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La cité du soleil
Campanella Tommaso ; Lafargue Paul ; Rosset Jules
ADEN BELGIQUE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782805920776
Avant qu'elle ne soit détruite après la chute de l'URSS, il existait une stèle étrange à quelques pas de la place Rouge à Moscou : un monument rendant hommage aux précurseurs du communisme moderne. Sur la dizaine de noms gravés dans la pierre, on y trouvait des personnages attendus comme Marx, Engels, Fourier mais aussi des figures plus surprenantes : un curé des Ardennes, Jean Meslier ou encore un moine dominicain qui vivait au 16ème dans un massif perdu de Calabre : Tommaso Campanella. Ami de Galilée, accusé à plusieurs reprises d'hérésie, émeutier, Campanella rédigea un classique de l'utopie : La Cité du Soleil. Ce petit livre qui allait faire entrer son auteur dans le panthéon des auteurs révolutionnaires fascine et intrigue par son originalité. Paul Lafargue lui-même, gendre de Marx et célèbre auteur du Droit à la paresse tombera sous le charme de cette oeuvre. Un marin génois prétend dans un dialogue avoir découvert une cité qui règne en harmonie avec la nature et où les hommes sont libres et égaux. Son économie y est planifiée et demeure au service de la collectivité. A travers cette discussion, l'auteur pose les bases d'une des toutes premières utopies connues dans l'histoire. Une statue de Campanella trône toujours dans son village natal. On peut lire sur son socle : "Je suis né pour combattre trois maux extrêmes, la tyrannie, les sophismes, l'hypocrisie". Un combat toujours d'actualité.
Résumé : Pourquoi s'intéresser à la Monarchie du Messie de Campanella ? Tout simplement parce que ce texte, rédigé en prison dans l'année 1606, est un véritable traité de l'Empire universel du Pape. Campanella y développe l'idée d'une monarchie chrétienne universelle dans laquelle le Pape est détenteur d'un primat absolu, puisqu'il concentre en sa personne le pouvoir spirituel et temporel suprême. L'Empire du Pape est donc la réunion progressive du genre humain sous une seule loi sacerdotale et sous un unique gouvernement mondial qui doivent en principe réaliser l'utopie d'un âge où les grands maux qui affectent les hommes - les guerres, la faim, les disettes, les épidémies - prennent fin. C'est au sein de ce discours sur l'unité du gouvernement du monde que se situe l'originalité de ce texte et son extraordinaire actualité pour nous. Ne peut-on voir dans cet Empire du Pape la préfiguration théologico-politique de l'Empire politique mondial qui se dessine aujourd'hui, au début du XXIe siècle ? Lorsqu'on se souvient que la plupart des concepts politiques de la modernité sont des versions sécularisées de concepts ecclésiologiques, on est en droit de se poser la question. La Monarchie du Messie est en ce sens prophétique : c'est sans doute le seul texte moderne à développer l'idée d'un gouvernement mondial en cours de réalisation.
Alinsky Saul ; Görtz Nic ; Zamora Daniel ; Hellier
Après avoir étudié la sociologie et la criminologie à Chicago où il travailla sur la mafia d'Al Capone et ses techniques organisationnelles, Alinsky (1909-1972) s'est consacré à l'organisation politique des habitants les plus pauvres de Chicago à des fins émancipatrices. De sa pratique, il a tiré des conclusions, des recommandations passionnées et une méthode qu'il a systématisée dans ce livre phare, Etre radical, publié pour la première fois en 1971. Rédigé dans un climat social et politique explosif aux USA (Black Panthers, radicalisation des campus universitaires, luttes dans les ghettos, Weather Underground, grèves), ce livre assurera à Alinsky bien des adeptes aux USA dont un certain Barack Obama. Etre radical donne aux radicaux des clés pour opérer une transformation sociale constructive et comprendre "la différence entre un vrai radical et un radical de papier".
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses? La dictature de Mobutu avait été un frein à l'exploitation du cobalt, de l'or, du diamant: pour les prédateurs, il était urgent d'ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l'éclatement du conflit. Depuis l'assassinat de Kabila, en janvier 2001, l'équation a changé: au nom de l'ouverture, le pays s'est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d'assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l'ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne - s'y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c'est une autre histoire qui s'est posée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu'aux derniers rebondissements de janvier 2009. Biographie de l'auteur Braeckman est journaliste, membre de la rédaction du journal belge francophone "Le Soir", chargée de l'actualité africaine Elle est également chroniqueuse dans des revues et magazines, dont "Le Monde Diplomatique".