Les troubles de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) sont souvent dénoncés comme un mal du siècle. Parmi la gamme de réponses mobilisées pour y faire face, les traitements médicamenteux (Ritaline, méthylphénidate) occupent une place croissante à l'échelle mondiale, avec par exemple 800% d'augmentation en dix ans au Brésil. Les troubles de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) sont souvent dénoncés comme un mal du siècle. Parmi la gamme de réponses mobilisées pour y faire face, les traitements médicamenteux (Ritaline, méthylphénidate) occupent une place croissante à l'échelle mondiale, avec par exemple 800% d'augmentation en dix ans au Brésil. Cet ouvrage mobilise des chercheurs et chercheuses venant de disciplines très variées (sciences de l'éducation, psychologie, neurosciences, médecine, sociologie, économie, humanités) pour analyser les pratiques actuelles de diagnostic et de traitement. Il adopte une approche comparatiste en se penchant sur les situations de la France, du Brésil et du Chili. Il resitue enfin les questions attentionnelles dans l'histoire longue des transformations de nos modes de production. Cette approche historicisée, internationale et interdisciplinaire invite à regarder de plus près ce qui se passe sur le terrain concret de la médecine scolaire et des conditions institutionnelles d'enseignement. Sans cautionner ni diaboliser le recours aux traitements chimiques individuels, l'ouvrage propose de limiter le déferlement de Ritaline sur nos écoles en sollicitant des pratiques pédagogiques alternatives et novatrices. Publié avec le soutien du Centre de formation aux métiers de la petite enfance L'HORIZON, du Service de la recherche de l'université Paris 8 Vincennes-Saint Denis et de l'EUR ArTeC _PIA ANR-17-EURE-0008.
Cet ouvrage permet d'entrer dans la pensée morale de ceux qui ont été les trois pères de la morale chrétienne contemporaine : l'Allemand Bernard Häring, le Français Xavier Thévenot et l'Espagnol Marciano Vidal. Sont abordées les questions qui sont au coeur du débat contemporain sur la morale. L'ouvrage aide à saisir que la morale chrétienne ne peut se vivre en référence à des principes et à des normes abstraites mais nous met en lien avec Quelqu'un.
Vieira Mendes José Maria ; Matoso Madalena ; Duran
Résumé : Ce livre aime poser des questions. Ce livre préfère un monde plein de questions plutôt qu'un monde fait de réponses toutes faites. Au plus profond de lui-même, ce livre aime la confusion et pose des questions pour faire bouger le monde. Sans donner de réponses, ce livre interroge les questions, notamment les plus courantes, comme : Comment ça marche ? C'est quoi ça ? A quoi ça sert ? Autant de bonnes questions sur l'inutile et l'essentiel.
Cet ouvrage réunit les contributions que des spécialistes de la comparaison du droit français et du droit brésilien ont exposées lors des "Journées d'études" du 14 avril et 17 juin 2008 à Strasbourg. Les contributeurs ont abordé les aspects fondamentaux du droit des deux pays sous le prisme du rapport entre liberté et interventionnisme de l'Etat. D'importantes branches des droits public, privé et international y sont traitées et enrichies avec les commentaires réalisés par des professeurs des universités françaises et brésiliennes lors des tables rondes. La parution de cet ouvrage est le fruit d'une collaboration étroite entre les institutions universitaires et les réseaux professionnels. Elle contribue à l'avancement de la connaissance académique au service de la pratique juridique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?