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Robert Badinter. Une longue marche, Entretien radiophonique, 1 CD audio MP3
Calmettes Joël ; Cohen Dany
TEXTUEL
20,20 €
Épuisé
EAN :9782845974326
Le 9 octobre 1981, Robert Badinter, Garde des Sceaux du premier gouvernement Mitterrand, obtient l?abolition de la peine de mort, malgré une forte hostilité de l'opinion publique et entre dans l?histoire. Documentaire de Joël Calmettes diffusé sur France Culture en 2002, cette magnifique archive sonore permet d?entendre la voix d?un humaniste hors du commun. Unique occasion d?entendre Badinter parler de sa vocation en racontant avec profondeur les principaux moments de sa carrière professionnelle et de sa vie. La violence d?une enfance marquée par le spectre du nazisme ? son père Juif d?origine russe est mort en déportation à Sobibor, sa grand-mère également déportée ? imprime chez le jeune Badinter l?esprit de justice qui ne le quittera plus. Après de brillantes études de droit, sa rencontre avec Henry Torrès, avocat socialiste qui défendit de nombreux anarchistes dans les années 20 et leur évita la condamnation à la peine capitale, sera déterminante dans son combat pour l?abolition de la peine de mort. Mireille Delmas-Marty revient sur les passions et les fièvres qui ont agité le débat faisant suite au procès de Patrick Henry en 1976, assassin d?un enfant de huit ans. Elle replace dans leur contexte, dans leur époque, les propos de Robert Badinter, qui a promu toute sa vie une politique active de promotion des libertés publiques en France. Ainsi, il a présenté et défendu devant le Parlement, outre les textes de lois portant sur l?abolition de la peine de mort (1981), des textes portant sur la suppression de la Cour de Sûreté de l?Etat (1981) et des tribunaux militaires (1982), ainsi que des lois accordant de nouveaux droits aux victimes. Il a également présidé la commission chargée de rédiger le nouveau Code pénal, adopté en 1992, en remplacement du Code napoléonien et a pris de nombreuses mesures pour humaniser les prisons. Mireille Delmas-Marty retrace ici le parcours passionnant et les convictions d?un homme à la parole charismatique: ses combats en faveur de la suppression des juridictions d'exception et du renforcement des libertés individuelles.
Entre 1907 et 2000, Jules Roy a labouré son siècle de bout en bout. Bombardier dans la RAF, il offre sa vie au-dessus de l'enfer de la "vallée heureuse". Capitaine flamboyant, il plonge dans le Tout-Paris littéraire, y fait remous et conquêtes. Démissionne de l'armée d'Indochine parce qu'il croit, grâce à Camus dit-il, que les indigènes aussi ont une âme. En 1960 et pour la même raison, l'enfant de la Mitidja enquête en Kabylie et ose appeler par son nom "la guerre d'Algérie". Enfin il répond à l'appel de la Madeleine de Vézelay, rédige ses Mémoires barbares dans son Clos du Couvent. Il s'en arrache pour traîner ses quatre-vingt-huit ans sur la tombe profanée de sa mère à Sidi-Moussa. C'est de cette vie à la Lancelot et de l'oeuvre immense qui en témoigne avec sincérité et panache que Gérard Calmettes, devenu son ami, nous offre un tableau chaleureux et vivant.
J'ai marché dans les nuages et remonté le pré, caressant d'une main l'outil sur mon épaule et laissant l'autre, attisée par le souffle du rêve, errer, plume à la main, sur le cahier des songes. Et j'ai songé, regagnant la maison, à de pauvres bougres au parcours déjà long qui, pour gagner plus, encore et toujours plus, se laissent bercer, berner par de si peu recommandables sirènes. Pour acheter des conneries, dit le copain Jeannou qui n'a pas peur des mots. Et qui dit vrai. --Extrait
Les anciens Egyptiens imaginaient, concevaient et représentaient le monde à leur façon. La faune et la flore, la géographie si particulière de leur pays, le Nil, sa crue annuelle, les deux bandes fertiles qui le bordent, le désert alentour, les animaux qui le peuplent sont à l'origine de leurs croyances et de leur religion. Leur conception du monde, si éloignée de la nôtre, est à la fois fascinante et déroutante. Ce livre présente et explique les principaux récits de la création et permet de mieux comprendre dans quel esprit ils ont été élaborés. Des exemples choisi dans les collections du musée illustrent ces mythes et légendes et donnent à voir les ?uvres du département avec les yeux d'un lettré du temps des pharaons.
