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Colère, courage et création politique. Volume 4, Penser pour résister
Caloz-Tschopp Marie-Claire ; Tosel André
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296545069
Dans le volume 4, Penser pour résister, il est question du travail de sape idéologique, de désémancipation imposée, d'attaque de la pensée, de tentative d'étouffement de la conscience sociale et de la place de la pensée dans la résistance. De luttes et de positions autour des mots, de la pensée, de l'imaginaire. Il est question des intellectuels, de l'objectivité, de la propagande et du contrôle de l'esprit public, des sciences humaines et sociales prises entre soumission, détournement et affranchissement. Entre savoir oppresseur et savoir libérateur. Il est question des luttes de l'imaginaire et aussi de l'enfermement de l'activité de penser dans les catégories, les contraintes institutionnelles, les refus de l'histoire, y compris quand ils concernent les femmes et leur place dans la construction du savoir. Il est question de l'étrange parcours dans la révolution, la résistance, entre expérience et conceptualisation. Comment se pensent les révolutions ? Comment les penser ? Comment décrire la recherche comme le pari d'une perpétuelle dynamique d'affranchissement ? Comment se réapproprier la puissance de la pensée d'émancipation pour résister ?
La "crise des réfugiés", la "crise de l'Europe", la "crise de l'humanité" ? Pourquoi résistons-nous à l'asile ancré dans l'hospitalité, évidence philosophique et politique, et pourquoi la crise des réfugiés suscite-t-elle autant de désarroi, d'impuissance, de cynisme ? Cet essai est un défi pour la politique et la philosophie. Il montre en quoi la philosophie dystopique du mouvement qui intègre la violence extrême peut être un pari tragique positif d'exercice de la liberté, de l'hospitalité. Que signifie aujourd'hui les "humains superflus", les "sans-Etat", le droit d'avoir des droits, la "violence extrême", quand on voit ces mots depuis les routes, les camps de réfugiés ? Choisir de résister a un sens. La question est de savoir comment parier.
La parole a été donnée à 200 travailleurs du service public à Genève dans des entretiens. Ils racontent comment ils vivent l'Etat, leurs chefs ou leurs subordonnés. Ils racontent comment ils doivent réinsérer des chômeurs dans un marché du travail recomposé où la précarisation est la règle et comment ils assistent des requérants d'asile, des travailleurs immigrés clandestins. Alors que l'Etat de droit est un fantôme. Ce document permet de penser au devenir du service social public en dépassant les préjugés et les clichés, de redécouvrir une des facettes du travail en recomposition, celui du service public.
Il faut revenir aux questions d'Hannah Arendt. Les prendre au sérieux. S'inscrire dans sa démarche expérimentale pour penser " sans béquille " incertitudes et ténèbres d'aujourd'hui. Défi transformé en pari. (Re)lire l'œuvre alors. Depuis l'impérialisme, l'invention totalitaire, la guerre, la révolution, l'action, la pensée, le jugement politique. Aucune œuvre n'est sacrée, figée, appropriable. L'œuvre vit si elle est sans cesse (re)découverte, vécue, confrontée à l'expérience. Soumise au travail critique de regards nouveaux et de chercheurs de pointe. Déplacement du regard, des positions, des questions autour de la politique, de la philosophie. Prendre avec soi l'héritage des débats successifs en sortant des chemins battus. Le livre présente les textes de 60 auteurs. Autant d'interprétations, de critiques, d'informations, de débats de qualité. Ecrits sous des angles pointus, différents, inédits. Certains sont des lecteurs assidus d'Arendt, d'autres l'ont découverte à l'occasion du colloque, organisé les 11 et 12 mai 2007 dans le cadre de l'Institut politique des relations internationales (IEPI) de l'Université de Lausanne. L'originalité, la difficulté, la saveur, le plaisir des textes tiennent au fait qu'ils sont écrits par des chercheurs, des professionnels, des acteurs politiques, des points de vue, des expériences, des lieux, des âges très divers. A partir de pratiques scientifiques, professionnelles, citoyennes dans le monde d'aujourd'hui (Europe, Inde, Amérique latine), les auteurs invitent à d'autres lectures d'Arendt.
Cet essai politico-philosophique s'adresse au public européen, transnational et ouvre la réflexion sur un nouveau nihilisme politique aux frontières : la torture, les morts, les disparus structurent des pratiques sécuritaires dangereuses. Il apporte des bases pour une nouvelle politique migratoire, du droit d'asile, du travail, des droits sociaux, des rapports de justice avec les pays d'origine et de transit des exilés d'une nouvelle Europe basée sur l'hospitalité politique, les droits fondamentaux, rejoignant les luttes pacifistes pour le climat, les droits sociaux, les luttes des femmes, etc. en Europe et dans le monde. Police ou politique ? Guerre ou politique ? La responsabilité politique est déléguée par les Etats à Frontex, agence de police de l'Union européenne, avec un mandat paradoxal : protéger, contrôler, expulser. La violation des droits fondamentaux, les "crimes contre l'humanité" s'accumulent. Trop de maltraitance, de morts, de disparus aux frontières de l'Europe ! Pourrons-nous encore nous baigner dans les mers, nous promener sur les chemins de passage, rêver au désert ? Des alternatives existent. Des praxis anti-nihilistes courageuses ouvrent des possibles. C'est l'objet de ce livre, dont la rédaction s'est achevée en mai 2023.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.