Enfants d'empires coloniaux et postmémoires européennes révèle les souvenirs intergénérationnels des enfants de ceux qui ont vécu les derniers jours du colonialisme et les luttes pour l'indépendance dans les territoires colonisés par la Belgique, la France et le Portugal. Enfants d'empires coloniaux et postmémoires européennes révèle les souvenirs intergénérationnels des enfants de ceux qui ont vécu les derniers jours du colonialisme et les luttes pour l'indépendance dans les territoires colonisés par la Belgique, la France et le Portugal. Dans ce recueil de postmémoires, des récits d'Algérie, du Congo, d'Angola, du Cap-Vert, de Guinée-Bissau, du Mozambique et de São Tomé et-Príncipe résonnent à travers les mots de trente-sept citoyen·ne·s européen·ne·s, dont les histoires et les réflexions interrogent ce passé, ses ombres et ses silences, mais expriment aussi ses joies et ses accomplissements dans le présent européen. A partir de ces mémoires personnelles, nous pouvons tisser les fils qui associent les relations coloniales du passé aux phénomènes contemporains de migrations, de nostalgie, de racisme, de discrimination ou d'hypocrisie politique des relations entre les anciennes métropoles colonisatrices et les anciennes colonies. Dès lors, des questions telles que la citoyenneté, l'appartenance, l'héritage, mais aussi la réparation, la restitution et la dénonciation sont abordées, produisant une dialectique intergénérationnelle complexe et nouvelle qui refuse de poursuivre la retraumatisation, tout en rejetant les logiques de l'oubli. Ce sont des regards attentifs sur d'autres versants de l'histoire, forcément subjectifs et riches du vécu des autres, générateurs de multiples liens affectifs, familiaux et politiques, qui contribuent à éclairer et à comprendre le présent européen et les liens entre l'Europe et l'Afrique. Pour conclure cet ouvrage, un texte de l'écrivain portugais Paulo Faria ouvre sur de nouvelles constellations de mémoires européennes et suggère d'autres questions.
Cet album jeunesse à partir de 8 ans, embarque petits et grands dans la fabuleuse histoire de l'obélisque, de Louxor à Paris, place de la Concorde. Cet album jeunesse à partir de 8 ans, embarque petits et grands dans la fabuleuse histoire de l'obélisque, de Louxor à Paris, place de la Concorde. Guillaume Calafat remonte le temps et relate, dans un livre illustré par David Giraudon, l'aventure exceptionnelle de l'un des deux obélisques du temple de Louxor, offert par le sultan d'Egypte au roi de France au début du XIXe siècle. Cette épopée haute en couleur met à l'honneur le voyage de l'obélisque, des bords du Nil jusqu'à son installation devant la foule en liesse à Paris, en 1836. Construit pour l'occasion, le navire Le Louxor mit quatre mois pour descendre le Nil, traverser la Méditerranée et remonter la Seine où il arriva le 23 décembre 1832 ! L'auteur imagine son récit à partir du point de vue de l'obélisque resté devant le temple de Louxor, qui reçoit régulièrement les nouvelles de son frère aventurier... Désormais symbole architectural de Paris, l'obélisque est actuellement en restauration et sera dévoilé en juin 2022, lors de la parution de l'album. C'est également cette année que sera célébré le bicentenaire du jour où l'égyptologue Jean-François Champollion trouva la clef de lecture des hiéroglyphes, le 14 septembre 1822. La BnF accueillera du 12 avril au 24 juillet 2022 l'exposition "L'Aventure Champollion, dans le secret des hiéroglyphes".
Le XXe siècle fut le temps du développement des musées, de leur mise en cause, de leur réinvention et souvent de leur redistribution. Le Mucem incarne une part essentielle de cette évolution, grâce à ses collections issues du musée d'Ethnographie du Trocadéro, du musée de l'Homme et du musée national des Arts et Traditions populaires, héritiers de Georges Henri Rivière (1897-1985). Fasciné par l'objet, au contact des créateurs et des collectionneurs, Rivière consacra son existence aux musées, pour en faire non seulement des lieux de sauvegarde, mais aussi des espaces d'accueil des chercheurs comme des publics. En prenant sa vie comme fil conducteur, "Georges Henri Rivière. Voir, c'est comprendre" dresse le portrait d'une époque : du cabaret parisien du Boeuf sur le toit aux enquêtes ethnologiques dans l'Aubrac, jusqu'à l'invention d'un musée révolutionné, instrument de connaissance évolutif et participatif jusqu'alors sans équivalent.
Les médecins d'antan avaient un grand mérite, car ils se déplaçaient même sans être rémunérés. Avec cette oeuvre, Jacques Calafat leur rend un vibrant hommage. A l'âge de dix ans, il a frôlé la mort, car les familles démunies n'avaient pas recours aux services médicaux, préférant les remèdes de grand-mère. Heureusement, un voisin a fait appel à un médecin qui lui a sauvé la vie. Le jeune Benjamin dans le livre incarne l'auteur à cet âge. Son choix de devenir médecin est un hommage à cet homme qui avait la foi.
Plongez-vous dans l'histoire extraordinaire d'une dame exceptionnelle, âgée de quatre-vingt-treize ans, qui nous livre une leçon de courage et de persévérance. Née au coeur du Vietnam dans la pauvreté, elle est brutalement privée de ses parents et confiée à des proches indifférents, souffrant de leur cruauté et de la faim. Survivant aux horreurs de la guerre, elle voit soudain sa vie illuminée par les rayons du soleil, offrant un conte de fées moderne où l'argent, le pouvoir et surtout l'amour se mêlent dans un tourbillon de destin. Malgré ses succès, elle demeure humble, une véritable inspiration. Découvrez le récit captivant de notre Mamy, une histoire qui résonne comme un hymne à la vie.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.