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L'art classique et le baroque
Cabanne Pierre
LAROUSSE
17,85 €
Épuisé
EAN :9782035890733
Extrait de l'introductionL'ORDRE OU L'EFFETClassicisme et baroque se partagent l'Europe au XVIIe siècle, et le second se prolongera, dans la phase maniériste ornementale du style «rocaille «Jusqu'à la réaction néoclassique et le retour à l'antique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Mais la domination baroque apporte, dans le concert européen, des idées et des formes - associées aux mutations politiques, sociales et religieuses de l'époque - si nouvelles et si fortes que le classicisme pourrait n'apparaître que comme son antithèse ou son contrepoint. S'il représente la mesure et la raison tandis que le baroque se complaît dans le mouvement et l'effet, ces deux courants ne sont pas antinomiques: également attachés à la représentation, ils ne s'opposent pas. Le classicisme s'est surtout exprimé dans l'architecture, le baroque dans la peinture et les arts décoratifs; le premier fait appel à la construction par la forme fermée, qu'il définit et isole, le second s'adresse aux sens à travers la forme ouverte, s'étend à l'environnement et conquiert l'espace. Néanmoins, classicisme et baroque ne constituent pas des styles unitaires, mais comportent de nombreuses variantes selon les pays, les sociétés et la religion.«Le style baroque naît chaque fois que dépérit un grand art, assurait Nietzsche. Lorsque, dans l'art d'expression classique, les exigences sont devenues trop grandes, il se présente comme un phénomène naturel...»A cette affirmation l'historien d'art Eugenio d'Ors répliquait: «Les deux inspirations se valent. Il existe un style d'économie et de raison, un autre de musique et d'abondance. Le premier aime les formes stables et qui pèsent, l'autre les formes contournées qui s'envolent. De celui-là à celui-ci, ni décadence ni dégénérescence. Ce sont deux formes de sensibilité éternelles.»Lié à la renaissance religieuse de la Contre-Réforme, le baroque s'est rapidement détourné de sa vocation spirituelle pour se transformer en une rhétorique d'action qui, née en Italie où elle a reçu l'essentiel de son contenu esthétique, a été aussitôt adoptée par l'Espagne, les pays germaniques et les Flandres. Art du catholicisme militant et triomphant défini par le concile de Trente (1545-1563), le baroque rencontrera de vives résistances dans les pays acquis à la Réforme; il marquera néanmoins les artistes protestants, Rembrandt notamment.Si le baroque possède, hors de son berceau italien, quatre grands territoires d'expansion et de conquête, l'Espagne, les Pays-Bas catholiques, l'Allemagne et l'Autriche, on ne saurait négliger un important prolongement polono-russe en Europe centrale, et une exubérante floraison coloniale dans le Nouveau Monde. La France, qui participe à l'effort de renouveau spirituel et moral de la Contre-Réforme, et à sa croisade en faveur des images récusées par la Réforme, ne prend pas ses leçons en Italie; elle choisit une voie différente qui fera d'elle le foyer de résistance au baroque par excellence et le lieu d'élection du classicisme. L'Angleterre constitue un autre centre de refus, mais c'est plus par indifférence ou mépris des courants continentaux que par volonté délibérée, comme en France.Politiquement et socialement, le baroque est lié à l'Europe hiérarchisée du Saint Empire romain germanique, de la puissante monarchie espagnole et de ses colonies américaines, de l'Italie des papes et des duchés; l'art français se défiera toujours de cet impérialisme internationaliste, comme d'ailleurs des forces irrationnelles, des excès de la passion. Il restera maître de lui. «Le classique, disait Goethe, c'est ce qui est sain.»Le classicisme, auquel la France du XVIIe siècle s'identifie, se définit clairement à partir des virtualités de la Renaissance, non point contre les courants baroques qui exercent plus ou moins leur influence sur elle, mais comme une réaction de bon sens réaliste, d'ordre, de sobriété et de raison. Ainsi, l'art français affirme son identité qui n'accepte guère, même s'il y succombe parfois, les ingérences étrangères. Il oppose son individualisme à l'internationalisme baroque.
