Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Chine en quête de ses frontières. La confrontation Chine-Taiwan
Cabestan Jean-Pierre ; Vermander Benoît
SCIENCES PO
20,50 €
Épuisé
EAN :9782724609776
La Chine reste en quête de ses frontières alors même qu'elle ambitionne de réussir son "émergence pacifique" sur la scène mondiale. Rien n'illustre mieux ce constat que la confrontation encore actuelle entre la Chine et Taiwan. Confrontation non seulement territoriale et militaire, mais aussi politique, idéologique et culturelle. Cet ouvrage décrit le contexte et la dynamique de ce conflit: les évolutions récentes des sociétés et des économies des deux pays ont signé la fin du statu quo avec pour conséquences d'accroître simultanément dangers etopportunités. Et dans ce contexte, la paix n'a de chances d'advenir que si elle est réellement voulue et construite tant par Pékin que par Taipei. L'analyse des mutations des sociétés et des stratégies des deux acteurs, ainsi que celle du rôle joué par les États-Unis, le Japon et l'Union européenne, dévoile la sophistication d'une relation conflictuelle et apporte une étude de cas précieuse pour la nouvelle discipline dédiée à c l'étude de la résolution des conflits ". C'est enfin un éclairage indispensable sur la façon dont la Chine conçoit aujourd'hui sa place et son rôle dans les affaires du monde. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Cabestan est directeur de recherche au CNRS (Université de Paris I). Il a dirigé le Centre d'études français sur la Chine contemporaine à Taipei et à Hongkong. Il a notamment publié Chine-Taiwan: la guerre est-elle concevable? (Economica, 2003) et Le Système, politique de Taiwan (PUF, 1999).Benoît Vermander est docteur en science politique. Directeur de l'Institut Ricci de Taipei (Taiwan) et membre du comité de direction du Dictionnaire Ricci il a publié, entre autres ouvrages, La Chine face à la globalisation (en chinois, Presses commerciales de Pékin, 2002) et Les Mandariniers de la rivière Huai, le réveil religieux de la Chine (DDB, 2002). Il est enfin un collaborateur régulier de Études, La Croix et Ouest France."
Résumé : Taïwan est la première société chinoise qui soit parvenue à mettre en place un système politique démocratique. Coupée du continent chinois depuis plus d'un siècle, l'île de Formose s'est progressivement façonnée, à travers les différents régimes qu'elle a connus, une identité culturelle, politique et probablement aussi nationale particulière. Cet ouvrage a donc, d'une part, l'ambition d'expliquer ce parcours historique et politique original ; il a, d'autre part, l'objectif d'analyser le fonctionnement des institutions politiques de la République de Chine et de présenter les principales facettes de la vie politique taïwanaise. Démonstration vivante de la compatibilité entre le modèle institutionnel inspiré des Lumières et la culture politique confucéenne, Taïwan constitue une référence obligée pour quiconque veut comprendre l'avenir de la Chine populaire.
Développement économique vertigineux, montée en puissance impressionnante, modernisation militaire sans précédent, passions nationalistes souvent incandescentes, confrontation de plus en plus intense avec les Etats-Unis, tous ces ingrédients connus semblent conduire immanquablement la Chine à la guerre. Les causes immédiates d'un conflit armé ne manquent pas : les prétentions de Pékin en mer de Chine du Sud, le conflit territorial sinojaponais autour des Senkaku (Diaoyu) et surtout la volonté farouche de Xi Jinping de réunifier Taiwan à la République populaire constituent les principaux barils de poudre qui peuvent à tout moment exploser. De fait, les prédictions d'un affrontement militaire dans le détroit de Formose d'où la Chine sortirait vainqueur se multiplient. Pour l'heure, ce que l'on observe avant tout est une utilisation de plus en plus fréquente par le gouvernement chinois de ce qu'on appelle les "zones grises" entre la paix et la guerre. Cette stratégie s'est étendue, en 2020, à la longue frontière sino-indienne. Ce nouveau modus operandi permet aussi à l'Armée populaire de libération (APL) et aux autres agences de sécurité chinoises d'améliorer leur capacité de projection de forces et leur préparation au combat. Mais les enjeux d'une guerre ouverte, et pas uniquement avec les Etats-Unis, restent énormes, incitant l'APL à d'abord envisager des "opérations extérieures" plus limitées et moins dangereuses. Pour ces raisons, bien que nul ne puisse contrôler les passions humaines, et sans pour autant exclure l'irruption de crises militaires, la Chine et les Etats-Unis s'orientent plus vers une guerre froide d'un nouveau type que vers une guerre chaude qui pourrait rapidement se nucléariser.
Résumé : Une thèse communément admise voudrait que le développement économique spectaculaire de la Chine, et l'expansion d'une classe moyenne qu'il entraîne, devraient se traduire tôt ou tard par une libéralisation de son règne politique et une évolution plus ou moins douce ou plus ou moins violente vers la démocratie. Est-ce si sûr ? Jean-Pierre Cabestan montre la fragilité de cette thèse en regard du fonctionnement réel du système politique chinois et de ses rapports avec la société. Il expose les raisons qui rendent beaucoup plus probable le maintien d'un monopole autoritaire du Parti communiste, la principale étant le large consensus des élites autour de ce programme.
Depuis l'élection de Ma Ying-jeou en mars 2008 et le retour du Kuomintang (KMT) au pouvoir, les relations entre Taipei et Pékin sont entrées dans une ère de détente. L'essor sans précédent de la Chine exerce une forte attraction sur les jeunes Taiwanais qui sont chaque jour plus nombreux à traverser le détroit. Ils sont aussi plus souvent pacifistes. Toutefois, l'identité taiwanaise a continué de se renforcer ces dernières années. En dépit des divisions qui traversent l'élite politique taiwanaise, le " consensus souverainiste " reste solide. Et la rapide montée en puissance de l'Armée populaire de libération et la menace qu'elle fait peser sur Taiwan obligent Taipei à renforcer son effort de défense et à resserrer ses liens avec Washington, son unique protecteur. Dans un tel contexte, la jeunesse taiwanaise fait preuve d'une plus grande modération et ouverture d'esprit que ses aînés. Si elle n'est pas prête à prendre des risques inutiles, elle ne rejette à terme ni l'unification ni l'indépendance. Attachée à la démocratie, elle s'identifie à la fois à la République de Chine, le nom officiel de l'île, et à la nation taiwanaise en construction et demeure, dans sa majorité, prête à les défendre.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.