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Fouilles. Carte blanche PMU 2012
Cablat Olivier ; Dufour Diane ; Giraud Nicolas
FILIGRANES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782350462813
La France est historiquement le pays au monde qui comporte le plus de champs de courses. Depuis 1776, plus de 250 hippodromes y ont été érigés. Notre pays est également doté de 11 778 bars PMU dans lesquels il est possible de parier simultanément et quotidiennement sur les courses de trot, de galop, de steeple-chase... Depuis l'apparition des paris en ligne, vous pouvez parier depuis chez vous avec votre ordinateur personnel ou votre téléphone portable.Ma proposition, archéologico-expérimentale, consiste à battre et redistribuer les cartes, démonter et remonter les compartiments établis pour tenter d'entrevoir le travail du temps à l'ouvre dans le monde visible du pari hippique.Les systèmes dans lesquels j'organiserai la matière première (portraits, paysages, objets) utiliseront des méthodes comparables à une archéologie classique, tout en s'affranchissant de toute finalité rationnelle et scientifique, de toute volonté de rendre intelligibles les phénomènes ou les mécanismes récurrents. Il s'agira avant tout de créer un lien entre l'anecdotique et l'universel, le petit et le tout, l'intuition esthétique et le savoir scientifique. En les confrontant, je tenterai de faire naître les conditions d'existence d'une forme d'archéologie expérimentale du turfisme." Olivier Cablat
Benito David ; Bourlaud Laurent ; Cablat Patrice ;
Dans ce second volume John Pham donne une suite à certaines des histoires amorcées dans Sublife volume1, tout en introduisant de nouvelles pistes, de nouveaux personnages. L?errance d?une petite fille dans un monde post-apocalyptique (on pense à Mad Max, ou à La route, de McCarthy) donne notamment lieu à une impressionnante série de pages muettes, où alternent scènes d?action ultra-violentes et tableaux d?une totale désolation. L?angoissante odyssée spatiale du commandant Wallace et de son subordonné, en compagnie de Deek l?extraterreste, se poursuit, la découverte providentielle d?un cristal suceptible de contracter l?espace donnant lieu à de somptueuses représentations cosmiques. Le jeune Phinéas et ses deux oncles fachos font aussi une courte apparition? Enfin l?auteur lui-même commence à livrer quelques fragments autobiographiques, souvenirs de jeunesse marqués par une profonde mélancolie. Un deuxième opus qui confirme le talent exceptionnel de John Pham, salué par la critique comme le digne successeur de Chris Ware et Dan Clowes.
L'?uvre de Gherasim Luca pourrait se prêter à la légende d'une traversée du dadaïsme, du surréalisme et de la " poésie sonore ", aventures de la création, qui fondent notre épopée moderne. Elle entretient pourtant avec ces avant-gardes une relation d'intimité qui n'est pas " allégeance " ni dialogue. Dès les premiers textes, l'écriture poétique naît du litige entretenu à l'égard des mythes littéraires, suspecte les récits rétrospectifs et lutte contre toutes les figures édifiantes auxquelles la modernité aime à associer l'écrivain. Elle tire sa singularité d'une intransigeance nourrie à l'encontre de ses propres idéaux. L'intempestif caractérise alors cette voix discordante qui s'empare des représentations philosophiques contemporaines et les place sous une lumière qui révèle subtilement les tensions irrésolues qui les traversent. La poésie est ici la danse de la pensée lorsqu'elle refuse toute précaution, et " comme le funanbule à son fil s'accroche à son propre déséquilibre ". Cette approche poétique de l'abstraction philosophique révèle les désirs qui la nourrissent et dessine, dans la langue, les contours sensuels parcourus par l'idée avant son expression. La poésie de Gherasim Luca, au moment même où elle se voue à la matérialité du langage, inventant son " bégaiement " inspiré, décèle en effet dans cette syntaxe désarticulée le moyen d'une relecture démystificatrice de l'héritage, littéraire et philosophique, dont notre modernité poétique se réclame. Ce questionnement impromptu