Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Brassens l'appelait Socrate. Jacques Canetti, révélateur de talents
Canetti Françoise ; Mortaigne Véronique ; Varrod D
ARCHIPEL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782809843828
Capitaine d'industrie à l'âme d'artisan, Jacques Canetti a su déceler et révéler les talents immortels de la chanson française : Piaf, Trenet, Brassens, Brel, Vian, Félix Leclerc, Béart, Anne Sylvestre, Higelin... Françoise, sa fille, raconte l'histoire ? digne d'une aventure ? d'un pionnier de la production musicale.Capitaine d'industrie à l'âme d'artisan, accoucheur de talents, Jacques Canetti (1909-1997) a produit, alors qu'ils étaient inconnus, ceux qui allaient devenir les monuments de la chanson française : Piaf, Trenet, Leclerc, Brassens, Brel, Vian, Gainsbourg, Béart, Anne Sylvestre, Michel Legrand, Serge Reggiani, Jeanne Moreau, Jacques Higelin... mais aussi des humoristes tels Raymond Devos, Fernand Raynaud, Jean Yanne, sans oublier le tandem Pierre Dac-Francis Blanche.À contre-courant des diktats du marketing, Canetti a conduit " ses " artistes sans se poser la question " Est-ce que ça va se vendre ? " Il a patiemment contribué à lancer leur carrière sur la scène des Trois Baudets, dans les " tournées Canetti " et sur disque - chez Polydor, Philips et sous son propre label." Mais quand Canetti dort-il ? ", se demandait Boris Vian face à cet infatigable enthousiaste, qui fut l'un des pionniers du jazz en France et participa, bien plus tard, à l'économie naissante de l'entertainment.L'incroyable parcours de Jacques Canetti est raconté par sa fille Françoise en une saga familiale qui débute sur les bords du Danube où les trois frères Canetti (Georges, Jacques et Elias) vont, chacun à sa façon, marquer le XXe siècle.
Résumé : Ce livre est le commentaire des lettres écrites par Kafka à sa fiancée Felice Bauer. Il n'est cependant pas, il s'en faut de beaucoup, un ouvrage de critique littéraire. De toute évidence, la lecture des Lettres à Felice (qui n'étaient pas destinées à la publication) a bouleversé Canetti. Il n'est pas exagéré de dire que le commentaire de ces Lettres, qui, abstraction faite de ce que l'on sait de Kafka par ailleurs, n'auraient peut-être en elles-mêmes rien d'admirable, constitue en même temps que la biographie la plus intime de Kafka l'une des plus extraordinaires méditations sur l'amour (ou le non-amour). Rien en effet ne permet à qui ne lirait que les lettres de Kafka de se rendre compte que la rencontre qu'il fit de Felice le 13 août 1912 excita sa fécondité au point que c'est alors qu'il écrivit Le Verdict (en dix heures) et le début de L'Amérique (épisode du Chauffeur). Rien ne lui permettrait non plus de comprendre comment, préparant son mariage avec Felice, Kafka en vint à écrire à la messagère de celle-ci, Grete Bloch, de véritables lettres d'amour, en un transfert de personnes, où l'idée de l'amour et l'absolu du désir s'isolent de toute personne concrète. Et si l'aversion de Kafka pour la forme d'existence du couple s'affirme dans les lettres avec une force qui change la femme aimée en suprême danger, seule la minutieuse analyse de Canetti permet de saisir comment, des fiançailles officielles de Berlin le 1er juin 1914 dont Kafka dira qu'il s'y sentit "ligoté comme un criminel" au "tribunal" de la rupture quelques semaines plus tard (14 juillet 1914), rien ne pouvait mieux que cette rupture même redonner à Kafka la force créatrice que l'amour lui avait donnée tout d'abord... La plupart des exégètes de Kafka sont familiarisés avec la thèse selon laquelle Le Procès, commencé précisément en août 1914, a pour source biographique cette rupture. Mais le véritable sujet de l'ouvrage de Canetti n'est pas là. Il est dans l'examen d'une dérobade qui dura cinq ans, car le "tribunal" d'août 1914 ne mit pas fin à l' "atermoiement illimité", et plus généralement d'une fuite devant l'amour, que Canetti, rejoignant une pensée qui lui est chère, identifie à l'exigence infinie de se soustraire à quelque forme de pouvoir que ce soit. Le lecteur jugera si chez Kafka ce refus ne va pas de pair avec la volonté sourde d'exercer un pouvoir spirituel absolu sur la femme aimée. Peu d'ouvrages en tout cas ont apporté autant de réflexion profonde à l'examen d'un problème où des hommes aussi riches et parfois mieux armés que Kafka se perdirent.
