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Jean Longuet (1876-1938). Un internationaliste à l'épreuve de l'histoire
Candar Gilles
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753503748
Petit-fils de Karl Marx, fils de Charles Longuet, communard proudhonien et ami de Clemenceau, neveu de Paul et Laura Lafargue, filleul laïque de Friedrich Engels, Jean Longuet est mêlé dès son plus jeune âge à la vie de la gauche politique et intellectuelle française comme à celle du socialisme international. Il côtoie Guesde, Jaurès, Blum, mais aussi Kautsky et les autres responsables de la social-démocratie, les socialistes russes, les travaillistes britanniques et les militants américains, ainsi que les nationalistes marocains ou syriens, entre autres... Journaliste, avocat, militant, responsable de la politique internationale de la SFIO, il est confronté aux principaux drames du XXe siècle: la guerre, la révolution, les dictatures. Ses références sont celles de Marx, mais vues et comprises comme s'intégrant à la tradition socialiste française, à l'image de l'effort accompli par Jaurès pour définir les principes et la politique d'un socialisme adapté aux conditions de l'époque. A la tête d'un courant qui se veut à la fois pacifiste, patriote et internationaliste pendant la Grande Guerre, fondateur du Populaire, homme de l'unité socialiste et de la reconstruction, il est récusé par Lénine et les bolcheviks et ne peut empêcher la scission de Tours (1920). Député, maire de Châtenay-Malabry et conseiller général, il n'est pas pour autant un notable ordinaire. Il reste hostile à la domination coloniale et favorable à une politique de fermeté face aux puissances fascistes. Le seul internationaliste de la SFIO selon le propos moqueur d'un contradicteur? En tout cas, un militant qui cherche à penser internationalement et à inventer la pratique politique du socialisme en démocratie et en république. . . Gilles Candar, professeur d'histoire en khâgne et hypokhâgne aux lycées Gabriel Guist'hau (Nantes) et Montesquieu (Le Mans), a dirigé avec Jean-Jacques Becker l'histoire des gauches en France (La Découverte, 2004). Sous la direction de Madeleine Rebérioux, il a soutenu une thèse de doctorat sur Jean Longuet dont cet ouvrage est issu. Auteur de plusieurs travaux d'histoire politique et culturelle, il est actuellement chargé de la coordination éditoriale des oeuvres de Jean Jaurès en cours de parution chez Fayard.
Figure majeure de l?histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, premier mort de la Grande Guerre par son assassinat le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) ne bénéficie pourtant pas d?une biographie à la hauteur de sa place dans l?histoire contemporaine. C?est chose faite aujourd?hui avec l?ouvrage des historiens Gilles Candar et Vincent Duclert, qui orchestre les sources les plus vastes tout en restituant les acquis les plus récents de la recherche.Se dessine un portrait passionnant de ce brillant normalien, philosophe, professeur, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste pénétrant, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique, aux avant-postes de la République. Son attention constante à la question sociale l?amène à s?engager dans de très nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l?humanité.Ce livre défend une interprétation de l?homme et de son action dans l?étude du combat politique, intellectuel et moral qui entraîna Jaurès tout au long de son existence, et même par-delà sa mort puisque sa mémoire continue d?agir puissamment sur les représentations contemporaines. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d?étude enfin, sans cesse renouvelé.Professeur de chaire supérieure au lycée Montesquieu (Le Mans), président de la Société d?études jaurésiennes, Gilles Candar anime chez Fayard la parution des
Il y a un siècle, la France se dotait de sa première législation sur les retraites, la loi d'avril 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes. On connaît assez peu les très riches débats que cette question provoqua au sein du mouvement ouvrier, aussi bien dans la presse, dans les congrès qu'au Palais-Bourbon. Que fallait-il entendre par retraite? Devait-elle signifier l'arrêt de tout travail? À quel âge fallait-il la recevoir? Comment devait-elle être financée? Qui devait la percevoir? Dans ces débats tumultueux, la SFIO comme la CGT sont divisées. Deux positions se confrontent. Guesde et ses amis, notamment Lafargue, et les syndicalistes révolutionnaires (Jouhaux, Monatte, Merrheim) critiquent tout système fondé sur la capitalisation, véritable cheval de Troie au service des intérêts du capitalisme. Ils contestent également le principe même de la cotisation ouvrière, stigmatisée comme une "escroquerie". Et dénoncent ces pensions versées aux travailleurs de plus de 65 ans: Non à la retraite pour les morts! En face, Jaurès mais aussi Vaillant, Thomas, Sembat et les syndicalistes réformistes soulignent l'importance d'inscrire dans la législation le passage de l'assistance au droit, la reconnaissance de la légitime intervention de l'État, le progrès de la socialisation des richesses et le potentiel d'émancipation ouvrière par la gestion des caisses de retraites. Ces débats permettent de mieux comprendre l'extraordinaire transformation à l'oeuvre. Rien de moins que l'avènement de l'État- providence. Or, contrairement aux affirmations des théoriciens de la "société du risque" cette protection sociale est conçue, par les socialistes, comme l'affirmation essentielle de la dette sociale et de la propriété sociale. Alors qu'aujourd'hui toutes les réformes tentent d'individualiser les charges et les bénéfices de notre système de retraite, cette reformulation n'est-elle pas d'une brûlante actualité? Car derrière les systèmes de retraite, c'est bel et bien une certaine façon de faire société, de faire République qui est en jeu.
Le livre se veut d'abord un rapide rappel historique donnant les éléments essentiels afin de connaître et de suivre les grandes lignes d'intervention politique de la gauche dans l'histoire du pays depuis la proclamation de la République en 1870 et la Commune de Paris. Il étudie les tensions entre aspirations de rupture révolutionnaire et celles de construction et de coopération républicaine. Il cherche à établir leurs contradictions et leurs complémentarités, afin de procéder à un premier état des lieux et des éventuels "succès" ou "échecs" de la ou des gauches françaises. Il souhaite ainsi saisir au mieux l'originalité de la gauche française, autour du projet vaste et aux définitions multiples longtemps résumé par l'expression de "République sociale" afin de déboucher sur une analyse de ses difficultés comme des possibilités actuelles d'intervention.
Résumé : Issu du concours des meilleurs spécialistes et historiens sur la genèse et les aspects de la pensée de Jaurès en matière d'éducation, ce livre entend non seulement alimenter la connaissance de Jaurès, mais aussi fournir à tous ceux qui oeuvrent à l'éducation des jeunes de ce pays des outils conceptuels et des pistes de réflexion utiles. De notre "société violente et chaotique" , on ne pourra réduire les tares déjà dénoncées par Jaurès et si loin d'être résorbées, qu'au prix d'une mobilisation convergente de toutes les forces de progrès. L'éducation, une "génération" selon Jaurès, est le terrain idéal pour entamer l'effort collectif et fraternel vers le progrès de l'humanité.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour