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Vie de William Walker. Flibustier chaste et maudit
Cabiro Olivier
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782846544955
Au mois de juin 1855, le brick Vesta, parti un mois plus tôt de San Francisco, débarque ses passagers, au nombre de cinquante-sept, sur des barques sorties de la côte du Nicaragua. Les passagers sont jeunes et bien armés, spécimens que l'existence se plaît à jeter dans l'aventure : des idéalistes, des joueurs professionnels, d'anciens soldats en mal d'action, des chercheurs d'or déçus, des rêveurs de gloire, des ratés courant après la fortune, et aussi quelques jeunes gens en quête d'amour. Leur chef, lui, n'évoquait pas la sensualité. Mince, de petite taille, il avait un visage régulier, juvénile mais aussi fermé que sa veste. Il s'appelait William Walker. Un an plus tard, William Walker avait acquis une célébrité mondiale. Vainqueur de la guerre civile, il s'était fait élire président du Nicaragua et affermissait son pouvoir à l'aide d'une armée que des renforts ne cessaient de grossir. Il fallut l'alliance des quatre pays voisins, l'intervention des flottes américaine et britannique, — et surtout la rancune d'un magnat de Wall Street que Walker avait eu la maladresse de spolier— pour venir à bout de cet aventurier. Mais Walker n'était pas qu'un aventurier : médecin, juriste, avocat, puis journaliste, il compta parmi les signatures les plus lues de la Nouvelle-Orléans. Plus tard, il écrivit avec talent l'histoire de la guerre qu'il avait déclenchée. Il périt fusillé sur la plage de Trujillo, en 1860, au cours d'une quatrième et folle tentative de reprendre le Nicaragua, à la tête d'une poignée d'aventuriers. Il y repose toujours.
A la frontière de la pratique de soin et de la relation d'aide, la musicothérapie se développe au sein des institutions hospitalières et chez beaucoup de soignants, comme dans les services de pédiatrie, de gérontologie en anesthésie, ou encore chez les dentistes. C'est aussi une prise en charge psychothérapeutique qui se propose de traiter différents troubles psychiques. Cette nouvelle édition est entièrement mise à jour et augmentée en fonction des nouveautés dans le domaine.
Fondé sur des enquêtes effectuées depuis le XIXe siècle, cet ouvrage contribue au débat actuel sur les transformations du monde du travail et les manières d'en rendre compte. Cet ouvrage, fruit d'un dialogue interdisciplinaire, entend proposer un panorama non exhaustif de récits du travail et d'approches des mondes professionnels sous le signe de l'enquête. Une comparaison internationale et diachronique, fondée sur un nombre conséquent d'exemples choisis, révèle les multiples transformations des formats, des postures et des enjeux dans ce domaine. Comment les pratiques et les restitutions de l'enquête, appliquée aux mondes du travail, ont-elles évolué au fil du temps en Europe ?? Quelles sont les similarités que l'on peut observer dans les diverses façons d'observer les ouvriers, les paysans, les cadres, les chômeurs ou encore les femmes ?? En prenant en compte le temps long et en mobilisant une pluralité d'approches disciplinaires, certains chapitres témoignent de différentes "? typologies d'enquête ? "? : enquête-dénonciation, enquête-exploration, enquête sur un sujet collectif ou encore enquête réalisée avec les travailleurs eux-mêmes. En remontant à l'émergence, au milieu du XIXe siècle, de l'observation du travail qui a donné au monde ouvrier son statut particulier, et en allant jusqu'aux pratiques militantes des années 1950-1970, d'autres mettent en évidence l'hybridation des productions contemporaines, entre journalisme et littérature. Enfin, l'ouvrage présente également des expérimentations plus actuelles qui relèvent de défis méthodologiques inédits et qui analysent autrement des mondes en plein bouleversement ? : prison, quartiers pauvres, préoccupations écologiques.
Résumé : " Dès que je suis arrivé à Kaboul, en 1990, je m'y suis senti chez moi. Depuis, tant de choses se sont passées, spectaculaires ou secrètes, dramatiques ou comiques "... C'est ainsi que commence le récit d'Alberto Cairo, qui travaille depuis seize ans en Afghanistan pour la Croix-Rouge Internationale, aux côtés d'une population sinistrée, réduite à un état de pauvreté extrême. Alberto Cairo n'a pas la prétention de nous livrer la vérité sur l'Afghanistan et sur sa population : il nous raconte simplement ce qu'il a vu et vécu, en tant que spectateur et témoin des petites histoires émouvantes, tantôt tristes, tantôt heureuses, de centaines de gens meurtris dans leur chair et dans leur âme par la guerre. Ses courts récits, scandés par une prose sobre et essentielle, nous brossent le tableau de personnages inoubliables : Nilà et son amour contrarié pour Chaman Gul ; Samad, prêt à tout pour empêcher l'union de sa fille avec un homme brutal, la générale Suailah, qui se bat pour les droits des femmes en bravant les interdits talibans ; la jeune Zarminà, qui fête l'achat de ses premiers blue-jeans, sans oublier Najmuddin, Eqbal, Fatah Jan...
Il y avait peu de chance que la littérature avant-gardiste américaine rencontre la France laborieuse de l'après-guerre, et encore moins dans les ruelles de Poligny, au creux du Revermont jurassien, "les entrailles de la France". Il y avait peu de chance que John Steinbeck, futur prix Nobel de littérature, partage un peu du quotidien (et des bons crus) de ces vignerons, chasseurs avant d'être "communistes". Et pourtant c'est bien ce qui arriva en mai 1952 grâce à l'enseignant Louis Gibey, ancien Résistant et naturellement anglophone qui, après avoir entretenu une amitié épistolaire, réussit le tour de force d'inviter son écrivain fétiche pour une halte improbable dans son ex-commune libre peuplée d'attachants Gaulois dont le penchant pour l'indépendance et la pensée libre n'était pas le moindre de leurs traits de caractère. De ces conversations de caveau, il aurait dû ne rien rester, si Bernard Cabiron n'avait eu l'excellente idée d'enluminer cette rencontre incongrue sur fond d'agapes franchouillardes. Car le tintouin politicomédiatique qui s'ensuivit faillit bien enfouir à jamais ce joyau de la petite histoire littéraire.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.