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Marcovaldo ou les saisons en ville
Calvino Italo
10 X 18
6,60 €
Épuisé
EAN :9782264034762
Marcovaldo, manoeuvre de son état, habite sous les combles avec sa nombreuse famille. Naïf, empoté, paumé, un peu filou, il est pauvre mais rêve beaucoup. Il rêve de nature, de grands espaces, loin du béton et de l'asphalte de la grande ville dans laquelle il vit. Comme il a le coeur pur et le regard innocent, il suffit d'un rien pour que le miracle surgisse au sein de son quotidien et que la banalité se transforme en merveille. Ainsi, on le verra tout à tour cueillir des champignons à l'arrêt du tram, prendre un bien curieux bain de sable, s'amouracher d'une plante d'appartement quelque peu envahissante ou être amené, par un chat dont il est l'ami et, accessoirement par une truite, à rencontrer une vieille marquise. Pendant ce temps tournent les saisons, impitoyable manège qui exaspère la nostalgie de la nature chez cet homme pour qui la ville n'est qu'une immense et terrorisante absurdité de pierre. "Dès la première phrase, le ton est donné. Tendre et doucement mélancolique. Mêlé d'humour, nuancé d'ironie, c'est lui qui fait de Marcovaldo un texte absolument unique. Un de ces petits livres extraordinairement précieux, parce que rien ne peut les remplacer, pas même les plus grands livres du monde."
Résumé : "Je m'aperçois que l'histoire de Palomar peut se résumer en deux phrases : "Un homme se met en marche pour atteindre, pas à pas, la sagesse. Il n'est pas près d'arriver."" Italo Calvino. Inspiré par une rubrique intitulée L'observatoire de monsieur Palomar qu'il avait tenu dans le Corriere, Italo Calvino a pensé ce roman riche et étonnant selon une idée simple : transformer l'observation d'un détail en un récit descriptif touchant aux aspects multiformes de l'univers. Qu'y a-t-il de commun entre un pré, des vagues, les planètes du Système solaire, des tortues, un sein nu, une fromagerie parisienne, un gorille albinos, une pantoufle dépareillée ? Chacun de ces sujets est pour monsieur Palomar un défi à l'entendement. Chacun suscite en lui, qui les regarde attentivement et tente de les décrire, une cascade de pensées, d'associations d'idées, de questionnements qui, au bout du compte, le renvoient (et le lecteur avec lui) à notre inextinguible désir de connaître, autant qu'à notre ignorance des raisons du monde. Strictement ordonnés selon une logique expliquée par l'auteur dans une note finale, les textes s'entrecroisent, se répondent, formant un tissu chamarré où l'intelligence le dispute à la simplicité apparente, la multiplicité à la légèreté.
Pour Calvino, le sens des choses, des actions, des sentiments ne se montre jamais, il est toujours caché, toujours ailleurs, ne laissant transparaître que des signes, vagues, légers, imperceptibles, sur lesquels l'écrivain peut se pencher pour tenter de les déchiffrer, tout en sachant que la vérité dévoilée restera élusive. Qu'ils mettent en scène une ville tout entière peuplée de voleurs où le seul habitant honnête est destiné à mourir de faim, un pays dont la loi impose que les chefs soient décapités à la fin de leur mandat, l'indifférence de la foule qui se réchauffe au soleil tandis que les conjurés assassinent César, les luttes des clans écossais, la tendance au compromis de la société italienne, l'homme de Neandertal. Henry Ford ou Montezuma, les textes réunis ici, des premiers apologues des années 40 aux tout derniers récits, montrent comment, à travers mille et une manières, l'auteur de Palomar a su débrouiller l'écheveau inextricable de notre monde contemporain.
Ce recueil contient Les Amours difficiles, 13 histoires d'amour plus extraordinaires les unes que les autres. Elles sont mises en image par Yann Nascimbene. Encore une nouvelle façon de découvrir Calvino. Yann Nascimbene a illustré une vingtaine de livres chez Gallimard et aux Éditions Milan. Il a aussi réalisé toutes les couvertures de la collection « Page blanche » chez Gallimard Jeunesse. Il vit actuellement en Californie. Fervent admirateur d'Italo Calvino, Yan Nascimbene rêvait depuis de nombreuses années de pouvoir illustrer Les Amours difficiles. « L'intelligence, l'humour doux-amer, l'élégance de ces nouvelles m'ont poussé à une rigueur particulière ; il fallait à la fois faire preuve de discrétion et évoquer l'âme de ces récits sans paraphraser. Jamais sans doute je ne me suis impliqué aussi intensément dans un projet, en retour jamais aucun projet ne m'a procuré autant de bonheur. »