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Acteur et témoin
Calet Henri
MERCURE DE FRAN
16,80 €
Épuisé
EAN :9782715226555
Dans ce recueil d'articles écrits entre 1947 et 1955 figurent tous les thèmes chers à Henri Calet: souvenirs d'enfance dans le quartier populaire de Ménilmontant, où l'on croise des personnages infiniment attachants, visites émerveillées à travers Paris, voyages cocasses qui sont l'occasion de croquer ses contemporains "vus par le trou de la serrure", enfin scènes d'anthologie sur la triste condition d'écrivain... Cynique, désabusé, Calet? Non, au contraire, rarement auteur fut aussi sensible que lui. Chacune de ses phrases est un réquisitoire contre la misère, incite à la redécouverte des petits bonheurs du quotidien. Et puis quel enchantement, cette extrême fantaisie distillée par Henri Calet, qu'il se prenne un pied dans la gamelle d'un chien, qu'il s'arrête saisi d'admiration devant une asperge d'un kilo ou qu'il se balade avec un rôti de veau cru sous le bras! Acteur et témoin est un livre gai, drôle et très émouvant sur lequel souffle un vent de liberté.
Résumé : Ward était attablé dans la cuisine à demi obscure. Il versait de la cassonnade dans son assiette de soupe au babeurre ; il en versait trop. Anneke se confiait à sa poupée. Nette, adossée au buffet, attendait son heure. La grand'mère, tout contre la buse du poêle, grelottait, la joue sur l'épaule, et palpitait spasmodiquement des mains. Elle avait encore ses fièvres. Nul n'y prenait plus garde. Elle geignait : "Ouïe, Dieu Seigneur, que j'ai froid... Ouïe, Dieu Seigneur que j'ai froid...", tout en surveillant Ward. Il remettait de la cassonnade. Mais elle n'en disait mot... "Ouïe, j'ai froid...". Elle affectait de se désintéresser de Ward. On l'aurait crue acharnée à finir un invisible tricotage... "Ouïe, Dieu Seigneur...". Allez, verse, verse la cassonnade... Elle se recroquevilla davantage, ayant pour ligne de conduite de ne pas adresser la parole à son gendre. "Ouïe, ouyouïe...".
Le bouquet n'est pas un roman, mais l'histoire du mitrailleur Adrien Gaydamour qui n'avait pas de mitrailleuse, un soldat de quarante, depuis son incorporation au "...ième Débineurs" jusqu'à sa levée d'écrou. Il s'agirait donc plutôt d'une tranche de mauvaise vie qu'il n'a pas été le seul à avaler. Avant, Gaydamour a suçoté une existence des plus quelconques: l'école, la caserne, le chômage, l'autobus quotidien, le bureau, en compagnie d'autres Gaydamour. Mais voilà qu'on l'invite à entrer dans un conflit mondial. Puis il est fait prisonnier: le bouquet.Adrien a pu s'échapper. Mais, il reste là-bas une chiourme innombrable. D'autres parleront après lui. C'est une histoire répandue par le monde à des millions d'exemplaires. Des variations sur le froid, la faim, l'ennui et la mort. Des histoires toutes simples qui ne s'inventent pas.J'ai fait ce livre en 1942, dans un village de montagne pendant un printemps, un été. Fait après l'avoir souffert. Et aujourd'hui que nous sommes enfin libres, ce récit peut venir au grand jour. Je n'y ai rien changé.H. C.(Octobre 1944)
Contre l'oubli rassemble des reportages, des chroniques parus pour la plupart dans Combat et Terre des hommes entre 1944 et 1948. La fin de la guerre, ses lendemains. Une époque en demi-teinte: le soleil de la victoire crève à peine le brouillard des chagrins. Une époque pour Calet, dont l'humanité, la mélancolie, la simplicité et l'humour acide triomphent ici dans l'évocation de Couillard défiguré par un milicien ou dans le compte rendu d'audience d'un tribunal américain à Paris qui n'héiste pas à distribuer des peines démesurées aux GI libérateurs pour vol de cigarette, marché noir. Mieux qu'un recueil d'articles, ce livre est un fragment d'histoire de France, à fleur de peau, laissé par un possédé du quotidien qu'il faut redécouvrir.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.