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Noël. Une si longue histoire...
Cabantous Alain ; Walter François
PAYOT
24,99 €
Épuisé
EAN :9782228916639
Vous croyez tout connaître sur Noël ? Vous risquez d'être surpris ! Vous saurez enfin pourquoi on a choisi la date du 25 décembre pour célébrer la Nativité et apprendrez que saint Nicolas, l'ancêtre du Père Noël, était toujours accompagné de son double diabolique, venu punir les enfants indociles, ou que le premier sapin apparut en Allemagne au XVIe siècle... Conviant des sources littéraires, picturales et musicales en un joyeux palimpseste, Alain Cabantous et François Walter sont partis, tels les Rois mages, à la recherche des diverses facettes et représentations de Noël, retraçant l'évolution sur la longue durée de cette fête emblématique qui a marqué toutes les sociétés d'Europe occidentale, chacune avec son folklore spécifique selon ses identités territoriales et confessionnelles. Car il y a Noël et Noël comme il y a champagne et champagne ! S'il est d'abord un événement chrétien fondateur, Noël s'invente et se réinvente au fil des siècles, se muant en traditions et rituels divers. Manifestation volontiers païenne, à l'origine de débordements multiples, à laquelle les morts étaient associés, elle épouse au milieu du XIXe siècle les valeurs de la sociabilité bourgeoise, s'inscrivant dans le cadre du cercle familial, puis se laïcise avant de sombrer dans la dérive consumériste que l'on connaît. Une fête décidément très contrastée à laquelle ces deux éminents historiens des mentalités se sont beaucoup amusés à redonner du sens.
Alors que ces deux comportements semblaient presque révolus depuis la "révolution sexuelle" des années 1970-1990, virginité et chasteté connaissent en réalité un fort regain. Dans une société pourtant hypersexualisée, des individus ou des groupes en font aujourd'hui un objectif de vie, sans qu'il soit forcément lié à une croyance religieuse. Cette remarquable synthèse interroge sur le temps long (16e-21e siècle) les pratiques extrêmement variées que recouvrirent en Europe ces deux termes trop souvent confondus et plus complexes qu'il n'y paraît. En dépit du magistère moral de l'Eglise sur les laïcs, qui tenta de leur imposer l'impératif absolu de la procréation et la dénégation du plaisir charnel, tous les cas de figure furent possibles, entre idéal mystique et turpitudes assumées. Cette quête d'un improbable idéal qui tourmenta les populations témoigne surtout de nos rapports difficiles à la sexualité et du poids des fantasmes masculins sur la condition féminine.
Résumé : C'est en rencontrant la répression du blasphème dans les codes disciplinaires maritimes qu'Alain Cabantous a entrepris une enquête systématique sur la parole impie, entre les Réformes et le premier XIXe siècle. Par fidélité au second commandement, "Tu ne prononceras pas en vain le nom de Dieu", une véritable police de la langue veille à la stabilité d'un monde dans lequel sacré et profane sont profondément liés. Révélateurs de la non- ou mal-croyance, de la violence, des codes d'une corporation, le blasphème constitue un fait social qui mobilise la parole et ses usages, les pouvoirs ecclésiastique, politique et judiciaire, les structures et les représentations des sociétés de l'Europe moderne. Ainsi l'histoire du "péché de langue" rejoint celle des multiples procédures mises en oeuvre pour christianiser l'Occident et adoucir les moeurs. S'il semble s'effacer au XIXe siècle, il n'y a là qu'apparence : la parole blasphématoire témoigne de ce qui, pour chaque époque, demeure sacré.
