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LA SAISON DE LA CHASSE
CAMILLERI ANDREA
LGF
5,60 €
Épuisé
EAN :9782253154372
Le port sicilien de Vigàta n'est sur aucune carte, il est pourtant connu de milliers d'Italiens. Depuis des années, en effet, l'écrivain Andrea Camilleri en fait le théâtre des aventures du très populaire commissaire Salvo Montalbano. Sans quitter cette bourgade devenue un symbole de la Sicile, Camilleri comme dans L'opéra de Vigàta a placé l'action de son dernier roman La saison de la chasse, à la fin du XIXème siècle. L'auteur, pour écrire, s'inspire d'anecdotes découvertes dans des archives. Cette fois, il conte les malheurs qui touchent la famille du marquis Peluso di Torre Venerina peu après l'installation du pharmacien Fofo La Matina. Cependant, il s'agit moins d'un roman avec une intrigue policière qu'une comédie italienne avec des nobles, des roturiers, un curé, des amours contrariées, des secrets ancestraux. L'atmosphère rappelle celle du roman de Roger Vaillant, La loi, auquel s'ajoute le style particulier de Camilleri. En effet, sa langue est un mélange d'italien et de dialecte sicilien que les Italiens du nord ne comprennent que grâce au contexte. La traduire est donc presque une gageure. Dominique Vittoz, pour ne rien perdre de ce langage plein de verve s'est servi du parler lyonnais. Certes, il faut se faire à des phrases comme : «Bien sûr que si que je parle sérieusement, grand galavard ! beugla le père Macaluso, désormais franc emmalicé». Mais bien vite on cesse de se référer au glossaire, entraîné par l'histoire et les personnages hauts en couleur, séduit par ce français imagé qui semble parfois tout droit sorti de l'univers Rabelaisien. Une gourmandise sicilienne délicieuse pour l'esprit. --Ariane Charton--
Extrait Dans les années trente, à l'approche du changement de saison et donc de garde-robe, le sieur Ciccino Firrera, surnommé P'tit-Rafiot parce qu'il boitait pire qu'un vieux rafiot tangue, était immanquablement de retour à Vigàta, où il arrivait le lundi matin par le train de huit heures en provenance de Palerme. Il hélait une voiture pour y charger sa malle et deux énormes valises bourrées à craquer et enfardelées par une corde, demandant qu'on le mène à l'hôtel Moderno où, selon un scénario réglé comme du papier à musique, il prenait une chambre pour la durée de son séjour et réservait trois jours le salon Mussolini pour y exposer tout son fourniment. Pas plus tôt arrivé à l'hôtel, il vidait malle et valises et dressait un étalage complet de nouveautés féminines de chez Stella Del Pizzo, maison de confection palermitaine très en vogue à l'époque en Sicile, dont il se targuait d'être le représentant exclusif. Vers treize heures le même jour, au moment où chacun est dans son chez-soi pour déjeuner, Ciccino parcourait Vigàta en long en large et en travers à bord du side-car qu'il louait à Totò Rizzo en même temps que ses services de chauffeur, clamant dans un mégaphone en fer-blanc à l'intention des canantes de tout âge : «Avis aux gentes dames et belles demoiselles ! Votre Ciccino est de retour ! Ciccino est à Vigàta ! Nos modèles sont exposés dans le salon de l'hôtel Moderno, ouvert de seize heures à dix-neuf heures jusqu'à mercredi. Ne manquez pas cette occasion ! Venez toutes découvrir les merveilles que vous réserve la nouvelle collection Stella Del Pizzo !» Les Vigataises mariées ou célibataires suffisamment moyennées pour s'habiller chez un fournisseur réputé ne se le faisaient pas dire deux fois. Il faut savoir que Ciccino pratiquait de jolies ristournes, censément un tarif de soldes. Pendant ses trois jours d'ouverture, le salon ne désemplissait pas et Ciccino inscrivait ce que chacune de ces dames désirait, débattait du prix, encaissait les pécuniaux. Puis, entre le jeudi et le dimanche matin, il passait au domicile de ses clientes avec la robe choisie. Chacune essayait et, ni une ni deux, Ciccino de ses mains expertes de tailleur recoupait, recousait, rallongeait, rétrécissait, resserrait, raccourcissait, bref rabobillonnait le vêtement en deux temps trois mouvements. Le dimanche après-midi, malle et valises vides, il s'en retournait à Palerme, et à la revoyure dans trois mois. Le sieur Ciccino Firrera, qui avait largement franchi le cap de la quarantaine, était d'une laideur à détourner une procession. Velu comme un singe, le front bas, un oeil qui casse le bois et l'autre qui le range, il mesurait un petit mètre cinquante, était affligé d'un crâne de lézard, d'une masse de cheveux noirs frisés qu'on prenait à première vue pour son galure et de jambes arquées qui lui donnaient une démarche de vieux rafiot ballotté par les vagues.
