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Le médicament en droit public. Sur le paradigme juridique de l'apothicaire
Cadeau Emmanuel
L'HARMATTAN
45,50 €
Épuisé
EAN :9782738496034
Comment, par quels mécanismes, le médicament, objet à la fois scientifique et économique est-il inséré dans le système juridique ? C'est la question centrale de l'ouvrage, lequel propose une analyse globale qui s'efforce de rendre compte à la fois des fondements, des caractéristiques, et surtout des mutations du droit du médicament. L'identification des logiques historiques à partir desquelles se construit le droit du médicament permet de mettre en évidence la modélisation de l'intervention publique dans ce secteur et de dégager, didactiquement, ce que l'on appelle le " paradigme juridique de l'apothicaire ". Celui-ci rend compte des modalités de la régulation juridique appliquée au médicament, de leur évolution et de leur signification. Il explique pourquoi et comment le médicament constitue un objet de droit public. Le " paradigme juridique de l'apothicaire ", dont la construction est amorcée dans le cadre de l'Etat-Nation français, dès le XIVe siècle, traverse au cours des siècles suivants plusieurs zones de turbulences, sans que celles-ci remettent en cause la logique corporatiste sur laquelle il repose, révélant un phénomène de pérennisation par le droit, des choix de régulations économiques et scientifiques mis en œuvre dans ce secteur. Mais, la deuxième moitié du XXe siècle est marquée par le développement de facteurs d'évolution nouveaux qui semblent entraîner, cette fois, une profonde recomposition des formes de régulation initialement opérées dans le cadre de l'Etat-Nation. La réalisation économique d'une Europe du médicament, à partir du milieu des années 1960, et le développement scientifique, plus récent, de nouvelles catégories de médicaments, fabriqués à partir du vivant, provoquent un renversement de l'approche juridique du médicament. Encadré initialement comme un produit économique à vocation scientifique, le médicament semble désormais juridiquement intégré comme un produit scientifique à vocation économique...
La première grande défaite française en Indochine. Quatre années avant la retentissante défaite de Diên Biên Phu, moins connus mais tout aussi meurtriers, les combats qui de déroulent au mois d'octobre 1950 de part et d'autre de la route coloniale n° 4 à la suite de l'évacuation de Cao Bang, conduisent au premier désastre du corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient. Ce revers sanctionne une mauvaise conduite de la guerre par les gouvernements de la IVe République, et une stratégie opérationnelle incohérente menée, en Indochine, par les plus hautes autorités civiles et militaires. Mais les hésitations, les tergiversations et les oppositions individuelles qui caractérisent, du côté français, la première phase du conflit entre 1946 et 1950 va se payer du prix du sang de soldats qui, en sous-effectifs et mal équipés, font face à un adversaire de plus en plus nombreux et de mieux en mieux instruit. Le Viêt-Minh et son bras armé, l'armée populaire du Vietnam, bénéficient en effet à partir de 1949 de l'aide conséquente du " grand frère chinois " et de ses conseillers militaires. La bataille de la zone frontière, appelée aussi " de la route coloniale 4 " ou " de Cao Bang " porte ainsi les germes de la catastrophe qui, au mois de mai 1954, accélèrera la conclusion de la première guerre d'Indochine.
Né à la "Belle Epoque", à la fois en France et en Amérique, d'une rencontre improbable entre la science la plus abstraite et les bricolages d'atelier, l'avion s'est emparé du siècle, pour le façonner et pour redessiner les frontières du réel. Dans la guerre comme dans la paix, il a incarné et incarne toutes les figures et toutes les applications de la puissance, il a investi tous les rêves de liberté des individus et des sociétés. Au siècle des masses et de la communication, il est parti à la rencontre du plus grand nombre. Il a aussi ouvert les plus vastes horizons aux amateurs de "loisirs" des pays riches comme aux migrants temporaires ou définitifs des pays pauvres. Il a créé une nouvelle géographie, et donc suscité de nouvelles visions du monde. Invention mondiale, il a créé autour de lui des organisations scientifiques, industrielles, commerciales, militaires de dimensions planétaire. L'imagination des artistes, des écrivains a même investi sa geste et ses symboles pour créer de nouvelles formes, animer les nouvelles couleurs de notre sensibilité. Il a engendré à son tour une nouvelle utopie, riche en découvertes comme en ambiguïtés géopolitiques : s'échapper de la pesanteur, dépasser le rêve d'Icare, s'emparer de l'espace interplanétaire. L'ouvrage d'Emmanuel Chadeau est une véritable "première mondiale". Il retrace, au fil du siècle et sur tous les continents, les relations entre le monde moderne et l'aviation. Appuyé sur les informations les plus variées cueillies au coeur des archives, sur les écrits de chaque époque et sur de nombreux témoignages, il met en perspective les tendances générales et les épisodes les plus forts des processus qui ont fait de l'avion et de l'aviation à la fois une réalité de notre vie quotidienne, l'un des ressorts les plus fondamentaux de la coopération et de la compétition entre les nations et les Etats, et un puissant transformateur de nos mentalités. Emmanuel Chadeau, professeur d'histoire contemporaine à l'université Charles-de-Gaulle Lille-III, membre de l'Institut universitaire de France, est administrateur de l'Institut d'histoire et d'industrie (IdHI) et membre du Conseil scientifique du Centre d'études et d'histoire de la Défense (CEHD). Parmi ses ouvrages on peut citer L'Industrie aéronautique en France. 1900-1950. De Blériot à Dassault (1987), Latécoère (1990) et Saint-Exupéry (1994).
Il y a près de soixante ans maintenant, l'armée française livrait, à Diên Biên Phu, la dernière bataille rangée de son histoire. Cinquante-six jours durant, des combats acharnés opposent les troupes de l'Union française aux soldats de l'armée populaire vietnamienne. Depuis lors, ces trois syllabes sont synonymes de courage et de sacrifice. Côté français, cette bataille perdue, qui se solde par la chute du camp retranché de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954, précipite la fin de la guerre d'Indochine. Elle provoque aussi un réel traumatisme en même temps qu'une prise de conscience de l'opinion publique française, qui s'interroge sur les raisons qui ont conduit à l'anéantissement de 17 bataillons, parmi les meilleurs, et à la perte de 15 000 hommes - morts, blessés, prisonniers - commandés par le général de Castries. A l'appui d'archives et de témoignages inédits, Ivan Cadeau donne à voir une autre réalité de cet événement capital, notamment à travers la chasse aux responsables qui s'est ouverte dès 1955 et qui fait encore débat aujourd'hui. Il montre encore que, comme l'écrira le général Ely, "si par une chance inespérée, Diên Biên Phu n'était pas tombé, si seulement la place avait été dégagée par une intervention aérienne américaine, le choix fait par le général Navarre ne serait-il pas considéré encore aujourd'hui comme un trait de génie ?"
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.