Philippe Hiquily n'est pas seulement un sculpteur original, il est différent. Marqué par la guerre d'Indochine, il passe cinq années à l'académie de l'Ecole des Beaux-Arts (1947-1951). Nourri de Germaine Richier, il fait sa première exposition à la Galerie Palmes à Paris en 1954, et figure parmi les premiers artistes, dans les années soixante, à se faire connaître simultanément à Paris - où il reçoit le prix de la Critique à la première biennale de 1959 -, et à New York où il expose à la galerie The Contemporairies. Dès le début des années soixante, il entre dans de nombreuses collections américaines, notamment celle d'Ahan Stone, célèbre marchand new-yorkais. A la même époque, à la demande du grand décorateur Henri Samuel, il crée des meubles-sculptures, qui rejoignent les plus grandes collections internationales de mobilier. Hiquily se situe alors au confluent du surréalisme et du nouveau réalisme mais n'adhère ni à l'un ni à l'autre. Il est, et restera, à contre-courant, utilisant le cuivre, le fer, la tôle et le laiton découpés puis patinés pour créer d'étranges figures anthropomorphes, androgynes, dont le corps, à tête d'épingle, est limité à son ossature, hérissée d'antennes graciles, de tentacules ou de greffes menaçantes. Humour, provocation et érotisme marquent les Accouplements de 1973, qui réalisent l'union insolite de l'anatomie réinventée et de l'objet manufacturé ; le ready-made de Duchamp est désormais intégré sans violence au corps humain : La Motocyclette (1964), La Voyeuse (1972), La Comparera (1973), La Banquière (1989-1990)... Ainsi se développe un ballet de formes humanoïdes en fer ou laiton fortement érotisées, liées sans références précises à une primitivité aux simulacres provocants. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, il exécute des bronzes intégralement reproduit dans cet ouvrage.
L'histoire de l'art est marquée par les scandales: depuis Masaccio et jusqu'aux représentants de l'art corporel, tout changement dans la conception de l'?uvre d'art a fait scandale. Cela a été vrai six siècles durant au Vatican, et c'était toujours vrai lorsqu'on accusait Courbet de menacer l'ordre public, les impressionnistes d'avoir le cerveau dérangé.A quoi sert donc le scandale, se demande Pierre Cabanne, sinon à transformer le désordre en ordre? Et quel enseignement y a-t-il à en tirer lorsque celui-ci participe de la normalité, lorsque provocation et spectacle sont de banals outils publicitaires et qu'entre art et publicité la frontière devient indiscernable?Cette réflexion passionnante sur l'évolution de l'idée qu'une société se fait de l'art est le dernier texte de Pierre Cabanne, qui a pu corriger les épreuves peu avant sa mort. en janvier 2007.
Cette biographie de l'oeuvre de Picasso est un classique. Elle reparaît aujourd'hui en une édition nouvelle, refondue, complétée et mise à jour. Alors que se multiplient les expositions consacrées à Pablo Picasso, occasions et prétextes à des monographies ou à des études spécialisées, il a semblé utile de recenser tout ce que l'on peut connaître du Maître. Cette vaste étude vise d'abord à la compréhension de la nature protéiforme d'une oeuvre qui a épousé, quand elle ne les a pas impulsés, les courants majeurs du XX ? siècle artistique. Pierre Cabanne nous restitue le portrait mental d'un génie.
Résumé : Comédie de caractères et farce dans la pure tradition du genre, l'Avare est aussi une satire subtile de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Avarice et tyrannie d'un père, dissimulation, misère matérielle et morale du foyer : l'ambiance chez Harpagon n'est pas gaie ! Mais voilà que par ses deux enfants l'amour entre dans la maison. Dans leur course au bonheur, Cléante et Élise apprendront la désobéissance, assistés par le valet La Flèche : ils y gagneront leur indépendance.
La bataille de Waterloo, Paris, les barricades, les bagnes et les usines... Fantine, Cosette, Jean Valjean, Gavroche, les Thénardier... Les événements, les lieux et les héros les plus célèbres de toute la littérature française dans un roman d'aventures, de passion et de haine, de vengeance et de pardon, tour à tour tragique et drôle, violent et sentimental, historique et légendaire, noir et poétique. Le chef-d'oeuvre de Victor Hugo, mille fois adapté et traduit, à découvrir dans sa version originale.
Résumé : Arnolphe a élevé sa pupille Agnès dans l'isolement intellectuel et humain le plus total, afin de faire d'elle la plus soumise et la plus fidèle des épouses. Mais l'innocence équivaut-elle à l'ignorance ? A l'époque des mariages d'intérêt et des unions arrangées, Molière met en scène l'amour comme une force de libération et d'accomplissement de soi. Dans une pièce où se mêlent comique et poésie, il propose ainsi une réflexion originale sur l'émancipation de la femme et sur la puissance du sentiment.
Figure universelle du panache français, Cyrano est un héros complexe. Orateur redoutable mais aussi poète, coriace avec ses ennemis mais fraternel avec ses amis, épris de beauté mais affligé d'un nez monumental, cet as de l'épée est amoureux de sa cousine Roxane, qui. hélas. aime ailleurs : le beau Christian a conquis son c?ur. Tel est le trio que met en scène cette comédie héroïque en forme de drame romantique. La farce y côtoie la tragédie et le destin fatal des personnages s'accomplit sur fond d'imposture.