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L'art de l'autoportrait. Histoire et théorie d'un genre pictural
Calabrese Omar ; Menegaux Odile ; Morgenthaler Ret
CITADELLES
195,15 €
Épuisé
EAN :9782850881176
L'histoire de l'autoportrait est longue et séduisante. Elle remonte à l'Antiquité classique, aux peintres et sculpteurs égyptiens, aux artistes grecs et puis romains. Au Moyen Age, la représentation de soi-même est pratiquée surtout par les enlumineurs et par les artisans du vitrail. Mais l'époque décisive pour l'affirmation de l'autoportrait est la Renaissance. La raison en est simple: jusqu'au Quattrocento l'artiste n'avait pas le statut d'intellectuel, mais seulement d'artisan; il n'était donc pas digne de la gloire inhérente à la reproduction de son visage ou de son corps. En fait, les autoportraits anciens et médiévaux ne " ressemblent " pas à leurs exécuteurs. Ils sont plutôt des signatures visuelles que des images de leurs auteurs. Au XVe siècle, au contraire, la personne de l'artiste est reconnue et il commence à être considéré comme partie prenante de l'univers culturel de son époque. Tout d'abord, la pratique de l'autoportrait est timide et plus ou moins masquée: les artistes insèrent leurs visages dans la foule des personnages des histoires racontées. Ils se cachent, se représentant en héros mythologiques ou en figures religieuses. Enfin ils arrivent à se figurer exactement comme les aristocrates, les autorités religieuses ou les riches marchands qui commandent des portraits comme affirmation de leur propre puissance. La pratique de l'autoportrait est dorénavant parfaitement fixée, et deviendra quelquefois une obsession pour certains artistes: Dürer, Rembrandt, Van Gogh, Munch, Dali. Ensuite, cette pratique varie, selon les idées et les goûts de chaque époque. Dans la première partie du Cinquecento, par exemple, l'artiste ne se montre pas devant son chevalet avec ses pinceaux en main (il veut prouver qu'il est un intellectuel à part entière). Dans la seconde partie du Cinquecento, il se présente toujours en train de peindre (pour prouver ses capacités techniques). Dans cette seconde moitié du siècle les femmes commencent à produire des autoportraits, et il s'agit souvent d'?uvres de jeunesse (les femmes ne sont pas reconnues en tant qu'artistes et outrepassent leurs droits en peignant un portrait, le leur). C'est au XVIIe siècle que remonte la naissance de l'expression des sentiments (l'autoportrait que nous appelons aujourd'hui " psychologique"), qui deviendra typique au XIXe siècle avec le Romantisme. Et toujours au XVIIe siècle apparaît la figure de l'artiste " maudit ", qui trouve son apogée avec Caravage, mais que nous retrouvons au XIXe siècle avec Van Gogh ou Courbet. L'histoire de l'autoportrait, on le voit, n'est pas séduisante seulement parce que nous y trouvons les visages des grands artistes du passé. Chaque période artistique dévoile, par le biais de l'autoportrait, ses théories: sociales, culturelles, symboliques. Par exemple, au moment même de la naissance de l'autoportrait dans les Flandres ou dans la Florence du Quattrocento, les peintres doivent se poser le problème de la construction de l'image. Si le tableau est un miroir qui, selon les lois de la perspective, reflète le monde, et si l'autoportrait nécessite un miroir pour se reproduire: comment montrer cette double spécificité? Ou encore: comment se représenter, en regardant le spectateur ou en regardant un point extérieur, de profil? La décision est contradictoire: dans le premier cas, l'artiste tutoie son interlocuteur, qui ne devrait pas exister parce qu'il se trouve devant un miroir; mais dans le second, il se montre en troisième personne, et nie alors l'existence même du miroir. Ainsi, l'histoire de l'autoportrait manifeste la complexité extrême de la réflexion des artistes sur l'art; et cela jusqu'à nos jours, quand la négation du réalisme de la représentation oblige les artistes à trouver des formules tout à fait différentes pour établir leur propre identité, des formules qui en même temps soulignent la subjectivité de l'?uvre d'art, mais aussi la présence de l'artiste dans l'?uvre elle-même. L'autoportrait de l'artiste n'existe plus, l'?uvre est toujours un autoportrait...