des valeurs de l'excès et de la subversion qui commandent notre représentation moderne de la littérature se manifeste dans des textes où la place réservée au lecteur est elle-même d'une instabilité radicale. L'interprétation se voit contrainte d'avouer son intéressement et sa violence. La démystification n'est pas la fin ultime de cette ?uvre. La création poétique se voue à la conquête de l'incertitude. S'esquisse une théorie poétique du signe, qui, de recueil en recueil, fait se rejoindre la tragique d'une fuite éperdue du sens et la jubilation d'une chasse vouée à la répétition indéfinie. L'humour, si rarement associé à la poésie en France, devient soudain l'indice d'une distance intérieure du langage qui ne saisit sa proie qu'en se faisant, voluptueusement et désespérément " ombre ". Gherasim Luca poursuit cependant l'invention d'une " physique élémentaire " de la langue poétique. Il refuse le constat ou la déploration de l'absurde, qui contemple mélancoliquement la désertion du langage par les " valeurs " qui fondaient autrefois sa transcendance. Dans l'immanence des qualités plastiques et sonores de la langue, un rythme est conquis. La fuite de la signification, qui se dérobe à mesure qu'elle se construit, devient un geste érotique qui ouvre le discours au surgissement d'autrui. Le langage est-il ici un nouveau dieu trompeur et furtif, tout puissant ? Certes, le rire se glisse imperceptiblement derrière le sérieux de chaque acte aveugle devant ses propres risques et immuablement solitaire : il en révèle la nature théâtrale. Mais la " ruse " du langage s'effondre dès lors que surgit le dernier geste intempestif de cette poésie. Un autre rire éclate dans les mots, rire héraclitéen, qui exerce la séduction du néant pour mieux démentir sa victoire : Gherasim Luca opère l'union improbable de la tradition apocalyptique et de l'humour. L'effondrement humoristique du sens rejoint alors son relèvement : la catastrophe se fait révélation par le rire, et le désir, la silhouette d'un Thanastos énergumène.
Résumé : En l'an mil, les chevaliers combattaient des dragons, les princesses menaient la belle vie dans leur château et les paysans mouraient de faim... Si c'est l'idée que tu te fais du Moyen Age, il est grand temps de te plonger dans ce livre Grâce aux découvertes de l'archéologie, beaucoup de nos préjugés sur la vie médiévale sont tombés. Progrès techniques, essor urbain, artisanat moderne, organisation des chantiers, migrations, et même commerce international... Voici quelques exemples du nouveau visage du Moyen Age, mis au jour par les fouilles archéologiques et les recherches scientifiques les plus récentes.
Résumé : Curieux de nature, le jeune Gustave se distingue très vite des autres enfants par sa curiosité sur le monde et la science. Lors de l'Exposition universelle de 1855, alors qu'il est fraichement diplômé en ingénierie, il tombe en admiration devant les prouesses technologiques et artistiques présentées... C'est décidé ! Gustave veut prendre part aux grands progrès de son époque. Dès lors, il se lance dans la conception de ponts et de bâtiments, en mettant l'acier au centre de ses constructions. Mais lorsqu'il entame le projet de la Tour Eiffel, cette construction moderne et déroutante scandalise le Paris de la Belle Epoque...
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.
Ce livre est né de rencontres, d'un intérêt pour les paysages et de curiosités réciproques. Au-delà d'un dialogue entre deux photographies, Entre fleuve et rivière est une inspiration, une envie d'explorer une histoire commune. Ce sont deux regards croisés sur le pays basque et les territoires du Québec et du Labrador, sur les fleuves qui les parcourent. A la recherche de traces fictives ou réelles, se trouve une lecture très personnelle des paysages. Christophe Goussard, photographe français de Nouvelle Aquitaine Charles-Frédérick Ouellet, photographe Québecois, ont chacun découvert le territoire de l'autre. Les poèmes en prose d'Itxaro Borda invitent à un troisième regard sur ces images.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.