La petite ville sicilienne de Vigàta, à la fin du XIXe siècle. Jamais fumée de navire sur l'horizon ne fut autant attendue que celle de l'Ivan Tomorov venu charger sa cargaison de soufre chez Toto Barbabianca, le plus riche, le plus crapuleux et le plus haï des négociants de Vigàta. Cette fois, Barbabianca, qui spécule sur les délais de livraison, n'a pas eu le temps de remplir ses entrepôts, et son rival don Ciccio Lo Cascio n'y est pas pour rien. Chargée d'esprit vindicatif pour les uns, de peur pour don Toto et ses fils, cette longue attente devient un féroce moment de vérité. C'est l'occasion pour Lemonnier, l'ingénieur piémontais, de perdre toute illusion sur ses concitoyens d'adoption en découvrant le cynisme du curé Imbornone, les folles manies du prince Gonzaga di Sommatino, la triste misanthropie du magasinier Michele Navarria ou la jouissance du marquis Curtb di Baucina devant les malheurs d'autrui. Dans cette chronique malicieuse menée avec un suspense sans faille, Andrea Camilleri donne vie une fois de plus au microcosme fourmillant de ce coin de Sicile dont il emprunte largement les tournures dialectales, rendues ici dans un français enrichi de parler régional.
La Sicile, juste avant l'avènement du fascisme. Dans la nuit du 21 avril 1921, lors d'une échauffourée dans les ruelles de Caltanissetta, le jeune Lillino Grattuso, sympathisant fasciste, est tué d'une balle de revolver. Bientôt, les témoignages et les rapports "officiels" accusent Michele Lopardo, sympathisant communiste, de l'avoir assassiné. À mesure que s'étend la politique de l'huile de ricin, la victime devient peu à peu, à grand renfort de rhétorique et de propagande, le "seul et unique martyr fasciste de toute la Sicile". On assiste alors à l'édification d'une réalité virtuelle voulue par le régime et relayée à tous les niveaux de la société. Drôle et incisif, Andrea Camilleri s'attache à démontrer comment on peut manipuler la vérité, et soulève des questions toujours d'actualité: qu'est-ce qu'un héros? Qu'est-ce qu'un martyr?
Présentation de l'éditeur Tout semble paisible à B Movie Hell (« L’Enfer du film de série B »). Jusqu’à ce qu’un tueur mystérieux – sous un masque en forme de crâne surmonté d’une crête rouge – se mette à assassiner très tranquillement certains habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à Milena Fonseca et Jack Munson, dit le Fantôme, deux spécialistes des opérations clandestines. Mais bientôt des liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’État. Les habitants de B Movie Hell sont bien résolus à mettre fin eux-mêmes et sans l’aide de personne à cette situation cauchemardesque… Un thriller drôle et saignant, bourré de références cinématographiques, hommage aux séries B et films d’horreur, par l’auteur de la tétralogie consacrée au Bourbon Kid (Le Livre sans nom, L’Œil de la lune…). Un cocktail explosif et délirant d’humour et de suspense. Stéphane Loignon, Le Parisien magazine.
Résumé : 1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Résumé : La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c'est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s'affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d'autres parents : spirituels. Naître biologiquement, c'est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, c'est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi.
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.