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Mozambique - La révolution implosée
Cahen Michel
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782858027606
Le 25 juin 1985, la République Populaire du Mozambique fêtait le 10ème anniversaire de son indépendance. Le 1er octobre 1986, Samora Machel, son premier Président, et deuxième Président du FRELIMO, mourait dans l'accident (? ) du Tupolev qui le ramenait à Maputo. En fait, cette seconde circonstance clôt, du point de vue de la conjoncture historique, la première décennie non coloniale du Mozambique. Dix à douze ans ne représentent pas grand-chose à l'aune de l'Histoire : mais à celle des rythmes révolutionnaires, des flux et reflux du mouvement social, c'est considérable. La nécessité d'une première analyse approfondie des divers aspects de l'évolution du jeune Etat et des peuples qui le composent ainsi qu'une première synthèse se font cruellement sentir. Qu'est-ce que le FRELIMO ? Quelle est la nature de l'Etat mozambicain ? Quelle est la réalité concrète du "pouvoir populaire" ? Quelles sont les causes sociales et politiques de l'indifférence (ou de l'hostilité) de la population face aux "projets de développement" officiels ? Qu'est-ce qui, dans la crise des rapports sociaux peut expliquer le maintien d'une rébellion favorable au pays de l'Apartheid ? Etc. Dans l'état actuel des sources, commencer à répondre à ces questions n'est pas chose aisée. Mais il faut au moins les poser et justement l'auteur s'y emploie. Là est son mérite.
Dans l'après-1968, la gauche sympathisait avec les mouvements des nationalités ("nationalitaires"). Aujourd'hui règne la suspicion vis-à-vis de l'ethnicité. Mais la nation allemande a-t-elle été délégitimée par le nazisme ? Dans l'ex-Yougoslavie, les chefs de guerre représentent-ils la totalité du sentiment national serbe ? La France et l'Allemagne sont-elles deux nations si différentes : la première étant "politique" ("supérieure" ! ) et la seconde "ethnique" ("raciale" ! ) ? Pourtant, la parenté des sentiments ethno-nationaux des deux côtés du Rhin est évidente. La France est constituée par tous ceux qui se sentent français, nationaux ou citoyens. Mais la citoyenneté résume-t-elle la nationalité ? La nation, tout comme l'ethnie, est un fait de conscience socialement organisé. C'est une réalité subjective non délimitable, fruit d'un long processus historique. Les Africains n'ont pas attendu le colonialisme pour ressentir des sentiments identitaires ! Les processus auto-proclamés de "création de la nation" ont surtout été des politiques de répression des réalités ethniques et ils ont provoqué des réactions centrifuges anti-étatiques. L'Etat ne précède pas, ne crée pas la Nation ! Mais la Nation est-elle le passage obligé ? L'avenir, dans certains cas, n'est-il pas à des Etats sans Nation ? Dans d'autres cas, l'Etat-Nation est-il "dépassé" - au regard du pronostic marxien de la nation planétaire ? Les organisations de libération concilient mal les aspirations universaliste et particulariste qui existent simultanément au sein de l'individu. Les causes en remontent aux origines du mouvement ouvrier. La convergence des mouvements d'émancipation sociale et ethno-nationale est l'un des défis majeurs de la démocratie au XXIe siècle.
En 1415, une expédition portugaise s'empare de la place de Ceuta en Afrique du Nord. Cet événement, qui s'inscrit dans un esprit de croisade, inaugure le mouvement qui conduit marins, guerriers, marchands et missionnaires sur toutes les mers du globe. Commencée en Afrique au XVe siècle, l'expansion impériale du Portugal se termine aussi sur ce continent en 1975, avec les indépendances des dernières colonies africaines. Cet ouvrage propose une synthèse non seulement sur la place de l'Afrique dans les cinq siècles de l'histoire impériale portugaise et ses différentes phases, mais également sur la trajectoire des cinq pays africains issus de la colonisation portugaise (Angola, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mozambique et São Tomé e Príncipe) qui, cinquante ans après les indépendances, n'ont peut-être plus que la langue portugaise comme point commun. Un livre pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du continent africain.
La mondialisation ne signifie nullement la fin des nations et ethnies mais, à l'inverse, en les remaniant, les institue en objet potentiel porteur de subversion. Cependant, les courants de gauche, en particulier marxistes, souffrent de l'association marxienne du nationalisme à l'étape des révolutions démocratiques bourgeoises, ce qui les amène d'une part à considérer la question nationale comme dépassée sauf dans les " pays arriérés ", et d'autre part à penser la nation comme simple synonyme de République et de communauté de droits politiques (engendrée par les dites révolutions bourgeoises) vide d'identité ethnique. Cela les met le plus souvent à l'extérieur des mouvements sociaux de facture ethnonationale et y assure l'hégémonie des courants conservateurs ou d'extrême-droite. Il faut rompre avec ce linéarisme marxien mais peu marxiste de l'évolution sociale (du " plus petit ancien " au " plus grand contemporain ") et réhabiliter la nation/ethnie non point comme une étape nécessairement liée à la révolution bourgeoise, mais comme une tendance permanente au sein des mouvements sociaux. Cela permettrait alors de cesser de confondre internationalisme et antinationalisme.
La notion de contrats nuptiaux (pre et post nuptial agreements) émerge depuis quelques années. Il s'agit de contrats permettant aux futurs époux de se prémunir contre les conséquences d'un divorce et de pallier l'insécurité résultant de la mondialisation. Ces contrats englobent la question du régime matrimonial, de la gestion du patrimoine du couple pendant le mariage, de la contribution aux charges du mariage, tout en prévoyant des compensations financières en cas de divorce ou de décès. Souvent, ils contiennent des clauses de droit applicable et d'élection de juridiction. Ces contrats sont élaborés en prenant en compte le droit des différents pays dans lesquels ils auraient vocation à pouvoir s'appliquer. Le Règlement UE n° 1259/2010 du 20 décembre 2010 permet désormais aux époux de choisir la loi qui sera applicable au divorce ou à la séparation de corps ; il va permettre de sécuriser la reconnaissance des contrats nuptiaux, ce qui est déjà d'un usage courant en Allemagne par exemple (pays de droit civil). Enfin, le droit interne français offre lui aussi des ressources pour permettre aux époux/partenaires de contractualiser leurs rapports financiers et de rendre prévisibles les conséquences financières de la rupture. Illustré de modèles d'actes, l'ouvrage dresse le panorama du droit positif en droit interne, en droit communautaire et endroit comparé. Les pays retenus pour cette étude sont des pays de common law (Etats-Unis, Angleterre et Pays de Galles) ou civilistes (Allemagne, Espagne et France). Les travaux réalisés par les praticiens de ces pays sont introduits par le professeur Gérard Champenois, professeur émérite de l'université Panthéon-Assas et auteur de nombreuses publications en droit de la famille.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.