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Rannoch Moor. Journal 2003
Camus Renaud
FAYARD
43,75 €
Épuisé
EAN :9782213622255
Rannoch Moor est la plus solitaire des landes du Royaume-Uni, au centre de l'Ecosse. C'est à elle que le journal de Renaud Camus pour l'année 2003 emprunte son titre. Autant dire que, pour l'auteur, la Grande-Bretagne et le voyage qu'il y fait tiennent une grande place dans cette année particulière et lui donnent beaucoup de sa couleur. Non seulement sont évoqués successivement villes, sites, maisons d'artistes ou jardins, parfois fumeux et souvent peu connus - Rye, Sissinghurst, Bateman's, Oxford, Bleinheim, Hardwick, Chatsworth, Fountains Abbey, Haworth, Shandy Hall, Abbotsford, Edimbourg, Cawdor, Skye, les Iles d'Eté, Rannoch Moor, Perth, le loch Ericht, le loch Clair, Moniaive, Druinlanrich, Wells, Bath, Glastonbury ou Rodinell -, mais défilent des figures aussi différentes que celles de Beckford, Kipling, Henry James, Virginia Wool, Elgar, Bax, Flora MacDonald, Charles-Edouard Stuart, Robert Adam, Robert Lorimer ou Charles Rennie Mackintosh. Le journal est aussi une lecture de Hobbes, de Sterne ou d'Anthony Trollope.D'autres titres envisagés pour ce volume évoquaient pour leur part, comme toujours chez Renaud Cainus, des paysages de France (L'Etang de la mer Rouge, L'Année du bois), la peinture (Les Bergers de Chatsworh), des figures ou des épisodes oubliés de l'histoire (La Reine d'hiver, Le Monument de Grant, Seringapatam captured by storm), les déconvenues de la vie littéraire ou éditoriale (Pilon sur retours client, Le Retour des vendus), les petits soucis de l'existence quotidienne et leurs éventuels origines ou prolongements idéologiques (Weitzmann et le crémaster, Eribon dans la mémoire vive), les hasards et les épiphanies du voyage (La Chambre de Bax, Vues splendides sur les Iles d'Eté, Un soir à Moinaive, Retour à Perth, Retour à Shepton Mallet), quand ce n'est pas une méditation sémiologique, à partir de Tristram Shandy, de Tocqueville ou d'étymologies grecques, sur le signe et la représentation (Mémoire vive, Touat-Zywiec, Namur dans le jardin, L'Idée du caporal Trim, Inscriptions sur des tombes, Politique de l'infra-signe, Prolégomènes glossogoniques, Faire la phrase, etc).
Résumé : Vendredi 30 octobre, trois heures et demie de l'après-midi. [...]. J'aime beaucoup le titre du long poème de Leopardi, Palinodie au marquis Gino Capponi (Errai, candido Gino ; assai gran tempo,/e di gran lunga errai...). Lorsque je regrouperai en vingt volumes l'ensemble de mon système philosophique, j'intitulerai le tout Palinodie général Puis j'ajouterai encore vingt volumes, Corrections à la Palinodie, suivis des Notes aux Corrections, en quarante tomes. Finalement je réunirai cette masse sous le titre global d'Avant-dire. Sur quoi il faudra bien mourir, avant que quelqu'un ne s'avise de me demander des explications...
S'il est un thème qui ne m'a jamais quitté, et dont j'espère qu'il est bien repérable d'un bout à l'autre de mes travaux et jusqu'en leur moindre recoin, c'est celui de l'incommensurabilité, entre notre intelligence - et d'abord la mienne, bien entendu - et l'ensemble de la connaissance, l'ensemble du monde sensible, la totalité du monde tout court, avec ses villes, ses monuments, ses jardins, ses balustrades, ses campagnes, ses chemins de traverse, ses solitudes, ses bibliothèques et tous leurs livres, ses musées et tous leurs tableaux, ses salles de concert et toutes leurs musiques, ses collections de disques et tous leurs disques. La mesure de cette incommensurabilité, il va sans dire que c'est le temps. Nous n'avons le temps que de gratter une part infime de ce qui pourrait être connu, vu, compris, aimé, éprouvé. C'est pour cette raison que l'ennui m'est totalement inintelligible. " Corée et poésie sont assez présentes cette année-là, et se mêlent un peu abusivement pour donner son titre au volume, par le biais du "Dialogue d'Angoisse et de Désir", dans Pierre écrite, de Bonnefoy : Et je pense à Coré l'absente ; qui a pris Dans ses mains le c?ur noir étincelant des fleurs Et qui tomba, buvant le noir, l'irrévélée, Sur le pré de lumière - et d'ombre. Je comprends Cette faute, la mort. Asphodèles, jasmins Sont de notre pays. Des rives d'eau Peu profonde et limpide et verte y font frémir L'ombre du c?ur du monde...
Résumé : La Campagne de France est le journal de Renaud Camus pour l'année 1994. Ce volume est le neuvième de ses journaux annuels, inaugurés avec Journal romain. La série s'inscrit elle-même dans l'ensemble des "chroniques autobiographiques" de Camus, ouvert dès la fin des années soixante-dix avec Tricks et Journal d'un voyage en France (1980). Ce volume, bien qu'il prenne rang dans une suite déjà longue, marque incontestablement une étape. Un degré nouveau est franchi dans le dépouillement de soi, dans la franchise souvent cruelle de l'autoportrait à travers le temps, dans l'abandon des prudences personnelles, des précautions sociales et des pudeurs d'opinion. La série des journaux a toujours été pour Renaud Camus une sorte de "laboratoire central " d'où sortent tous ses autres ouvrages. Cette année 1994 a été particulièrement féconde en ce sens, car c'est de la crise qui s'y manifeste que sont issus des livres tels que P.A. et Vaisseaux brûlés, le gigantesque chantier littéraire de Renaud Camus sur Internet. Ce qu'on voit naître dans La Campagne de France, et dont on peut suivre jour après jour le processus d'élaboration, c'est justement la décision de l'écrivain de brûler tous ses vaisseaux. Aucun retour possible. Le grand feu dure encore.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.