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Irena Adamowicz. Une Juste des nations en Pologne
Cain Larissa ; Veil Simone
CERF
20,90 €
Épuisé
EAN :9782204089814
Irena Adamowicz fut une personnalité hors du commun. Catholique polonaise fervente, cheftaine de scouts, elle devient à vingt ans - au début des années trente - membre d'un mouvement de jeunesse sioniste et laïc, le Hashomer Hatsaïr. Pendant la guerre, dans la Pologne occupée, elle participe au sauvetage des juifs échappés du ghetto de Varsovie et mène la vie dangereuse d'un agent de liaison entre les ghettos. Après l'invasion de l'URSS, en juin 1941, après les terribles massacres, une partie de la population juive est enfermée dans des ghettos : lrena se rend à Vilno (Vilnius), à Kovno (Kaunas), à Siauliai, à Bialystok. De retour à Varsovie, elle est en rapport avec les dirigeants de l'Organisation juive de combat pour qui elle établit des contacts avec la résistance polonaise dont elle fait aussi partie. Pendant l'insurrection de Varsovie, à l'été 1944, Irena assure, avec d'autres cheftaines, un poste de premier secours. Dans la Pologne communiste de l'après-guerre, avoir aidé des juifs sous l'occupation est mal vu. Cet antisémitisme généralisé devient, sous couvert d'antisionisme, un antisémitisme d'État après la guerre des Six-Jours. Irena est persécutée, elle ne peut plus garder de contact avec l'ambassade d'Israël à Varsovie. Décédée en 1972, elle est reconnue comme Juste des Nations en 1988.
Ils avaient 13, 16, 18, 20 ou 24 ans. Ils s'appelaient Yourek, Kazik, Reginka, Israël, Mordehai- Rares sont ceux qui connaissent leur nom. Ils étaient polonais, juifs polonais, pendant la Seconde Guerre mondiale. Tous politisés et membres d'organisations de jeunesse souvent antagonistes (du Akiba, mouvement sioniste religieux, au Bund, parti socialiste juif non sioniste), ces jeunes combattants ont, dès le début de l'occupation allemande, participé aux mouvements de résistance. Parce qu'ils ne voulaient pas seulement survivre, mais avoir une mort digne, ils sont les acteurs de ce combat méconnu, celui des nombreux ghettos de Pologne (plus de 320) agents de liaison dans tout le pays, ils ont initié la résistance armée, transporté des armes et sauvé des hommes. Lutte désespérée, révolte pour la dignité de l'homme contre la barbarie nazie. Révoltes trop souvent ignorées qui tranchent avec l'image de la passivité des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. L'auteur de cette enquête originale, née en Pologne, s'est elle-même évadée en décembre 1942 du ghetto de Varsovie, à l'âge de 10 ans. Elle a lu tous les ouvrages déjà publiés sur le sujet ainsi que des documents inédits, consulté les historiens, recueilli des témoignages et réalisé des interviews pour faire sortir de l'oubli quelques-unes de ces personnalités hors du commun.
Un garçon qui me paraissait grand et sûr de lui, déclara: "Ils vont emmener des gens pour travailler pour eux en Allemagne, parce que, là-bas, tous les hommes sont mobilisés." Pour moi, âgée de neuf ans, aller en Allemagne signifiait être poussé dans la gueule de la terrible bête malfaisante. "Mais alors ils vont prendre nos parents et qu'allons-nous devenir?" "Seuls les hommes vont partir", répliqua le garçon bien informé. Saisie de panique, j'intervins: "Mais ma mère travaille-, aussi, alors ils l'emmèneront peut-être en Allemagne?" Et l'inquiétude que je ressentais prit soudain forme: on allait me séparer de mes parents! Que deviendrais-je sans mes parents? Comment pouvait-on vivre sans parents? Cette angoisse ne me quittera plus. Mais pouvions-nous pressentir, entrevoir, imaginer ce qui allait être infligé aux Juifs? Ceci se passait dans le Ghetto de Varsovie en juillet 1942. Un auteur réussit à s'évader grâce aux complicités du côté "aryen". Commence alors une cavale pour échapper aux dénonciateurs et à la Gestapo.
Varsovie 1940. Oleg Lerner, 13 ans, est enfermé dans le ghetto comme tous les juifs. Sorti clandestinement acheter du pain pour sa famille, il n'est pas dans le ghetto au moment où les Allemands y mettent le feu. Il ne retrouve pas ses parents et sa soeur. Seul, désespéré, il est pris en charge par un groupe de partisans avec qui il quitte la ville. Que deviendra-t-il?
