
Le cours des choses
Né en 1925 près d'Agrigente, en Sicile, metteur en scène de théâtre, réalisateur de télévision, scénariste, Andrea Camilleri s'est fait connaître tardivement comme romancier, mais avec un succès foudroyant. Auteur culte de la série des enquêtes du commissaire Montalbano, il est entre autres l'auteur chez Fayard de La Saison de la chasse (2001, prix de traduction Amédée Pichot) et Le Roi Zosimo (2003). Une bourgade de Sicile, années cinquante. La vie s'écoule pour Vito dans une paisible et médiocre monotonie jusqu'au soir où, de retour de cinéma, il essuie deux coups de feu en arrivant chez lui. Un langage des armes qui n'aurait guère de quoi émouvoir dans ce pays de mafia, si la cible n'était cette fois-ci l'homme le plus timoré et le plus effacé, ami de tous et de personne, ou presque : seul Masino, le propriétaire du bar, a sa confiance. Entouré de l'hypocrisie de ses concitoyens qui, selon les traditions bien ancrées d'indifférence prudente, ne lui témoignent aucune solidarité, Vito entre dans un isolement impalpable et inquiétant. L'adjudant Corbo qui connaît ses ouailles, flaire dans cet avertissement un enjeu plus grave que la jalousie déplacée de quelque mari trompé. Son expérience de policier averti des mentalités siciliennes le pousse à mettre immédiatement en rapport ces deux coups de feu avec le meurtre découvert le jour même : Gaetano Mirabile, un berger, a été assassiné par la mafia, son cadavre dissimulé pendant trois jours, et retrouvé disposé selon le code mafieux qui l'indique comme un traître qui voulait prendre la fuite... Ce roman est le tout premier que Camilleri ait écrit, son premier livre et aussi son premier polar, quand son commissaire Montalbano n'était pas encore sorti de son imagination : il contient les deux veines d'inspiration qui, ensuite, se déploieront en parallèle chez lui, le polar d'un côté, les romans historiques de l'autre.
| Nombre de pages | 166 |
|---|---|
| Date de parution | 19/01/2005 |
| Poids | 236g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782213623375 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782213623375 |
|---|---|
| Titre | Le cours des choses |
| Auteur | Camilleri Andrea ; Vittoz Dominique |
| Editeur | FAYARD |
| Largeur | 135 |
| Poids | 236 |
| Date de parution | 20050119 |
| Nombre de pages | 166,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le roi Zosimo
Camilleri AndreaRésumé : Voici l'histoire de Michele Zosimo, un jeune paysan sicilien dont les archives nous disent qu'au début du dix-huitième siècle il devint roi éphémère de Girgenti, l'ancienne Agrigente, après avoir désarmé la garnison piémontaise. Avec verve et verdeur, Andrea Camilleri brosse un portrait tantôt désopilant, tantôt dramatique d'un personnage d'exception - des circonstances rocambolesques qui ont suscité sa naissance jusqu'à son engagement pour défendre le peuple contre les abus de pouvoir, en passant par ses années de jeunesse prodige, bercées par l'instruction que lui donne le père Uhù, un ermite illuminé, grand expert en diableries. Tour à tour récit historique et biographie impertinente, ce livre campe la société sicilienne sous la domination espagnole, partagée entre un monde paysan vivant toujours au seuil d'une misère noire et une minorité d'aristocrates, grands propriétaires terriens inféodés à l'autorité du vice-roi et particulièrement soucieux de défendre leurs privilèges et leurs revenus. Mélange d'anticléricalisme vigoureux, de fantastique, de drôlerie gaillarde _ servis par une langue explosive, il fait aussi la part belle à la tendresse.ÉPUISÉVOIR PRODUIT31,40 € -

La reine de Poméranie
Camilleri AndreaRésumé : Huit nouvelles drôles et truculentes du grand écrivain sicilien.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,30 € -

Un massacre oublié
Camilleri AndreaCent quatorze noms et prénoms, âges et lieux de naissance. Un seul et même jour de décès. Cent quatorze jeunes hommes tués en un même lieu, et jetés aux oubliettes de l'Histoire. Certes, ils ne furent ni les premiers, ni les derniers, mais il est tout à l'honneur d'Andrea Camilleri, leur compatriote, d'avoir ramené au jour de la chronique locale, donc de l'Histoire et de la conscience, le sort de ces bagnards siciliens, ces « serfs de peine » comme les qualifiait alors l'administration des Bourbon, qui payèrent ainsi, indirectement, leur tribut aux soulèvements libérateurs de 1848. Au reste, à travers les nouveaux notables, qui ne sont autres que les anciens (nous connaissons ces tours de passe-passe), les représentants de l'Unité italienne se gardèrent bien de sortir les cent quatorze cadavres de leur tombeau d'invisibilité et de silence: ne s'agissait-il pas d'exclus, d'individus mis au ban de la société? Andrea Camilleri retrace minutieusement les lieux, les raisons, les rôles et les acteurs de cette tragédie insulaire, avec, parfois, une bonhomie souriante qui est comme un voile de pudeur jeté sur l'enfer obscène de ceux que broient l'injustice et la stupidité des événements ou des hommes, un voile jeté sur la violence, aussi, de son indignation, car c'est Porto Empedocle, son bourg natal, qui fut le théâtre de ce massacre oublié, renié, et qu'avec respect il remet en lumière. - Louis BonalumiÉPUISÉVOIR PRODUIT14,20 € -

