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Si l'Argentine est un roman
Calveyra Arnaldo
ACTES SUD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782742715534
L'Argentine, un pays fictif ? Comme un personnage de roman qui commencerait par se montrer aux yeux du lecteur, qui l'accompagnerait pendant quelques pages pour disparaître au moment de refermer le livre, ou bien, comme dans certains cas, pour continuer de vivre dans l'imagination du lecteur". Si l'Argentine est un roman, si elle est un personnage qui s'abandonne à la fabulation de son histoire inventée, à l'évanescence de son présent fictif, aux résurgences endémiques de sa crise morale, alors il faut, pour en saisir les contours affectifs, chercher un chemin entre essai et méditation, poésie et géopolitique, philosophie et psychopathologie sociale. Telle est l'entreprise - sans concession mais fervente - à laquelle se livre un écrivain de l'exil dont les brefs retours au pays, toujours bruissants de mémoire, et par là lumineux et douloureux, furent comme la surimpression de ce qu'il voyait ou savait déjà, et de ce que ses compatriotes s'imaginaient être. De cette étude de caractère est né un texte singulier, soumis aux vents changeants de l'humeur, aux variations climatiques de l'âme, dont la langue aérienne et paradoxalement si précise estompe les idées reçues, contourne les lieux communs, pour déchiffrer l'empreinte de l'inconscient collectif, et révéler avec une rare acuité le filigrane du portrait national...
Résumé : Recueil bilingue des nouvelles pérégrinations du poète à travers des mots qui disent les blessures du temps, la sensibilité accrue par la compagnie du miroir.
Promenade libre en terre grecque, Le cahier grec épouse les méandres de ce périple sur le sol de l'odyssée mythique, de Corfou à Delphes, Athènes et Epidaure, en ces lieux de mémoire que la langue d'Arnaldo Calveyra investit. Ce long poème en prose questionne les interstices, les béances du temps et de la langue, la mémoire et la mort et revient toujours vers son point de départ: l'enfance et les êtres qui l'ont peuplée.
Et moi, homme du pays d'Entre Rios, venu chercher une retraite silencieuse à l'abbaye de Solesmes, je m'assois dans un endroit reculé de l'église pour écouter le grégorien qui gonfle comme tin champ de maïs de part et d'autres de la nef, pour atteindre les berceaux de la voûte tiédis par la lumière des cierges. J'écoute le moine à ma droite, debout contre une colonne, en quête de notes qui s'aiment. A. C.
Dans le neuvième texte de ce recueil on peut lire : "Un matin elle me trouva pleurant et je tournai le dos pour qu'elle ne vît pas ce que je pleurais". Cet infime décalage syntaxique est caractéristique des traverses par lesquelles Arnaldo Calveyra introduit le lecteur à l'espace poétique situé entre les mots et les choses. C'est dire la vulnérabilité de sa prose et la nécessité d'en faire une lecture parlée (voix haute ou voix silencieuse, au choix), sous peine d'écraser la subtile déférence des phrases pour la mémoire. L'exigence requise est d'ailleurs d'entrée de jeu signalée par celle de la traduction, en vérité une transposition à laquelle Laure Bataillon a consacré de longs soins. Pénétrés de sa magie, nous avons, nous aussi, édité ce livre "pour que la joie…", et en version bilingue "para que la alegría…".
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !