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Occident
Camon Ferdinando
GALLIMARD
13,10 €
Épuisé
EAN :9782070285884
Une ville, la "cité noire", Padoue, qui est celle de l'auteur. Ville universitaire qui compte un étudiant pour quatre habitants. Un personnage central, Franco, chef de l'organisation néo-nazie Gruppo d'ordine, dans l'intimité duquel Camon nous fait entrer. En face de lui, Miro, ancien séminariste, fondateur de Potere rivoluzionario. Il y a parfait accord entre les deux mouvements sur la nécessité stratégique première d'abatttre de fond en comble l'édifice bourgeois. Sur ses ruines, les uns entendent construire, au nom de l'Occident chrétien, une société hiérarchisée où les "élites" disposeraient à leur gré des "inférieurs" ; les autres, mettre fin à l'inégalité. Entre les deux violences, l'absence du mouvement ouvrier organisé est totale. Mais des liens plus subtils existent de l'une à l'autre. Les infiltrations, la contamination entre elles sont constantes. Tout se passe comme si la violence commune était plus forte en définitive que les "idées" opposées, pour aboutir à un égal délire idéologique. Non le même cependant. Car des différences subsistent, profondes, dont Camon rend compte à l'aide de très simples et justes notations. Roman épique, roman politique, roman théorique aussi, d'une pensée intrépide, ferme et lucide. Peut-être ne devons-nous pas nous étonner qu'un tel livre nous vienne d'Italie où les symptômes de ce temps se sont extériorisés avec plus d'intensité que partout ailleurs.
Résumé : Michela est professeur dans le secondaire. Mariée, elle est mère et a une quarantaine d'années. Elle souffre et son mal se manifeste sous une forme physique très violente, qui la contraint à se rendre régulièrement chez un psychanalyste. La psychanalyse de Michela est la matière de ce roman, organisé en séances qui suivent l'évolution du mal et de sa guérison. Le cabinet d'un psychanalyste, nous révèle l'auteur, est un théâtre ou le décor d'un voyage intérieur. La connaissance de soi procède avec la précision d'une enquête policière. Les liens qui rendent prisonnière Michela sont peut-être les entraves que toute femme connaît. Tentant de décrire de l'intérieur la psychologie et la physiologie féminines, avec crudité mais aussi compassion, l'auteur prolonge une entreprise romanesque placée sous le signe de la psychanalyse et inaugurée par La maladie humaine. Douceur et douleur d'être femme, tel est le thème ambigu de ce livre tour à tour réaliste et onirique, comique et tragique, où la folie guette toujours la raison quotidienne.
Résumé : Son épouse, qui a entrepris une analyse, prie le narrateur de participer à une séance de thérapie de choc. Honnête homme et bon mari, il accepte. Sans se douter qu'il lui faudra rendre compte par le menu de son petit kama-sutra conjugal : l'expérience sera bouleversante. Entre cette grotesque situation initiale et la surprenante, la radicale vengeance finale s'élabore un petit roman, aussi sarcastique que sérieux, sur la nécessité pour tout homme d'avoir un secret. Chemin faisant, le narrateur replonge dans son passé, avec l'espoir d'en combler les vides et de vivre enfin des amours jadis gâchées. Son récit résonne alors comme un adieu à la jeunesse et aux événements historiques qui l'ont marquée : il appartient à une génération dont on a réprimé la vie amoureuse, à une génération qui, au risque de se perdre elle-même, a cherché un nouveau Dieu, en se laissant fasciner par l'Orient et l'Inde, et qui a traversé les océans pour entendre chanter les baleines.
Résumé : En quinze chapitres rapides et intenses, Jamais vu soleil ni lune parcourt l'histoire d'une communauté paysanne depuis l'époque de l'occupation allemande jusqu'à aujourd'hui. Sur le fond d'une guerre perçue comme un affrontement de hordes primitives, Jamais vu soleil ni lune est une parabole amère et féroce sur une "civilisation" en train de mourir : la civilisation paysanne. Et la mort de la civilisation paysanne est "le plus grand événement de l'histoire, après la naissance du Christ" (Charles Péguy). La communauté des bons et des faibles, décimée et dispersée par le passage des envahisseurs, attend un demi-siècle pour que justice soit faite, et elle se rend compte aujourd'hui que même la mémoire des malheurs qu'elle a subis a été perdue. C'est sur cet oubli qu'est en train de naître la nouvelle Europe : le travail caché de l'histoire a rendu les coupables plus innocents que les victimes.
Résumé : En quinze chapitres rapides et intenses, jamais vu soleil ni lune reparcourt l'histoire d'une communauté paysanne depuis l'époque de l'occupation allemande jusqu'à aujourd'hui. Sur le fond d'une guerre perçue comme un affrontement de hordes primitives, jamais vu soleil ni lune est une parabole amère et féroce sur une " civilisation " en train de mourir : la civilisation paysanne. Et la mort de la civilisation paysanne est " le plus grand événement de l'histoire, après la naissance du Christ" (Charles Péguy). La communauté des bons et des faibles, décimée et dispersée par le passage des envahisseurs, attend un demi-siècle pour que justice soit faite, et elle se rend compte aujourd'hui que même la mémoire des malheurs qu'elle a subis a été perdue. C'est sur cet oubli qu'est en train de naître la nouvelle Europe: le travail caché de l'histoire a rendu les coupables plus innocents que les victimes.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.