Indulgences à la carte
Camilleri AndreaRésumé : L'accommodement, l'arrangement, le compromis, la compromission..., autant de mots pour dire les facettes d'une coutume qui, en l'absence d'un véritable état de droit, a longtemps régi les relations entre Siciliens. C'est à une enquête que nous convie l'auteur, une enquête avec ses méandres, ses surprises, comiques parfois, et nous découvrons peu à peu avec lui les racines d'une coutume sociale qui semble bien se confondre, à l'origine, avec les " bulles d'indulgence " chères à l'Église. On voit en effet le clergé vendre allègrement des " bulles de composition " qui assurent l'absolution pour une longue liste de méfaits selon un barème soigneusement établi, voire avec ristourne à l'évêque. Et ce qui apparaissait, au début, comme une hypothèse extravagante finit par se révéler, noir sur blanc, bien réel. Camilleri est un conteur, savoureux, enjoué, mais toujours lesté, au fond, par la gravité des problèmes qu'il touche ou soulève. Les problèmes de la Sicile, les aspects pittoresques mais douloureux d'une mentalité qui s'est forgée au fil des occupations étrangères, des avatars économiques, du féodalisme, de la politique des grands propriétaires terriens et de leurs milices, les " campieri " , à travers les ambiguïtés populistes du brigandage et de la mafia. Tout cela suggéré ou révélé, raconté, comme sans y toucher, sur un ton d'ironie, parfois grinçante, avec tendresse. Louis BonalumiÉPUISÉVOIR PRODUIT15,25 €
Du même éditeur
-
L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethique
Jaffrelot ChristopheEn 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.EN STOCKCOMMANDER27,15 € -
L'Alphabet sacré. Et Dieu créa la lettre
Eisenberg Josy ; Steinsaltz Adin ; Werndorfer GilbJosy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,70 € -
Chronique de pierre
Kadaré IsmaïlRésumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,20 € -
Hatha-yoga-pradîpikâ
Michaël Tara ; Filliozat JeanLa Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,80 €
De la même catégorie
-
L'amie prodigieuse Tome 3 : Celle qui fuit et celle qui reste
Ferrante Elena ; Damien ElsaRésumé : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'Ecole normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
Leçons américaines. Six propositions pour le prochain millénaire
Calvino Italo ; Mileschi ChristopheRésumé : "Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d'un nouveau millénaire. Pour le moment, je n'ai pas l'impression que l'approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s'achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l'Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu'il a vu l'objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s'achever, c'est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s'interroge sur le sort de la littérature et du livre à l'ère technologique dite postindustrielle. Je n'ai guère envie de m'aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l'avenir de la littérature tient à ce que je sais qu'il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à coeur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire". Ces "propositions pour le prochain millénaire" sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -
Frantumaglia. L'écriture et ma vie : Papiers 1991-2003, cartes 2003-2007, lettres 2011-2016
Ferrante Elena ; Bauer NathalieRésumé : "Ma mère m'a légué un mot de son dialecte qu'elle employait pour décrire son état d'esprit lorsqu'elle éprouvait des impressions contradictoires qui la tiraillaient et la déchiraient. Elle se disait en proie à la frantumaglia". C'est autour de ce mot, du sentiment d'instabilité qu'il évoque, que ce recueil de textes d'Elena Ferrante s'articule. Lettres échangées avec son éditeur, entretiens, correspondances sont les pièces hétérogènes d'une mosaïque qui éclaire la démarche de l'écrivain et invite le lecteur à entrer dans son atelier. En revenant sur ses romans - de L'amour harcelant à la saga L'amie prodigieuse -, Elena Ferrante prolonge sa recherche autour des thématiques essentielles de son oeuvre : le rôle de l'écriture comme tentative de recomposition d'une intériorité morcelée, l'univers féminin, la complexité de la relation mère-fille, Naples. À travers la multiplicité des écrits rassemblés, Frantumaglia offre un parcours original dans l'univers littéraire d'Elena Ferrante, ainsi que l'autoportrait inédit d'un écrivain à l'oeuvre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
Oeuvres
Pavese Cesare ; Rueff MartinQuatrième de couverture «Autrefois on disait déjà la colline comme on aurait dit la mer ou la forêt. J'y allais le soir, quittant la ville qui s'obscurcissait, et, pour moi, ce n'était pas un endroit comme un autre, mais un aspect des choses, une façon de vivre. [...] J'y montais le soir pour éviter le sursaut des alertes : les chemins fourmillaient de gens, de pauvres gens que l'on évacuait pour qu'ils dorment au besoin dans les prés, en emportant un matelas sur leur vélo ou sur leur dos, criaillant et discutant, indociles, crédules, amusés.» Cesare Pavese, La Maison des collines, 1948.ÉPUISÉVOIR PRODUIT36,00 €