Il sera ingénieur, rêvait son violoniste de père. Le petit Gaston Ghrénassia miraculeusement doué pour la musique et le chant rêvait, lui, de sa guitare confisquée et vocalisait en secret. On n'échappe pas à son destin. Quelques images tombées d'une voix et d'une guitare suffisent à faire d'un inconnu un élu. Avec Adieu mon pays celui qui est désormais Enrico Macias devient le chantre des exilés. Il aurait pu n'être que le Tino Rossi des pieds-noirs, il va connaître un destin fabuleux. Il incarne les rêves nostalgiques de tous les paradis perdus, des âges d'or disparus, Jérusalem et Grenade, l'Algérie et toutes les patries arrachées, l'espoir de l'impossible réconciliation de la lignée d'Abraham, Israël et Ismaël, réaccordée comme ces rythmes judéo-andalous miraculeusement et fidèlement transmis dont Enrico devient le dépositaire privilégié. Au pied des Pyramides, un jour de 1979 devant Anouar el-Sadate qui vient de signer les accords de Camp David, le petit juif de Constantine, interdit au Moyen-Orient, chante Le Grand Pardon et Noël à Jérusalem. Les assassins ont tué Sadate, et Rabin comme ils avaient tué le père spirituel d'Enrico, archétype du métissage culturel, Raymond Leyris. Ils n'ont pas tué l'espoir. La carrière d'Enrico, ambassadeur de l'ONU, messager de la paix, idole des foules, quarante ans de succès sans concession, montre que les miracles se réalisent parfois. Pudique et chaleureux ce portrait, comme brossé de l'intérieur par Gérard Calmettes, dépasse l'anecdotique pour introduire le lecteur au c?ur même de l'inspiration qui fait un artiste et surtout un homme.
Résumé : Miguel Benasayag nous alerte sur le risque majeur que font peser les algorithmes sur nos démocraties : les big data sont en train de décider des orientations du monde et c'est au quotidien que la vie collective est insidieusement "prise en charge" par les machines. En conséquence de l'effondrement au XXe siècle du mythe fondateur qui voyait en la raison humaine le garant du bien, les élites ont délégué le pouvoir de décision aux robots et calculateurs. C'est cette servitude, signe de notre entrée dans une ère post-démocratique, que dénonce Miguel Benasayag. Loin du clivage entre technophiles et technophobes, il démontre ici comment la résistance à la colonisation de l'humain par la machine doit passer par une recherche d'hybridation. Il ne s'agit ni de refuser l'intelligence artificielle ni de se laisser dominer par elle, mais d'appréhender les conséquences politiques et démocratiques de cette nouvelle forme de domination. Un plaidoyer pour repenser la conflictualité nécessaire à la démocratie, au carrefour de la science, de la philosophie et de la politique.
Durant son existence, et une carrière d'une rare longévité, Henri Salvador se sera beaucoup amusé. Faux dilletante, il laisse une provision de chansons qui forment un pan de notre mémoire collective. Lorsqu'il débarque au Havre à l'âge de douze ans, après avoir quitté sa Cayenne natale, le petit Henri ne peut imaginer le destin exceptionnel qui l'attend. La découverte du Paris des années 1930 et de la guitare l'amène naturellement vers le jazz. Autodidacte acharné, il parvient très tôt à se faire remarquer par le grand Django Reinhardt. Puis c'est avec Ray Ventura qu'il découvre et développe ses talents de chanteur et de fantaisiste. Inventeur du rock'n roll à la française avec son ami Boris Vian, on ne compte plus, au fil des ans, ses succès. Il alterne les chansons humoristiques, les airs de jazz et les balades sentimentales. Il fut aussi homme de télévision, dont un des plus grands fans était Charles De Gaulle! A l'heure de la retraite, sonnée depuis longtemps, il remettra les pendules à l'heure, épinglant son rire au sommet des hits. Et il y avait encore le pétanquiste acharné, le pataphysicien sans y croire, l'amoureux passionné, le râleur: autant de facettes que ce livre met en scène avec une foison de documents où chaque page réserve une surprise, à l'instar de la vie de ce gentleman funambule.
Bertolt Nicole ; Roulmann François ; Lapprand Marc
Qui se souvient que l'auteur de L'Ecume des jours est aussi l'auteur du Chevalier de Neige, opéra qui remporta un grand succès en 1953 puis en 1957? Qui sait que la jolie Chloé tire son nom d'un morceau de Duke Ellington ou que les nouvelles des Fourmis tiennent le leur de grands standards de jazz américain? Ce livre restitue, documents à l'appui bien souvent inédits, l'ambiance enfiévrée des clubs où les "rats de cave" allaient se déhancher sur les sets de Miles Davis, Charlie Parker, Louis Armstrong ou Dizzy Gillespie. Loin d'être anecdotique dans la vie de Boris Vian, la musique a posé son empreinte sur tous les champs de sa création et a imprégné une bonne partie de sa production littéraire. Trompettiste, fin jazzologue dans les revues musicales de l'époque, conseiller puis directeur artistique pendant neuf ans chez Philips et Barclay, Boris Vian a signé plus de 500 chansons, dont beaucoup furent et sont encore interprétées par des artistes de renom...
Résumé : Qui sont les nouveaux militants libertaires à l'heure de la déliquescence des partis politiques ? Francis-Dupuis Déri, chercheur en science politique et militant, livre loin des clichés médiatques un exposé fascinant sur les nouveaux anarchismes. Son propos est nourri de dizaines d'entretiens réalisés auprès de militants anarchistes en France et aux Etats-Unis.