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Noir Désir & l'expérience des limites
Cantat Bertrand ; Blanchard Dominique-Emmanuel ; Y
BORD DE L EAU
20,30 €
Épuisé
EAN :9782911803543
Sous la figure médiatique, emblématique, qui est là? Entre deux tournées, et au hasard du calendrier, Bertrand Cantat a rencontré Dominique-Emmanuel Blanchard et Jean Yssev, ensemble, et séparément. Aussi, les éclairages sont-ils différents, dans des tonalités diverses, selon les lieux de rencontre et les interlocuteurs. Ici: la politique, Jean-Marie Messier, l'Irak; là: Ferré, "être soi-même, qu'est-ce que c'est?", la liberté, la passion et l'amour, etc. Sont passés au crible les enjeux, les défis de ce groupe qui, depuis vingt ans s'est constitué une renommée mondiale sans avoir eu recours à la télévision et autres médias prescripteurs. Pourquoi ce choix? Est-il le même encore aujourd'hui? Comment parvient-on, d'un rock hard, somme toute assez sommaire, à L'Europe, ce morceau déstructuré, avec Brigitte Fontaine, qui dure 25 minutes et qui "n'est pas un exercice surréaliste sans conviction". Une fois de plus est évoquée la notion d'exigence pourquoi ne cède-t-on pas à la facilité quand tant d'autres y succombent? On parle de musique certes, mais aussi de poésie, de philosophie, où l'amitié, la fidélité sont au rendez-vous. Bertrand Cantat s'interroge, revient sur ses réponses, interroge les questions qui lui sont posées, et refuse parfois d'y répondre. Cette traversée des apparences se situe loin du questionnement journalistique traditionnel et permet d'approcher, au plus près possible, un homme qui cherche, avant tout, à se surprendre lui-même...
Cantat Céline ; Murakami Ikuko ; Nobre Evelyne ; S
Sacs et accessoires sont les supports favoris des brodeuses actuelles, et la broderie traditionnelle connait un engouement exceptionnel auprès des fans de DIY. Elle se veut précise, fascinante, moderne et nostalgique à la fois. C'est pourquoi un ouvrage brodé est convoité, il nécessite des heures de travail mais a le privilège de durer dans le temps, de se transmettre, de rappeler des souvenirs d'enfance... Appliquée sur un sac ou une pochette, la création devient unique.
Sa vie à présent, c'est Stella. Stella, son étoile, son ange. Stella et ses longs cheveux bruns aux reflets cuivrés. Stella et ses fossettes qui se dessinent lorsqu'elle rit. Stella et sa moue boudeuse quand elle n'est pas contente. Stella et ses grands yeux prêts à découvrir le monde. Stella et la douce mélodie de son : "Je t'aime mamoune". Stella, sa chair, sa voûte céleste, son seul et unique horizon. Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour protéger notre enfant et le rendre heureux ? Gladys, mère célibataire, rêvait de devenir avocate. Or, quand les bas résille supplantent la robe ébène, il n'est plus question de justice mais de survie. De trahisons en amitiés, de rencontres déterminantes en révélations bouleversantes, la jeune Bourbonnaise parviendra-t-elle à se frayer un chemin sur la voie de l'espoir et du bonheur ? Trouvera-t-elle enfin l'apaisement et la sérénité auprès de sa fille Stella ?
La sixième conférence nationale du handicap, qui s'est tenue en avril 2023, s'est donnée une feuille de route ambitieuse, dans laquelle "l'école pour tous" et "l'université pleinement accessible" figurent parmi les trois premiers engagements. Une telle dynamique peut prendre appui sur un socle de textes réglementaires qui, depuis la promulgation de la loi du 11 février 2005, dessinent le cadre et indiquent l'horizon des pratiques inclusives à développer dans l'enseignement supérieur. La loi Fioraso du 23 juillet 2013, exige des universités un carnet de route mettant en place une gouvernance, des actions, des modalités d'accueil et d'accompagnement des étudiants en situation de handicap (ESH). Pour autant, ces injonctions peuvent paraître paradoxales et produire de fréquents dilemmes professionnels pour les enseignants, dont la "fonction initiale (l'aide à l'apprentissage, la propagation des connaissances, l'éducation, etc.) se double désormais d'une fonction d'identification du mérite ou de l'aptitude des candidats à une compétition pour l'ascension sociale" (Lemay, 2001). De l'écart entre, d'un côté, les prescriptions du législateur et les exigences règlementaires et, de l'autre, les pratiques pédagogiques et institutionnelles, auxquelles correspondent des représentations et des habitudes professionnelles, est née la volonté de réunir, en s'adossant aux recherches scientifiques actuelles dans le champ des disability studies, les points de vue de chercheurs, de professionnels et d'étudiants en situation de handicap sur les conditions de réalisation du projet de l'université inclusive. Ce dossier se donne pour but de mettre en discussion les questions de savoir comment, pourquoi, pour qui et avec qui les universités mettent en place des logiques et des praxis inclusives. Le paradigme médical et les logiques intégratives de l'étudiant en situation de handicap (centrés sur la maladie ou les difficultés) ont-ils été supplantés par un paradigme focalisé sur l'environnement universitaire, "l'entre-deux" , et l'universalité pédagogique ? Et si c'est le cas, on peut se demander dans quelle mesure la mise à distance de pratiques sectorielles, centrées sur les compensations individuelles à des troubles répertoriés, et associée au choix de la multimodalité et de la différenciation, permet d'échapper effectivement à une approche techniciste, qui évite le questionnement des normes et des représentations et pourrait aboutir à "une transformation minimale des environnements" (Odier-Guedj, 2023), tout en s'éloignant de l'éthique inclusive (Kohout-Diaz, 2023).
J'avais coupé mon téléphone portable depuis deux jours et demi. Enfin, j'étais au calme, serein, bien, bien avec ma famille, ma compagne et les enfants. Chaque fois que je me retrouve dans la maison de l'île de Ré, je ressens cette sensation de bien-être, d'apaisement, de plénitude presque. Je suis tombé amoureux de l'île de Ré il y a vingt ans en même temps que de ma femme, Rétaise d'origine. Sa famille y est installée depuis le XVIIe siècle au moins et c'était notre destination fétiche bien avant que les Parisiens en fassent une réserve à la mode. Ce coin est mon refuge, notre refuge, je m'y retrouve, je nous retrouve. Alors, oui, ce lundi 28 juillet 2003, je vais vraiment très bien. J'allais vraiment très bien. " Xavier Cantat ne parle au nom de personne et surtout pas au nom de Bertrand, qui, aujourd'hui encore, n'a d'autre issue que de survivre sans voix au milieu du fracas assourdissant de ses tourments. Ces faits n'appartiennent qu'à lui. Il vous les livre tels quels, conscient de leur part de subjectivité. Pendant plus d'un an, il a partagé sa vie entre Bordeaux et Vilnius, pour soutenir son frère, accablé par la peine, la prison et la presse. Il confie ici ses blessures d'homme indigné.
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?