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Soulevements et recompositions politiques dans le monde arabe
Camau Michel ; Vairel Frédéric
PU MONTREAL
41,00 €
Épuisé
EAN :9782760632974
Les soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte, avec la chute de Ben Ali et de Moubarak, ont produit un effet de démonstration des défauts de la cuirasse de régimes apparemment forts. Leurs succès ont favorisé une propension à l'action dans d'autres pays arabes, au sein de sociétés dont les revendications et les régimes L ne sont pas forcément identiques. Ils ont ainsi ouvert un cycle de mobilisations qui, pour l'heure, n'est pas clos. Mais peut-on parler vraiment de révolution ? De ces affrontements ont surgi de nouvelles façons d'envisager les rapports de pouvoir, et c'est sans doute là que réside la principale "révolution" : une transformation en cours dans les relations politiques, qui place l'ensemble des protagonistes des scènes politiques arabes sous le signe de l'incertitude. Les auteurs s'appuient sur une connaissance de première main des terrains étudiés et prennent en compte la diversité des contextes pour expliquer ces événements et leurs répercussions au-delà de la rue.
Cabau Gaëlle ; Duchadeuil Anne ; Lepetit Florian ;
Résumé : Alors qu'il la conduit en terre de Cornouailles, Tristan partage par erreur un philtre d'amour avec Iseut, pourtant promise au roi Marc. La boisson magique scelle à jamais le destin des deux jeunes gens : la belle aux cheveux d'or épousera le souverain, sans parvenir à oublier Tristan... Bientôt, des voix condamneront ce fol amor. Les amants maudits pourront-ils échapper à leur destin ?
Résumé : Une approche incarnée de la psychogénéalogie à travers dix histoires de famille émouvantes. "C'est plus fort que moi ! " Combien de fois Michèle Bromet-Camou a-t-elle entendu ce cri, dans son cabinet de psychologue ou dans les groupes thérapeutiques qu'elle anime ? Quelque chose résiste, empêchant de changer ce qui pourtant nous fait souffrir et nous plonge dans un sentiment d'impuissance. Comment soulager ces maux qui ne nous appartiennent pas, héritage inconscient d'une histoire familiale dont nous endossons le poids ? L'autrice déroule ce processus en s'appuyant sur son histoire personnelle et sur celle de ses patients. "En vogue ces dernières années, l'analyse transgénérationnelle s'appuie sur l'étude de l'arbre généalogique de l'individu pour mieux expliquer et apaiser ses angoisses". L'Express Psychologue clinicienne, Michèle Bromet-Camou travaille depuis plus de vingt ans dans le champ de la thérapie transgénérationnelle et familiale.
Résumé : Imaginez, ou plutôt, n'imaginez pas. Vous êtes chez, dans votre quartier habituel et vos voisins s'appellent Roger Ronimo, M. Wolf, M. Léon ou encore Laura Chapon... Non ? Ca ne vous parle pas ? Et pourtant vous les connaissez bien mais sous d'autres noms... peut-être des pseudonymes, des noms de scène, Géronimo, Le loup, le père Noël et le Chaperon Rouge... Oui, vous croyez les connaître, mais que se passe-t-il dans ce monde lorsqu'on ne joue plus ? Retrouvez le père Léon coincé dans une cheminée, aidez-nous à retrouver l'assassin de Roger Ronimo, découvert une flèche au coeur et surtout... où a pu passer la petite Chapon ? M. Wolf y est peut-être pour quelque chose...
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.