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Poétique de Saint-John Perse
Caillois Roger
GALLIMARD
13,95 €
Épuisé
EAN :9782070211517
Ce petit ouvrage porte sur une oeuvre loin d'être terminée. Aussi n'a-t-il pas la moindre ambition d'être complet. En outre, sur la partie qui, de cette oeuvre, existe, il n'est nullement systématique. Il en souligne certains caractères. Elle en présente d'autres, sans doute non moins dignes d'attention. Enfin, des caractères qu'il étudie, il ne pousse pas l'examen à fond, s'il s'efforce d'en dire l'essentiel. Là encore, il donne surtout des exemples privilégiés. On le voit : il s'agit, hélas, d'un opuscule échantillonnaire. Ceci dit, il prétend en revanche à quelque précision, dans la mesure où il prend franchement le contrepied de la critique poétique en honneur. En premier lieu, il ne s'intéresse pas à l'auteur, ni à ses tourments, ni à ses secrets, ni même à ses lectures. Il fait à peu près comme si cet auteur n'existait pas. Après tout, la critique consiste à étudier la technique et la signification d'une oeuvre, beaucoup moins la biographie ou la psychologie d'un homme. Ceci est affaire de veine curiosité ou affaire de psychanalyse, en admettant que la psychanalyse soit autre chose qu'une science conjecturale, où un docile principe d'explication offre encore moins de résistance à l'interprète que, par exemple, dans l'astrologie, les astres à l'astrologue". Roger Caillois
Résumé : Qu'est-ce que le jeu ? Ce mot, si simple en apparence, recouvre des significations diverses, parfois contradictoires : en effet, le jeu est à la fois sérieux et frivole, soumis à la convention et libéré par la fantaisie. Chacun peut y satisfaire ses tendances profondes : plaisir d'exercer son corps et son esprit, de triompher d'un adversaire, de s'abandonner au vertige, de risquer son argent, de tromper son monde. Seul ou en groupe, l'homme et l'animal jouent. Plutôt que d'énumérer les jeux et d'en exposer les règles, les collaborateurs de ce volume se sont attachés à analyser leurs diverses formes, les attitudes et les tempéraments qu'ils révèlent et qui s'y révèlent, d'illustrer, par des exemples, l'un des composants les plus stimulants de la vie. Nous retrouvons les mêmes éléments, la même variété dans les sports, longtemps tenus pour négligeables, et dont la nécessité s'affirme de jour en jour dans nos sociétés modernes.
Qu'est-ce que la civilisation ? Telle est la question à laquelle j'ai tenté de répondre dans ce petit ouvrage. La civilisation, m'est-il apparu, n'est rien d'autre qu'une conquête continue de l'homme sur lui-même. Elle représente un risque, un abandon volontaire et périlleux de forces, d'avantages, de moyens également sûrs, pour des biens qu'il est toujours possible de perdre, qui ne sont pas indispensables et dont la valeur même est, si l'on veut, de convention. C'est enfin le destin nécessaire de la civilisation de donner contre elle des armes à la barbarie. Il m'a semblé que la civilisation demeurait partout identique et qu'il n'était époque si révolue ou contrée si lointaine où l'on puisse trouver gravement altérées les conditions de sa naissance, de son renouvellement ou de son déclin. Pour étudier ces différents moments, j'ai donc pris soin d'appliquer ma réflexion à divers âges et continents du monde, et j'ai examiné tour à tour les légendes de l'antiquité chinoise touchant l'instauration d'un ordre nouveau, la faiblesse de la démocratie athénienne devant le barbare macédonien, les premiers et misérables établissements de l'homme en Patagonie. Je voulais montrer ainsi qu'il s'agit de problèmes de tous les temps et de tous les lieux, insolubles par nature. Je voulais manifester que la civilisation est un effort toujours à recommencer, toujours en danger, dont le progrès n'est guère sensible, mais où beaucoup s'accordent à reconnaître la meilleure gloire de l'homme. Qu'est-ce que la civilisation ? Des menus codes de travail, de civilité et d'étiquette, qui forment la conscience et lui apprennent à résister aux tentations de la grossièreté. En face des avantages qui reviennent naturellement à la violence, à la ruse et à l'argent, ils fondent un autre prestige que ni la brutalité, ni la fraude, ni la richesse ne savent tout à fait réduire. Ils rendent possible toute gloire. Ils permettent l'existence de biens dont ni l'achat ni le mensonge ne peuvent assurer la possession ; et le sort ni la puissance n'en établissent pas davantage la propriété. Ils habitent l'âme et sont justement ceux qui, la rendant ferme et incorruptible, lui confèrent comme une grâce qui la garde au moins de céder à la peur ou à la convoitise. Mais c'est mal s'exprimer peut-être que de dire ainsi qu'ils habitent l'âme. Ils la constituent. Car je ne sais ce que désigne ce mot sinon précisément un pouvoir que l'homme petit à petit peut faire mûrir en lui, un refus qu'il sait toujours mieux opposer à la fureur des monstres qu'il porte comme aux menaces et aux appâts dont dispose le monde pour l'effrayer ou le séduire. La civilisation n'est rien d'autre que l'habitude de rendre hommage à la qualité des choses et des êtres". Roger Caillois.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.