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Étrangetés radicales et folies ordinaires
Cachard Claudie
ERES
22,50 €
Épuisé
EAN :9782865865765
Exercice d'insoumission, entre récit et réflexion, l'ouvrage témoigne, non sans une certaine passion, en faveur des dépaysements, d'engagements dé-calés, auxquelles invitent un psychiatrie et une psychanalyse qui acceptent de prendre en considération des confins de la psyché volontiers tenus à l'écart des parcours coutumiers. A l'opposé des mouvements visant à une capture des psychismes en souffrance, de tels engagements permettent, par chance, d'établir des accords, qui se concluent sur des bases incertaines, fragiles et fortes comme la vie. Les chemins s'y révèlent jalonnés d'étapes hospitalières à des étrangetés radicales ou à des folies ordinaires qui révèlent, du coup, leur dimension proprement humaine. Alors parfois, à l'horizon se dessinent quelques transversalités et réciprocités, lieux de chimères sans lesquelles il n'est guère de rencontre qui vive.
Une histoire du sabotage en deux volumes, c'est l'occasion de parcourir les nombreux mouvements qui s'opposent à toutes les formes d'exploitation et d'oppression. Des attaques contre la fortification, durant le Moyen Age, aux incendies contre les antennes 5G aujourd'hui, en passant par les traine-savates dans les usines et le sabotage de la colonisation, ces deux tomes permettent de comprendre ce qu'est le sabotage et pourquoi il est toujours d'actualité. Dans le premier tome, il est question de remonter aux origines anarchistes de la pratique. C'est au moment où les militants renoncent à l'assassinat politique que la décision est prise de porter atteinte à la production. Outre le bris de machine, le sabotage se manifeste aussi dans la paresse du travailleur, dans celui qui chôme volontairement, croise les bras et ainsi, ralentit la production, tel Bartleby, le personnage de la nouvelle d'Hermann Melville qui répond systématiquement à son patron : "I would prefer not to" ...
Ce « manuel » témoigne de l'écriture collective de six soignants qui ont développé entre eux, au cours des années, un lexique constitué de mots qui rendent compte de situations et de relations vécues pendant le travail au quotidien. Leur évocation faite dans une langue de vive-voix permet de transmettre une forme de présence, de sensibilité, de pensée et de qualité d'accueil particulières au milieu psychiatrique.Les soignants poursuivent aussi une réflexion les concernant dans leur relation avec autrui. Ils évitent ainsi de parler des patients de façon seulement descriptive et possessive. Ils s'intéressent plutôt à ce qui émerge et a lieu lors de contacts vivants avec des personnes souffrant de troubles psychiques. C'est là-même qu'advient le soin.Le Manuel croise de nombreux champs d'étude: les sciences humaines, la psychanalyse, la psychothérapie institutionnelle et la philosophie. Il dépasse les usages spécifiques et techniques pour être mis à la portée de tous. La langue utilisée s'y montre directe et évocatrice des complexités psychiques en oeuvre dans la relation avec l'humain en souffrance.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.