Le livre référence sur la Résistance et tous ceux, connus ou inconnus, qui se sacrifièrent pour libérer la France, pour les 80 ans de l'appel du 18 juin. Les résistants sont " ceux qui ont préféré les raisons de vivre à la vie ". Gilles Perrault nous raconte leur histoire, qu'il connaît bien, et nous explique comment ils ont contribué à la victoire par leurs actions de renseignement et de sabotage qui ont facilité le débarquement en Normandie et retardé l'arrivée des renforts allemands au moment crucial. Il nous montre le côté improvisé de ce mouvement à ses débuts, les premières actions menées malgré le peu de moyens et surtout le manque d'armes, l'absence de cloisonnement entre les réseaux, qui sera fatal à beaucoup. Il ne nous cache rien des conflits violents qui opposèrent souvent les résistants, de leur peur permanente d'être arrêtés, de parler sous la torture, voire de devenir un traître. Il nous parle également de la haine des occupés pour l'ennemi, de l'enfant qu'il était à l'époque, redoutant sans cesse l'arrestation de ses parents qui travaillaient pour le SOE , de l'importance de la radio, du Général de Gaulle qui fut d'abord pour les Français une voix, de certaines manifestations pendant l'occupation ou d'initiatives individuelles touchantes, comme la traversée de la Manche en canoë, de nuit, par cinq très jeunes garçons. Hormis les personnages incontournables (Jean Moulin, Lucie et Raymond Aubrac...), on rencontrera dans ce livre des personnes moins connues, notamment des femmes telles que Berty Albrecht, Simone Michel-Lévy, Véra Obolensky auxquelles l'auteur rend un bel hommage. Malgré la gravité du sujet, ce livre plein d'humanité n'est pas exempt d'humour.
Marrus Michael ; Paxton Robert ; Delmotte Margueri
Résumé : Dans ce livre qui fut un événement lors de sa première parution en 1981, les historiens nord-américains Michaël R. Marrus et Robert O. Paxton révélaient que la politique antisémite menée en France dès l'été 1940 était due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. A l'époque, la question de la responsabilité du régime dé-Vichy n'était déjà plus complètement refoulée mais le sujet était traité en marge et l'accès aux archives françaises et allemandes extrêmement laborieux. Beaucoup de choses ont changé depuis (ouverture des archives, reconnaissance du rôle de l'Etat français dans la déportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs d'étudier une matière abondante pour approfondir et affiner leur démonstration.
Résumé : Pierre Birnbaum, le théoricien de l'Etat fort à la française dont il a dessiné l'idéal-type, universaliste et protecteur des minorités, est né en juillet 1940, à Lourdes, quelques jours après l'instauration du régime de Vichy, de parents juifs et étrangers, dans une famille persécutée puis traquée par " l'Etat français " et par l'Occupant. A l'âge de deux ans, il est confié à une famille de fermiers des Hautes-Pyrénées avec sa soeur à peine plus âgée. Enfant caché, il doit sa survie à des Justes alors que les hauts fonctionnaires du régime de Vichy collaborent à la chasse aux Juifs. Par un étrange déni, il ne s'était jusqu'ici jamais interrogé dans son travail sur cet " Etat français " qui a mobilisé tous les moyens pour les traquer, lui et sa famille. Il retrace, dans ce livre émouvant, les années de persécution de son enfance à partir d'archives saisissantes, tant locales que nationales, et se fait l'historien de sa propre histoire. Il pose surtout en des termes nouveaux, depuis le coeur de sa théorie, la question de la continuité entre la République et Vichy. L'Etat devenu " français " sous la houlette des droites extrêmes, est-ce encore l'Etat ? Cet ouvrage d'une force singulière ne manquera pas de susciter le débat sur un pan de notre histoire toujours disputé. Car, conclut Pierre Birnbaum, le fait que les hauts fonctionnaires passés au service de Vichy aient été si peu sanctionnés pour leurs responsabilités dans la persécution et la déportation des Juifs de France reste un héritage lourd à porter. Toutes les conséquences de la leçon de Vichy n'ont pas été tirées. Professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pierre Birnbaum est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Les Fous de la République. Histoire politique des Juifs d'Etat, de Gambetta à Vichy (Fayard, 1992 ; Points Histoire, 1994), Léon Blum. Un portrait (Seuil, 2016 ; Points Histoire 2017) et Où va l'Etat ? (Seuil, 2018).
Voici une histoire de courage sans faille face au mal. Voici le drame haletant d'une femme qui a tout risqué pendant l'Occupation pour mettre à l'abri des centaines d'enfants juifs condamnés à la déportation. Suzanne Spaak, née en 1905 dans une famille de la haute bourgeoisie catholique belge, s'est installée à Paris en 1937 avec son mari, dramaturge à succès. Lorsque la guerre éclate, elle rejoint sans hésiter la Résistance et s'appuie sur sa fortune et son prestige social pour enrôler des complices dans la capitale occupée. Au nez et à la barbe des Allemands, Suzanne et d'autres femmes venues de plusieurs groupes de résistants juifs et chrétiens " kidnappent " des dizaines d'enfants pour les sauver des chambres à gaz. Suzanne paiera son immense volonté et son intrépidité : capturée par la Gestapo, elle sera exécutée peu avant la Libération.