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Gare au garum
Cadour Patrick
EPURE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782352554400
Qu'y a-t-il de commun entre la colatura, l'ishiri, le nam pla, le pissalat, le nuoc-mam, etc.? Le sel et la mer ! Depuis quelques années, avec la vogue de la fermentation, ces salaisons de produits marins intéressent de plus en plus les cuisiniers. Au commencement étaient les deux sauces mères élaborées à partir de poissons de mer : le garum du monde antique de la mer Méditerranée, et le nuoc-mam des Chams en mer de Chine. A partir de ces deux berceaux, ces condiments, pâtes ou jus ont essaimé un peu partout dans le monde. Aujourd'hui, tant la vogue des cuisines asiatiques et la disponibilité des ingrédients qui les composent, que le retour du garum dans les cuisines des restaurants, ouvrent au cuisinier amateur un champ d'exploration pour ajouter à ses plats un supplément d'umami.
Dans mes veines ce n'est pas du sang qui coule, c'est l'eau, l'eau amère des océans houleux. ". . , écrivait le poète franco-marocain Jean-Bernard Venturini en 1939. Peut-être avait-il pris connaissance des travaux du naturaliste René Quinton qui a déterminé que la composition du plasma humain est très proche de celle de l'eau de mer. Il en a extrapolé des applications thérapeutiques et évolutionnistes qui ne sont pas mon propos, mais j'aime cette idée du rapport charnel que nous avons à l'océan. C'est dans l'eau que toute vie sur cette terre est née, eau douce ou salée.
En boucherie, la poitrine est l'ensemble des morceaux appartenant à la cage thoracique d'un animal, plus ou moins rattachées au sternum. Concernant les attributs strictement femelles, cela va de mal en pis (forcément), puisque la tétine est reléguée chez les tripiers, au rang des abats au même titre que les rognons et les couilles. Un peu comme s'il fallait cacher ce sein, sans lequel pourtant il n'y aurait aucun mammifère sur terre, vous et moi compris. Je commence donc ces "? dix façons de préparer ? " par un retour en grâce de cette paire éternelle. Ensuite, le choix est immense, tous les animaux ont une poitrine, y compris les oiseaux et les poissons qui certes, ne connaissent pas le château de mammaire, mais ils fournissent de fabuleux morceaux à apprêter. A coeur vaillant, rien d'incomestible.
Ce livre raconte la vie et la mort des huîtres, depuis le captage du naissain jusqu'à leur dégustation au naturel ou cuisinées. Il s'articule autour de l'histoire et de l'actualité de la famille Madec, qui a fait du nom "Prat-Ar-Coum - Yvon Made " une véritable légende qui se tisse depuis 1898 dans le nord du Finistère, sur les rives de l'Aber-Benoît. A la fois visionnaires et dotés de la sagesse de paysans de la mer, c'est une belle histoire d'hommes et de femmes qui est proposée dans ce livre, autour d'un métier dont on découvre la noblesse et les finesses. Le texte est illustré d'une trentaine de recettes d'ici et d'ailleurs, et par le témoignage de personnalités attachées à l'excellence de Prat-Ar-Coum, dont le chef Guy Savoy qui signe la préface. Pur produit du littoral nord du Finistère, Patrick Codour est à la fois enraciné et voyageur, gourmand et bavard. Pour lui, manger est une chose sérieuse qu'il ne faut pas trop prendre ou sérieux. Il a grandi tant près des rivages bretons que ceux de l'Afrique, pour ensuite bourlinguer vers différents ports d'attache, en particulier en Asie. Cuisinier amateur et passionné, mais aussi chroniqueur et auteur culinaire, il est l'auteur du blog Cuisine de la mer, et des livres Récits et recettes du ressac et L'Art de ficeler. Patrick a grandi sur les rives de l'Aber-Wrac'h, à portée de godille des parcs et des exploitations ostréicoles, où il travaillait durant ses vacances. Aujourd'hui établi au bord de l'Aber-Benoît, il est connaisseur et passionné de l'huître, de la mer à la table.
Ma grand-mère Annick, plus bretonne qu'il n'y eut jamais sous les cieux du Nord-Finistère, s'inquiétait que ma maigreur infantile me laissât emporter par le premier coup de noroît venu, et elle m'incitait à ingurgiter "Autant de beurre que Dieu peut en bénir". C'est par livres entières qu'elle en déversait sur les tartines, dans les patates et le farz, espérant me remplumer façon Popeye. J'ai donc gardé les pieds sur terre, et développé un sens du goût assez précis ; le gras est le vénal messager des saveurs : laissez du beurre auprès d'un autre aliment, il en prendra le goût. Par chez moi, le seul beurre qui vaille est salé, pour autant, la plupart des recettes de ce petit précis grassouillet peuvent être réalisées avec du beurre doux, à vos risques et périls.
Isabelle Rozenbaum est photographe culinaire depuis de nombreuses années et surtout gourmande! La cuisine lui procure un vrai plaisir de vie et affine ses sens. Elle a publié de nombreux livres de cuisine (Editions Minerva, le Seuil, Mango, le Chêne), collabore avec la presse et les photothèques et transmet sa passion dans les écoles (Primaire, hôtelière, Sciences Po).
Entre ciel et mer, les bouchots de la baie du Mont-Saint-Michel portent des moules pas comme les autres. Bénéficiant d'un contexte écologique bien particulier, cette moule est bien pleine avec une chair jaune et une saveur sucrée pendant toute la saison. Sur les traces des différentes étapes de la culture des moules de bouchot, Julie Deffontaines et Franck Bel nous mènent sur des paysages naturels exceptionnels pour découvrir une activité humaine en plein essor : la mytiliculture.