrive quand les lois sont foulées aux pieds et que seuls comptent l'ambition personnelle et l'appât du gain au détriment de l'intérêt général, quand pour atteindre un but, tous les coups semblent permis. Successivement ministre, sénateur puis président de la République, l'auteur ne le sait que trop.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.