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Girafe lymphatique
Cachard Laurent ; Gervaise Franck
LE REALGAR
11,00 €
Épuisé
EAN :9791091365642
Clara Ville a six ans lorsque son père s'en va, trente-six quand elle le retrouve. Toute une vie déterminée par le départ et le manque, et deux façons de la dépeindre : par les mots, par la peinture. Ses deux portraitistes se croisent et s'interpellent, quand le sujet leur échappe. Avec, en bande originale d'une existence in abstentia, "Le Clair de Lune" de Debussy. Un roman sec et économe, une façon distanciée d'envisager la biographie. "Un matin, elle le sait, ce sera le dernier, ici. Faut-il lui dire 7 Toute sa vie de femme s'est construite sur l'idée qu'on pouvait tout quitter du jour au lendemain, qu'il suffisait de mettre quelques affaires dans une valise et de fermer la porte. Elle n'en pouvait plus de constater son premier échec, par la faute d'une rivale qui s'était autorisée à la juger. Elle fera l'après-midi le tour des portes de la ville, leurs vantaux de bois bardés de fer, les comptera et fondera sa conviction sur l'évidence du septénaire : il y a bien sept jours de la semaine, sept planètes importantes, sept couleurs dans le spectre de la lumière, sept merveilles du monde et, comme un message qui lui serait adressé de très loin, sept notes de musique."
Aurelia Kreit" s'ouvre en Russie au début du XXe et s'achève en France, à l'aube de la 1ère guerre mondiale. Il suit le destin de deux familles qui fuient les pogroms, traversant le Continent, de Iekaterinoslav à Odessa, puis Constantinople, Vienne, Paris, Lyon, Saint-Etienne... S'y mêlent l'histoire de la sidérurgie, la question de l'identité ukrainienne écrasée par la grande Nation voisine, celle de la judéité, de la fatalité, aussi : la chance et son corollaire, le prix à payer. Autour d'émouvants portraits de femmes, ce roman interroge, à travers l'aventure unique et reconstituée de son héroïne, l'âme slave et l'humanité dans son ensemble.
Nous étions de là-bas, les fils d'Antonio Sánchez Pesino et de Lucia Gómez Gonzálvez, dont on avait changé l'orthographe du nom, pour éviter les noises. Pepe a choisi Lucia comme nom de scène et je lui ai emboîté le pas sans me faire prier : porter le nom de sa mère est un porte-bonheur permanent et je n'ai jamais joué une seule fois sans sa présence lumineuse en bandoulière. Mais Jose et Francisco, ça ne sonnait pas, alors on est devenu Pepe et Paca Paco de Lucia. Six syllabes, autant de cordes." Sur la plage de Cancún, le 25 février 2014, le plus grand guitariste flamenco que l'Espagne ait connu joue une dernière partie de football avec son fils, Diego, sept ans. Quand il tombe, c'est à lui qu'il s'adresse, pour lui dire ce qu'a été sa vie, ce qu'il a reçu des anciens et ce qu'il laisse : une variation, libre, sur la mort, la musique, la transmission, la somme de ce qui fait une existence.
Le Bras Laurence ; Jappe Anselm ; Cochard Bertrand
La lecture de Marx et Hegel fut déterminante dans le processus de réflexion ayant mené à l'écriture de La Société du spectacle. Guy Debord, s'il s'inscrivait dans la tradition de la pensée marxienne, n'était pourtant ni marxiste, ni hégélien. Mais il a trouvé chez ces philosophes deux formes de pensée radicales qui répondaient pleinement à ses préoccupations. A l'instar du système théorique de Hegel capable d'appréhender dans un seul mouvement tout ce qui gouverne l'existence humaine, il s'est attaché à produire une analyse de la société marchande qui s'applique à l'ensemble de son mode de fonctionnement. Quant à Marx et son entourage, leur parcours et leurs idées constituent pour lui un modèle pour l'organisation de l'activité politique et révolutionnaire de l'Internationale situationniste. Néanmoins, les spécificités de chaque auteur, et l'existence de deux dossiers de fiches de lecture bien distincts dans les archives de Guy Debord, ont été respectées dans ce volume constitué de deux parties : la première consacrée à Marx, la seconde à Hegel, l'une et l'autre faisant l'objet d'une postface revenant sur les apports précis de chacun à son oeuvre.