Cabantous Alain ; Lespagnol André ; Péron François
Certes, la France n'a pas de tradition maritime aussi vigoureuse et aussi exclusive que celles des Pays-Bas ou de la Grande-Bretagne, certes, elle a été une puissance engagée sur le continent et une colonisatrice tardive, mais comment croire qu'elle ait vécu sans la mer et que la mer n'ait pas modelé ses campagnes et ses villes, ses échanges commerciaux, ses circuits financiers, ses flux migratoires, ses modes de vie, ses questionnements intellectuels, ses goûts artistiques comme culinaires, bref son mode d'être comme nation et comme Etat depuis au moins le XIIIe siècle? Ce pays est à cet égard servi par la géographie, qui fait de lui un lien entre le Levant et le Ponant et l'a doté de plus de 5 000 km de côtes; aucun lieu de France ne se trouve à plus de 400 km de la mer et ses DOM-TOM lui confèrent le troisième domaine maritime du monde. Jamais les populations du littoral n'ont été coupées de l'intérieur, depuis des siècles la viticulture, la sylviculture, l'industrie travaillent avec et pour la mer et les horizons lointains. Quant à la connaissance du monde, à la recherche scientifique et aux imaginaires, ne sont-ils pas, eux aussi, largement tributaires de la mer? La littérature, les beaux-arts, la pensée en témoignent en permanence, et l'état florissant de la navigation sportive et de loisirs le montre aujourd'hui. Ce n'est donc pas une supposée "France maritime", distincte du reste, qui est envisagée ici. L'équipe d'historiens et de géographes qui a mis cette très originale somme en ?uvre a préféré observer sur la longue durée comment la France a attaché (et attache toujours) le même prix à l'intégration politique de l'espace côtier, à son aménagement et à son développement économique qu'à ceux de l"" intérieur ", et comment les Français du XXIe siècle sont les héritiers d'une société tout à la fois terrestre et maritime."
Dans l'Europe des Temps modernes, la nuit, c'est une absence de lumière qui a (très) partiellement partie liée avec l'horloge biologique. En effet, c'est surtout en s'ajustant à nos rythmes internes que le jour s'apparente à la veille et la nuit au sommeil. Et c'est pourtant elle qui resta longtemps la mesure du temps quotidien, de la Scandinavie à la péninsule italienne. Simultanément, cette noirceur des paysages se peuple de présences innombrables, s'investit de lieux mythiques, se remplit de croyances et d'imaginaires, induit une autre manière d'être au monde, une autre façon d'appréhender le sensible, proche ou lointain. Absence-présence, tel quel, ce couple constitue l'une des contradictions qui surgissent lorsque l'on tente d'appréhender la nuit.Espace et temps, la nuit l'est tout ensemble. Certains l'assimilent à une frontière, voire à une "dernière frontière" à conquérir. Notion éminemment spatiale qui renvoie à la fois à cette volonté humaine de remplir la totalité d'un environnement et à des perceptions inconnues de l'espace qu'impose l'effacement de la lumière. La nuit induit encore un système de représentations et de pratiques qui peuvent aussi bien s'affronter que se soutenir. Ainsi les visions négatives de la dangereuse et angoissante "nocturnité" conduisent-elles à la prise de mesures successives pour assurer l'ordre urbain. En tout cas, la relation complexe et la confrontation de ces deux éléments font de la nuit un objet en construction permanente, loin d'une image où les rôles seraient définitivement édictés entre l'action diurne et le repos nocturne. Ainsi, la nuit n'est sûrement pas l'envers du jour. Elle est un autre temps qui possède des particularités essentielles non transposables. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, Alain Cabantous est un historien reconnu du rapport entre les sociétés et les cultures occidentales des XVII'et XVIII"siècles. Auteur d'importants travaux sur les communautés maritimes: Les Côtes barbares (1993), Le Ciel dans la mer (1990), il a élargi sa réflexion à des domaines touchant l'ensemble des populations, avec, par exemple, L'Histoire du blasphème en Occident (1998), Entre fêtes et clochers. Profane et sacré dans l'Europe moderne (2002). Il a enfin co-dirigé avec André Lespagnol et Françoise Péron, Les Français, la terre et la mer (2005)."
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer