Le prestige de la langue grecque parcourt tel un fil rouge tout le Moyen Age. Lorsque les quatre Pères fondateurs de l'abbaye de Lérins choisissent des pseudonymes orientaux, Macaire, Sérapion, Paphnuce et Macaire, c'est pour se parer des atours d'une origine orientale, porteuse, dès ce Ve siècle, d'un label d'ascétisme. Ce prestige est tout autant celui de la langue du Nouveau Testament que des auteurs qui avaient écrit dans cette langue, les Pères pour l'essentiel. Ancienne terre byzantine, espace de contact entre chrétiens d'Orient et d'Occident, l'Italie occupe une place particulière dans la réception européenne médiévale de la mémoire des Pères grecs. Loin de faire l'histoire linéaire d'une (re)découverte des Pères grecs et cappadociens, trouvant son acmé dans un humanisme qui serait le parangon et l'avènement de la modernité, cet ouvrage envisage la superposition des strates mémorielles, des traductions, des circulations, fortuites et provoquées, des appropriations et des usages des Pères orientaux jusqu'aux humanistes qui en tirèrent arguments pour mieux légitimer le mouvement dont ils se voulaient porteurs et pour lequel ils présentaient comme une restauration ce qui était un héritage millénaire. Ont contribué à cet ouvrage : Guillaume Bady, Bernadette Cabouret, Emanuela Colombi, Maria Corsi, Michele Cutino, Carlo Delcorno, Isabelle Fabre, Camille Gerzaguet, Stéphane Gioanni, Patrick Henriet, Marie-Céline Isaïa, Alessandra Malquori, Annick Peters-Custot, Marie Piccoli-Wentzo, Gian Luca Potestà, Filippo Ronconi, Camille Rouxpetel, Peter Van Deun.
Résumé : 1. C'était une belle fin d'été ; 2. L'antre de la bête ; 3. La nouvelle vie de Mardiana ; 4. Le secret ; 5. Le chemin des trois vieilles ; 6. L'envol ; 7. Au château des trolls ; 8. La barque des nuages. Dans la nature sauvage des Pays du Nord, une belle, une bête, trois vieilles et, au bout du voyage, après avoir traversé les épreuves et rusé avec les trolls, la quête de l'autre et la découverte de soi. Porté par le souffle subtil et puissant d'une musique intense, ce parcours initiatique réveille le courage qui sommeille en nous et nous rappelle que le bonheur, ça s'apprend !
Les dotations de l'Etat représentent plus du tiers des ressources des collectivités locales. Avec une réglementation qui subit des ajustements réguliers, les collectivités ont besoin de données claires, complètes et actualisées. Intégrant les modifications prévues par la loi de finances pour 2006, cet ouvrage fait un bilan exhaustif des concours financiers de l'Etat et un examen précis des dotations. IL permet aux gestionnaires publics d'acquérir la maîtrise des règles applicables afin de préparer leurs budgets sur des bases les plus précises possibles. Il leur présente dans un premier temps un aperçu d'ensemble des dotations de l'Etat, puis dans un second temps une analyse détaillée des mécanismes de chaque dotation. Ce guide pratique constitue une réponse pédagogique et méthodologique à la plupart des questions que se posent les responsables des collectivités locales en matière de concours financiers de l'Etat. Un outil indispensable pour comprendre comment sont constituées les dotations de l'Etat, connaître les procédures et les utiliser de manière appropriée. Cet ouvrage est illustré par de nombreux exemples et complété par des guides de calculs.
On peut choisir d'étudier l'Empire romain par le biais des événements généraux et des vicissitudes militaires ou politiques, on peut faire l'histoire des grands hommes en suivant des sources antiques qui les ont privilégiés. Mais on peut aussi s'intéresser aux composantes anonymes de la société qui a incarné cette histoire. Les femmes et les hommes qui ont peuplé villes et campagnes de l'Orient romain sont ici présentés en une période particulière, celle de l'Antiquité tardive. Pourquoi l'Antiquité tardive ? C'est une époque de bouleversements et de profonds remaniements : le gouvernement impérial devient un dominat, l'Etat impose des contraintes qui sont vivement ressenties et l'économie se transforme, la séparation est consommée entre l'Orient et l'Occident et le christianisme modifie les comportements, les pensées, bref paraît irriguer et informer la société. Ce sont tous les acteurs de cette évolution aux rythmes contrastés, sur fond de relative prospérité générale, que l'on veut convoquer. Ces femmes et ces hommes se confrontent ou s'associent selon les cas, solidaires ou étrangers, puissants ou misérables, mais tous participent à la construction d'une société et d'un système qui, issus de l'empire romain, s'avèrent suffisamment stables pour fonder peu à peu l'Empire byzantin.