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Le goût du baiser
Cannone Belinda
MERCURE DE FRAN
7,50 €
Épuisé
EAN :9782715232747
De tous les baisers, l'amoureux est le plus beau et le plus troublant. Échappant en général au récit, ponctuant, ouvrant ou traversant la narration, ce geste est «littérairement» bref, et s'il provoque une profusion de sensations-sentiments, il donne rarement lieu à de longues descriptions. Qu'il est puissant pourtant ce baiser d'Éros : réciproque (il ne se donne ni ne se reçoit mais s'échange), égalitaire (homme et femme ne s'y distinguent pas), honorant l'autre qu'il distingue et fait roi, il a la beauté des rares gestes qui n'existent qu'avec et adressés à un autre : comme le désir, il est fête de l'altérité. Belinda Cannone propose ici une petite philosophie du baiser qui ne se comprend que par ses liens avec l'amour et ses résonances érotiques et sensuelles. Balade en compagnie de Dante Alighieri, Pierre de Ronsard, Marcel Proust, Guy de Maupassant, Stéphane Mallarmé, Émile Zola, Julie Wolkenstein, Jean-Philippe Domecq, Violette Leduc, Edith Wharton, Bram Stoker, et bien d'autres...
Par "imposture", Belinda Canonne ne renvoie pas aux escrocs de la confiance, ceux qui en imposent ou qui usurpent une place. Elle décrit un sentiment très commun qu'on a cependant toujours grand soin de cacher: l'intime conviction de ne pas être celui ou celle qu'il faudrait être pour occuper légitimement la place dans laquelle on se trouve, et la crainte d'être démasqué. Si ce trouble met en cause l'identité, il n'engage pourtant pas la question: "qui suis-je?", mais: "suis-je celle ou celui que je devrais être pour me trouver à cette place?". Toute ambition, quelle qu'en soit la nature (professionnelle, amoureuse, existentielle, etc.), peut susciter cette inquiétude. En trente-six allègres chapitres qui vont de la littérature à la psychanalyse en passant par le cinéma, la politique ou nos expériences quotidiennes, cet essai propose récits et réflexions sur l'origine et les manifestations du sentiment d'imposture.
Dans La bêtise s'améliore, trois personnages dialoguent autour de l'amour, la politique, l'économie, l'art, la morale, l'école, la langue, le désir, le bonheur... Il n'existe pas de remède définitif à la pétrification de la pensée qui menace chacun à tout instant. Il s'agit juste de se montrer sans cesse vigilant et cet essai veut y contribuer en renouvelant l'éloge de la liberté d'esprit et l'appel à la responsabilité intellectuelle. . . Belinda Cannone est romancière et essayiste. Elle a publié cinq romans dont L'Homme qui jeûne et plusieurs essais parmi lesquels L'Ecriture du désir (prix de l'essai de l'Académie française 2001) et Le Sentiment d'imposture (grand prix de l'essai de la Société des gens de lettres 2005).
Résumé : La gestation difficile du PaCS n'interdit pas de penser au-delà la réflexion savante n'est pas nécessairement circonscrite par le débat parlementaire. Politiquement, la double question du mariage et de la filiation a été mise entre parenthèses: il s'agit d'ouvrir à l'homosexualité le couple, mais non la famille. Scientifiquement, on n'est cependant pas obligé de reprendre à son compte un partage qui trouve sa logique moins dans quelqu'ordre symbolique que dans la négociation politique. Rien ne nous empêche donc de revenir sur les évidences qui posent la différence des sexes et l'hétérosexualité au principe du mariage et de la filiation : peut-on, au nom de la science, en interdire l'accès aux homosexuels ? Plutôt qu'il ne propose un modèle de contre-expertise, cet ouvrage collectif se réclame d'une logique, d'anti-expertise. Cette démarche suppose un retour critique sur les arguments scientifiques mobilisés dans le débat, mais aussi sur la légitimité d'une argumentation de type savant pour fonder des choix politiques. Le meilleur moyen d'échapper à l'alternative, peu satisfaisante, d'une science indifférente et d'une expertise instrumentalisée, c'est peut-être, hors du cadre politique, de croiser des savoirs différents en vue d'une réflexion commune entre sociologues et anthropologues, psychanalystes et juristes, dans un dialogue avec des philosophes, non pas en faisant abstraction de l'actualité politique, mais en se plaçant au-delà. Engager un débat scientifique a pour nous une signification politique ; mais ce choix ne dicte en rien une solution. Le savoir n'a pas plus le pouvoir de prescrire que le pouvoir d'interdire. Il invite au débat démocratique ; il peut aussi l'éclairer, voire le nourrir - il ne saurait en tenir lieu. La fonction politique du débat intellectuel, c'est en effet d'ouvrir, et non de clore le débat démocratique.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.