Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Petites pièces pour une voix seule
Cange Yaël ; Louis-Combet Claude
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296042643
Si la force émotive naît de l'image, si l'image se vit en tant que réalités d'autant plus rapprochées qu'elles nous viennent du plus lointain... ces Petites pièces pour voix seule, dès lors, nous donneraient bien à voir et à entendre. Ne supposent-elles pas, en effet, à les lire, chacune, l'une après l'autre, telle vie hors de la vie - et pourtant, ne s'exerçant qu'en elles ? Ici, elles sont le cœur tremblé d'une légende andalouse, qui, pour illusoire qu'elle soit, n'en demeure pas moins au plus près de nous : celle de Doria Blanca qui, découvrant dans son étrange palais le vieil escalier gardé si longtemps secret - aurait bravé les interdits. C'est ainsi qu'elle se serait retrouvée dans l'incapacité d'échapper au sous-sol de la demeure et de ses dépendances. La légende ajoute qu'à bien écouter, chacun perçoit, la nuit, les plaintes de la recluse. Et ce sont bien ces plaintes, brèves, le plus souvent, au langage heurté - que le texte cherche à faire entendre. Elles se succèdent, le structurant d'elles-mêmes, allant de l'appel - à la vocifération, de la vocifération, à la prière. Plaintes plurielles, soit !, mais seules au demeurant, comme l'est celle de l'être en proie à un monde qui lui est hostile. Quelque espoir demeure malgré tout : qu'elles surgissent - montent - cela ne peut être que des entrailles de la terre. Cela ne se peut qu'au cœur du patio.
Où se trouve le livre, se trouvent aussi le chemin, les mots. Des mots faits de plumes, de roulades et de sang pour mieux en appeler à la douce-amère : Noune ! C'est son nom. Venue jadis des bas-fonds de Séville... Si l'autrice s'adresse à elle, c'est qu'elle lui devient, pas après pas, " le ruisseau ", " le temps ", " le rêve ". Autant d'images qui la hantent comme nous hante ce qui fut ! - et qui n'a pas été. Lieu de mémoire à la fin, où la voix, se voulant désormais de tendresse - dira, non sans regret, combien la vie aura passé sans elle.
Loin d?être un refus de la politique, la crise actuelle de la démocratie représentative voit des citoyens combattre chaque jour pour davantage de démocratie, de participation et d?égalité. Libres et égaux en voix propose de donner une voix à celles et ceux qui en ont longtemps été privés : les femmes, les classes populaires, les minorités. D?abord en repensant notre système électoral et en garantissant parmi les parlementaires une véritable représentation de la réalité sociale. Ensuite en proposant un nouvel équilibre entre la démocratie représentative et un usage raisonné du référendum. Enfin en permettant aux citoyens de reprendre le contrôle des partis et des médias, afin de dessiner un nouvel horizon politique égalitaire. En tant que chercheuse et citoyenne, Julia Cagé renouvelle en profondeur la réflexion sur l?égalité politique dans un plaidoyer armé de propositions concrètes pour changer les règles du jeu. Un essai vivifiant et porteur d?espoir sur notre démocratie. Professeure d?économie à Sciences Po Paris, Julia Cagé est notamment l?auteure de Sauver les médias (Seuil, 2015) et Le Prix de la démocratie (Fayard, 2018), qui a reçu le prix Pétrarque de l?essai Le Monde/France Culture.
Ce livre, dont l'objet est la vulgarisation de la musique classique, est à la fois réjouissant et frustrant. Réjouissant, car il contient une mine d'informations, étayées mais présentées avec une clarté quasi scientifique, sans souci d'exhaustivité inutile ou de commentaires que seuls les spécialistes comprendront. Frustrant, car, comme tout livre se voulant grand public, il établit des choix, ne retient que l'essentiel, laissant donc de côté nombre de chefs-d'oeuvre de la musique classique. Le postulat de Roland de Candé est simple : par chefs-d'oeuvre classiques, il entend les partitions que notre culture occidentale identifie clairement comme des modèles, situant la fin de ces trésors culturels universels à Stravinsky, Bartók et Berg. Exit donc Boulez ou Messiaen. Une fois ce principe de départ accepté, l'on se laissera guidé par ce musicologue qui rend la musique accessible : un foisonnement d'idées, de concepts musicaux, de courants esthétiques multiples, que Roland de Candé manie avec dextérité. --Pierre Guillaume
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.