« La mort me brûle » : tout au long de sa vie, le Prix Nobel de littérature Elias Canetti n?a cessé d?écrire sur le thème de la mort. Le livre qu?il projetait de lui consacrer a enfin vu le jour en 2014. Principalement composé d'inédits découverts après sa disparition, en 1994, ce recueil mêle notes, aphorismes, portraits et réflexions. Le regard de l'anthropologue alterne avec celui du romancier qui commente poètes, philosophes et scientifiques, tandis que le critique invoque mythes et satires. Et toujours, au ceur de sa réflexion, ce questionnement : pourquoi les hommes s?entretuent-ils avec tant de fougue ?À l'image d'un écrivain cosmopolite au talent protéiforme, cet ouvrage déploie les multiples facettes d'une réflexion hors norme et toujours d'actualité.Un des plus grands esprits du XXe siècle. Nicolas Weill, Le Monde des livres.Les pensées libres et obstinées d?un Prix Nobel injustement oublié. Jacques Morice, Télérama.Postface de Peter von Matt.Traduit de l?allemand par Bernard Kreiss.
Résumé : Ces prêtres qu'on croyait disparus, ou du moins écartés par la réforme conciliaire de Vatican II, non seulement existent toujours mais leur nombre a augmenté depuis quelques années. Ils étaient une dizaine dans les années 70. Ils sont aujourd'hui près de cent. Satan, dont l'histoire s'est confondue avec celle des hommes, avait baissé pavillon devant la science et la raison. Voilà qu'il resurgit. Obscurantisme ? Signe des temps. Autrefois, l'Eglise abusait du Malin pour effrayer les fidèles. Aujourd'hui, plus discrète, elle s'interroge sur ces phénomènes inexplicables. Les prêtres exorcistes ne croient plus guère, en général, au diable dans sa version cornue, mais se considèrent comme de véritables psychothérapeutes de l'âme, chassant avant tout la peur. Pourtant, certains d'entre eux observent, comme au XVIIe siècle, un rituel long et désuet, affirment l'existence du diable et mettent en avant la nécessité du combat spirituel. Qui a tort, qui a raison ? Mgr Meindre, en charge des prêtres exorcistes pour l'Eglise de France, se garde bien de trancher. La raison imposerait de ne plus croire au démon mais aux troubles d'ordre psychiatrique. Que dire cependant des êtres "guéris" sous le coup d'un grand exorcisme. Cette étiquète, appuyée sur de nombreux témoignages, met en lumière l'un des malaises et l'une des peurs les plus étranges de notre société.
Traduit de l'allemand par Paule Arhex "Le professeur Peter Kien, un homme long et maigre, savant sinologue [...], avait l'habitude de jeter un coup d'oeil aux devantures de toutes les librairies devant lesquelles il passait. Il trouvait presque plaisant de constater que la mauvaise graine et l'ivraie gagnaient chaque jour du terrain. Lui-même possédait la plus importante bibliothèque privée de cette grande ville. Et il en emportait toujours une parcelle sur lui. La passion qu'il éprouvait pour elle, la seule qu'il se permît dans sa vie sévère et studieuse, le contraignait à des mesures de prudence."
- Chère Mylène, vous avez 80 ans... - Oui, plus même, bientôt, 82... Et alors ? Que puis-je faire pour vous ? - Quel est votre secret ? Vous ne faites pas votre âge ! C'est étonnant ! - Ah bon ! Et pourtant !.
Gavroche en " costume de ténèbres ", à jamais orphelin de l'amour maternel, aimant les femmes à s'y brûler, Mouloudji (1922-1994) aura traversé la vie sur la pointe des pieds, entre insouciance et gravité. Et réussi à rester jusqu'au bout l'adolescent qui, pour carte de visite, n'avait que son sourire et L'Internationale à offrir à Jacques Prévert ou Jean-Louis Barrault... Eternel apprenti de la chanson, du roman, de l'écran, du pinceau et de la poésie, Mouloudji a prêté son sourire à la légende de Saint-Germain-des-Prés. Il incarne la chanson rive gauche de l'après-guerre. Nul n'a oublié " Le Déserteur ", " Comme un p'tit coquelicot ", " La Complainte des infidèles " ou " Un jour, tu verras ", auxquels son nom reste associé. La recette de son succès ? Peut-être une tendance à laisser fructifier ses dons... Dix romans, six cents chansons, quarante films : Gilles Schlesser a voulu faire la part de la légende et du secret en interrogeant nombre de proches de l'artiste. Cette première biographie consacrée au poulbot de Belleville qui fit chavirer les coeurs dévoile un personnage emblématique d'une époque disparue.
Tout le monde croît connaître Jacques et Bernadette Chirac. Mais qui sont-ils vraiment ? Deux conquérants que tout opposait au départ, embarqués pour une épopée qui les mènera de Sciences-Po au sommet du pouvoir, en passant par la Corrèze, Matignon, l'Hôtel de ville de Paris, le quai Branly. Cinquante ans plus tard, en mai 2007, ils jettent l'ancre. L'homme, qui a dit non à la guerre en Irak, se consacre au dialogue des cultures et à la sauvegarde de la planète. L'ex-première dame se bat pour les adolescents anorexiques, comme leur fille, Laurence. Jacques, "l'ex-président préféré des Français", révèle un coin de son jardin secret : les arts premiers. Mais aussi sa solitude. Jocelyne Sauvard nous invite à suivre la trajectoire de ce couple fascinant, soudé par six décennies d'épreuves, de chagrins et de victoires.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.