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Déclinaisons de l'Europe
Cacciari Massimo ; Valensi Michel
ECLAT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782841620036
Alors que l'Europe s'apprête à franchir le seuil de l'unité politique et économique, elle se trouve en proie à des forces contraires, centrifuges, et à toutes sortes de résistances ; théoriques et pratiques, comme si le signe de son unité consistait avant tout en ce sentiment aigu de crise. Depuis les guerres médiques, alors qu'elle apparaît dans la conscience hellénique, l'Europe est instable dans ses frontières, inquiète en son coeur, incertaine quant à son destin. Elle procède par décisions successives, s'interrogeant toujours à la "croisée des chemins". Et c'est aux différents "lieux" de cette interrogation ininterrompue, mer et terre, guerre et paix, Orient et Occident, loi et déracinement, qu'est consacré ce livre, où il apparaît que la tentative de réduire cette tension entre les contraires, la volonté de les forcer à un accord est à l'origine de la violence qui se déchaîne à l'intérieur même de l'Europe. Alors que la seule voie salutaire pourrait être celle qui consiste à maintenir ce qui se donne comme parfaitement singulier, comme parfaitement distinct. Cacciari fait dialoguer ici l'antique sagesse tragique avec le réalisme politique du Moderne, Machiavel avec Carl Schmitt, la République de Platon avec Augustin et Nicolas de Cues, la Venise sauvée de Simone Weil avec "le dieu ultime" de Martin Heidegger. Autant de voix également en discussion, comme celles des trois sages du grand dialogue de Raymond Lulle ; mais portant témoignage de l'Occident de l'Europe, de ses "déclinaisons" qui peuvent se révéler comme les promesses d'une "conjecture de paix", d'une patrie absente.
Peut-on avoir des orgasmes quand son mari, au chômage, passe son temps devant le foot à la télévision? Peut-on paisiblement entrer dans le troisième âge lorsque son beau-père de quatre-vingts ans se retrouve en prison pour détention de marijuana? Et peut-on dormir tranquille lorsque son fils aîné est tantôt gay, tantôt pas? Mirta Bertotti n'a vraiment pas la vie facile. C'est à Mercedes, dans la proche banlieue de Buenos Aires, que vit cette famille complètement allumée, mais qui pourrait bien habiter sur le même palier que vous. Pour ne pas devenir folle, Mirta a décidé de créer son blog, dans lequel elle pourra partager sa vie de dingue avec des milliers d'internautes. Ces chroniques, tendres et désopilantes, évoquent à la fois l'univers des Simpson et de South Park. Un peu de respect, j'suis ta mère! vient d'être adapté pour le théâtre (2009) et le sera au cinéma en 2010, avec l'actrice Carmen Maura dans le rôle de Mirta Bertotti. Ce blogonovela ("blog-roman") a été élu meilleur du monde en 2004 par la radiotélévision publique internationale allemande Deutsche Welle. Biographie de l'auteur Hernan Casciari, né en 1971 à Mercedes [Argentine], est écrivain et journaliste. Talent précoce, à vingt ans il reçoit le Premier prix à la Biennale d'Art de Buenos Aires pour son premier roman, avant de décrocher quelques années plus tard le prestigieux prix Juan Rulfo [1998). En 2000, il quitte l'Argentine pour Barcelone où il travaille pour le quotidien El Pais.
Cacciari Joseph ; Gallenga Ghislaine ; Lamanthe An
La transition énergétique dans un territoire en reconversion Avec le changement climatique, la problématique de la transition énergétique prend une acuité nouvelle. Elle revêt des enjeux sociaux, économiques et politiques de première importance. Objet de législations, réglementations, dispositifs d'action publique, de débats et controverses, elle concerne aussi les pratiques au quotidien de tous les citoyens. En retraçant la transition énergétique en train de se faire dans un territoire en reconversion, le Bassin minier de Provence, l'ouvrage propose un double éclairage. D'une part, sur les processus en cours dans le territoire en question, qui a en partie misé sur les énergies renouvelables comme moteurs d'un nouvel essor économique. D'autre part, sur le phénomène "transition énergétique" lui-même pour en proposer une approche "par le bas". C'est d'abord sur la transition énergétique en tant que notion et catégorie institutionnalisée que l'ouvrage se penche. C'est ensuite à travers ses acteurs ordinaires qu'il aborde le phénomène, rompant par-là avec les conceptions et les analyses par trop focalisées sur ses dimensions institutionnelles et techniques pour s'intéresser au vécu, aux pratiques et aux représentations. L'ouvrage restitue ainsi la façon dont les élus, les entrepreneurs, les salariés, les syndicats, les résidents et le territoire lui-même façonnent la transition énergétique. Au-delà du cas particulier étudié ici, l'ouvrage jette les bases d'une méthodologie d'analyse pouvant intéresser d'autres territoires.
Résumé : En France on connaît Massimo Cacciari comme le philosophe spécialisé dans la nature des anges, le penseur de la question européenne, le librettiste de musique contemporaine, sinon le maire de Venise ou le député européen issu de la gauche radicale. On ignore un peu plus le penseur avisé de l'esthétique des cent dernières années. Dans le sillage des modernes issus de Nietzsche, il interroge l'art depuis Schopenhauer jusqu'à aujourd'hui à l'aide des catégories de vérité, de mensonge, d'illusion, de miroir, d'ironie ou de provocation. Activée à partir des grandes figures de la modernité artistique - de Richard Wagner à Luigi Nono via Marcel Duchamp -, l'analyse de Massimo Cacciari inscrit l'art du XXe siècle à sa place : dans la plus pure des traditions classiques malgré l'apparent chaos ou les nombreuses ruptures fondatrices et constitutives de son histoire.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.