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Demasiado corazon
Cacucci Pino ; Merlino Benito
BOURGOIS
8,00 €
Épuisé
EAN :9782267023220
Thriller politique, enquête journalistique, dénonciation d'un crime de masse. Ce roman de Pino Cacucci est tout cela à la fois. Mais c'est aussi le passionnant récit d'aventures humaines dans un pays immense et bariolé, avec ses paysans, ses Indios, ses révolutions avortées, ses riches corrompus: le Mexique. Un Mexique asphyxié par la pollution, exploité, ravagé par la violence, asservi et pillé par des hommes à la solde d'un pouvoir, occulte, mais organisé par les nantis qui l'entourent. Quant aux héros, ils sont épiques: un journaliste, reporter-télé, utopiste; un jeune boxeur réaliste qui cherchera à comprendre comment et pourquoi son frère, médecin des pauvres, a été assassiné par la pieuvre américaine; et un aventurier ex-capitaine des marines recyclé dans la sécurité privée, cynique et blasé mais lucide. Pino Cacucci modèle ses paysages et ses actions dans le moindre détail, façonne ses vérités, sculpte ses personnages avec des mots simples, dénonce les impostures d'une société rongée par l'égoïsme et l'argent. En effet, si son livre peut être appréhendé comme un violent pamphlet contre l'hégémonisme américain, le style incisif de Cacucci sait aussi se fait tendre lorsqu'il parle des déshérités et de leur soif de bonheur.
J'ai toujours conservé en mémoire l'insurrection de Parme d'août 1922 avec ma fascination un peu romantique pour les époques des barricades. Je me suis passionné pour ces événements, attiré, comme d'habitude, par les êtres humains qui les avaient vécus, par les hommes et les femmes qui en ces journées mémorables n'hésitèrent pas à descendre dans les rues de l'Oltretorrente pour ériger des barricades et combattre jusqu'à repousser les dix mille squadristes armés commandés d'abord par Roberto Farinacci, puis par Italo Balbo. Et à mesure que les fils de la mémoire historique se dévidaient l'un après l'autre, reprenaient vie des personnages oubliés (Guido Picelli, Antonio Cieri), à l'existence aussi brève qu'extraordinairement dense de passions, inconsciemment fidèles aux paroles du poète Essenine:"Avec l'ardeur on brûle la vie plus rapidement, mais c'est pour resplendir plus intensément."" Pino Cacucci, 2003
Résumé : Un peu par amour, un peu par rage est un recueil de reportages, récits, portraits, invectives écrits par Pino Cacucci en vingt ans de vagabondages de par le monde. Des pages d'amour pour la planète, les désespérés, les "combattants", pour les idées, les paysages et parfois pour sa ville, une Bologne démasquée et éraflée d'un sourire malicieux. Des pages de rage, non dénuées d'humour, pour les gaspillages de la société civile et politique, pour les paradoxes de la réalité sociale, pour les blessures non encore cicatrisées de l'Histoire. Pino Cacucci nous raconte aussi ses rencontres avec des personnages inoubliables, célèbres comme Federico Fellini, Carlos Castaneda, Rigoberta Menchu ou moins connus comme Maria Luisa Tomasini "la grand-mère de tous les zappatistes", qui a traversé et fréquenté le XXe siècle des passions et des tragédies révolutionnaires, du Che à Salvador Allende. Pino Cacucci et ses héros, ses rebelles, ses pérégrinations à travers le monde, son oeil ouvert sur l'injustice, appellent à prendre conscience de l'urgence.
Renouant avec son amour pour le Mexique, pays auquel il a consacré de nombreux ouvrages de fiction ou documentaires, Pino Cacucci s'attache à une partie méconnue de la Californie, qui n'a rien à voir avec San Francisco, les plages de Malibu, ou les studios de cinéma d'Hollywood. Il s'agit de la Basse-Californie, la Californie mexicaine: la plus longue péninsule du monde, presque deux kilomètres de terre entre l'Océan Pacifique et la mer de Cortès, dont la population s'est battue pour conserver son intégrité et son indépendance face à l'avancée des troupes américaines au XVIIIe siècle. Pino Cacucci est ainsi retourné dans "son" Mexique pour le parcourir et le raconter, du Sud au Nord, de La Paz à la frontière de Tijuana. Il en a tiré ce nouvel ouvrage qui, entre road movie et carnet de voyage, mêle descriptions des paysages exceptionnels (criques marines ou étendues désertiques peuplées de cactus aux formes étranges), anecdotes géographiques et historiques improbables et plaidoyer écologique pour cette région qui le fascine. Le long de la Carretera Federal 1, il a ainsi rassemblé des histoires de pirates et de trésors ensevelis, de jésuites et de missions abandonnées, d'Indiens et de voyageurs perdus. Sur les traces de Steinbeck, qui y voyagea dans les années 1940, il a redécouvert les légendes des reines et des perles géantes. Plus encore, son voyage est marqué par la rencontre avec le peuple des baleines qui viennent se reproduire dans ce qu'il appelle leur sanctuaire (et que J.M.G. Le Clezio évoquait dans le beau texte intitulé Pawana). Cacucci décrit avec émotion ces mammifères aussi gigantesques que fragiles, effrayants et pourtant si sociables envers les humains. En témoignent les criques dans lesquelles elles se rassemblent comme par enchantement pour jouer avec les bateaux des pêcheurs, un contact avec l'espèce humaine qui se retrouve peu dans le reste du monde. Les baleines se regroupent en effet par milliers dans ce qui apparaît comme leur dernier refuge. Sans doute parce que le Mexique fut le premier pays, il y a plus de soixante ans, à instaurer des espaces pour protéger ces animaux à l'intelligence mystérieuse. Les baleines le savent, elles ont certainement compris que les hommes sont tous des assassins, mais que dans cette région du monde vit une humanité plus authentique et plus amicale.
Résumé : " Les personnages de ce livre ont réellement existé, et les faits qui y sont rapportés sont réellement arrivés. Tout le reste est fiction. C'est-à-dire les dialogues, le contexte et les aventures qui servent de toile de fond, quelque comparse destiné à combler le vide laissé par la chronique. Il s'agit donc d'un roman, et rien de plus. Un roman qui ne peut même pas être qualifié d"'historique", car l'Histoire est toujours écrite par les vainqueurs ; dans les pages qui suivent les personnages ont en revanche tout perdu : batailles, travail, amis, idéaux, leur vie même. L'unique chose qu'ils sont parvenus à ne point perdre est la dignité. Mais ils ont eu la malchance de vivre à une époque où la dignité est la dernière des qualités nécessaires pour passer à l'Histoire. " Pino Cacucci.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.