Philosophe de formation, Jacques Dufresne a marqué de son dynamisme et de sa sensibilité la vie intellectuelle québécoise des cinquante dernières années. Au cours de ce demi-siècle, sa présence constante et fidèle sur le terrain, au carrefour de la démarche réflexive et scientifique, des institutions et des pratiques, ainsi que des oeuvres artistiques et littéraires, en fait un représentant privilégié de la pensée en action et un observateur clairvoyant des forces qui travaillent notre temps. Depuis la revue "Critère" qui, au cours des années 1970, a su repérer, à l'état embryonnaire, les grandes questions qui occupent aujourd'hui l'avant-scène, jusqu'à l'Encyclopédie de l'Agora qui, dès la fin des années 1990, a compris le rôle que pouvait jouer Internet en matière de savoir et de réflexion, particulièrement dans le monde francophone, il a incarné une vision du monde à la fois écologiste et humaniste. Auteur d'innombrables articles et de plusieurs livres, directeur de divers ouvrages collectifs, organisateur infatigable de colloques et de rencontres qui ont réuni les meilleurs esprits autour de questions cruciales, ses réalisations attestent d'un sens tenace de la continuité et de l'engagement intellectuel. Il rappelle ici son parcours, souligne les moments qui l'ont marqué, rend hommage à ses maîtres, célèbre ses amitiés, et brosse ainsi un portrait à la fois fort et varié de notre époque qui n'a pas toujours su reconnaître les dangers qui la menacent et les voies les plus prometteuses pour s'en prémunir.
Ce recueil collectif et interdisciplinaire est consacré à des mots qui circulent dans les débats actuels sur l'immigration. Il fait le pari que la réalité sociale est aussi langagière et invite le lecteur, quelle que soit son opinion, à interroger sans cesse ses grilles de perception du réel. On y trouvera le portrait de mots qui font débat en eux-mêmes (Français de souche), mots tabous (race), mots slogans (multiculturalité, diversité), mots revendiqués par les acteurs (sans-papiers, aventuriers) ou par l'administration (dublinés, allochtones), mots vagues mais très utilisés (communauté, intégration), mots qui changent de référent en permanence (exilé, migrant, immigré), mots qui ont un sens technique et un sens courant (accommodements raisonnables, étrangers, réfugiés), des oppositions floues (Islam/Occident) ou encore des mots arguments (Europe forteresse/Europe passoire).
La construction de l'Escorial marque le début communément admis du Siglo de Oro espagnol qui s'achève par l'accession des rois Bourbons au trône, toujours au monastère royal de l'Escorial, avec une apogée en 1635 au moment de l'édification à Madrid du nouveau palais du Buen Retiro. Après s'être illustré dans la géopolitique, l'économie et la littérature, l'Espagne connaît alors quelques uns des plus grands génies que la peinture ait donnés. Célèbre et méconnue à la fois, avec ses astres brillants et ses talents dans l'ombre, ses spécificités, ses retards et ses fulgurances ... Une période que le XVIIIe siècle eut vite fait d'oublier pour mieux laisser le XIXe siècle s'en éprendre. La visée de cet ouvrage est de faire découvrir par la peinture, à quel point l'or de ce fameux siècle avait été avant tout dans les mains de ses artistes et au bout de leurs pinceaux.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.
Cet ouvrage est le premier à traiter de la peinture du rêve dans toute son extension historique. Riche d'un vaste corpus iconographique et organisé en périodes successives du Moyen Age nos jours, il montre le caractère polymorphe de la notion de rêve, associant le songe biblique, le rêve personnel, les recompositions oniriques, le fantastique enchanteur ou cauchemardesque... Au gré des époques et des mouvements esthétiques, le rêve suscite des allégories, nourrit des fantaisies légères ou nocturnes, ouvre un questionnement métaphysique ou se confond avec un chimérisme porteur d'illusion. Le symbolisme puis le surréalisme imposeront le rêve comme foyer d'inspiration, le confondant même avec le processus créateur. Les commentaires des tableaux croisent les techniques et esthétiques picturales avec l'histoire des idées et la notion freudienne de "travail du rêve". Grand pourvoyeur d'images, le rêve réactive la figure de Morphée, fils du sommeil et dieu des formes ; il propose aux peintres l'audacieux défi d'affronter le visible pictural à l'invisible du songe.
Résumé : S'inscrivant dans la série du Musée de l'Art, 400 (femmes) artistes est l'ouvrage consacré aux artistes féminines le plus complet et le plus richement illustré jamais publié. Présentant une grande variété d'artistes de différentes périodes historiques, d'origines diverses et utilisant des techniques et des matériaux variés, l'ouvrage est classé par ordre alphabétique. L'oeuvre majeure de chacune est accompagnée d'une courte biographie expliquant son travail dans le contexte plus large de sa pratique artistique. Venant compléter d'autres ouvrages majeurs sur l'art, ce livre propose un glossaire des styles et des mouvements et une introduction explorant les questions plus générales que pose ce sujet intemporel. Célébrant la créativité féminine à travers les âges, 400 (femmes) artistes constitue une lecture indispensable pour tout amateur d'art.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.