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Le Prince et la République. Histoire, pouvoir et société dans la Florence des Médicis au XVIIe siècl
Callard Caroline
SUP
30,00 €
Épuisé
EAN :9782840505167
La politique jalouse des souverains Médicis fut cause d'un grand vide dans notre histoire " : l'indignation manifestée par Anton Filippo Adami en 1756 met en lumière l'un des éléments les plus intrigants du règne des grands-ducs Médicis au XVIIe siècle : la disparition de l'histoire. Où le temps de la commune florentine avait été caractérisé par une profusion de récits mettant en scène l'histoire de la patrie, le principat des grands-ducs, issus d'une branche cadette de celles des glorieux ancêtres - Côme l'Ancien et Laurent le Magnifique - font des res facta un récit tabou. Où trouver l'origine de ce " vide " ? Doit-on l'attribuer au statut inédit des Médicis dans l'Europe des princes ? En effet, comment une famille de banquiers, nés sous la République, faits ducs à l'issue d'une guerre contre leur propre patrie, aurait-elle pu se doter d'une histoire dynastique satisfaisante ? La " raison d'État " a-t-elle, par une censure efficace, cherché à protéger et à construire le secret de la famille au pouvoir ? Mais comment expliquer, alors, la frénésie de copie et de recherche d'archives concernant la période républicaine qui s'empare au même moment des patriciens florentins, sans que le pouvoir s'en inquiète ? Ces questions sont au c?ur d'une enquête où la Florence baroque apparaît peu à peu comme " hantée " par les grands spectres républicains.
Grell Chantal ; Moeglin Jean-Marie ; Callard Carol
Si l'étude de l'histoire à l'époque moderne a fait l'objet de quelques publications récentes, l'histoire officielle et les historiographes - c'est-à-dire les historiens au service du pouvoir - n'ont, en revanche, guère retenu l'attention. Est-il pourtant de plus clairs témoignages pour analyser les enjeux politiques du discours historique ? Est-il de plus fidèles illustrations des efforts déployés pour construire les identités nationales qui se font jour aux XVe-XVIIIe siècles ? Phénomène européen, l'histoire officielle fut étroitement associée à la construction des Etats modernes avant d'être victime d'un évident discrédit, qui la frappe encore aujourd'hui. Avec des décalages chronologiques, tous les Etats - monarchies, républiques, principautés souveraines ou non - cherchèrent à travers la réécriture de l'histoire, des origines au temps présent, à s'affirmer dans le concert des nations, ou à tenter de s'y hisser. Pour la première fois, le présent volume présente une série d'études (mises en perspectives générales et cas de figure particuliers) qui permettent d'esquisser, sur la base de comparaisons, une synthèse à échelle européenne des rapports entre pouvoir et histoire. Conçu aussi comme un instrument de travail, il propose des bibliographies détaillées, utiles aux recherches futures.
Callard Caroline ; Debbagi Baranova tatiana ; Le R
Denis Crouzet imprime sa marque de chercheur et d'historien depuis les années 1990. Sa thèse monumentale, Les Guerriers de Dieu. La violence au temps des troubles de religion, publiée en 1990, a renouvelé la compréhension de la Réforme et des guerres de Religion. Ses analyses novatrices ont restitué au XVIe siècle sa complexité. La Renaissance est devenue sous sa plume un temps d'angoisse et de violence, éclairé par moments des rêves de paix et de tolérance, et animé de grandes figures dont il a proposé une approche novatrice : Catherine de Médicis, Michel de L'Hospital, Calvin, Charles Quint, Nostradamus, Christophe Colomb. Les articles de ce volume de mélanges, composé par les nombreux amis et élèves de Denis Crouzet qui souhaitaient lui rendre hommage et le remercier, évoquent la figure de cet historien à l'imagination sans limites, ainsi que l'histoire des pouvoirs, des croyances, des conflits et des confrontations interconfessionnelles. Ils présentent aussi des analyses de quelques points centraux de sa pensée - la question de la psychanalyse en histoire, la réflexion sur le statut des acteurs -, mais aussi de la réception de ses ouvrages, en particulier dans le monde anglo-saxon. Tout comme l'oeuvre de Denis Crouzet, complexe mais fascinante, ce livre marquera une étape importante dans l'historiographie des Temps dits modernes, dont on sait aujourd'hui qu'ils ont été traversés par des tensions d'une force inédite.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.