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André Derain
Cabanne Pierre
FOLIO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070328567
Il y a un cas Derain. Ses contemporains, Picasso, Braque, Matisse, Chagall, Léger n'ont connu aucune éclipse. Mais Derain, on ne lui a pas seulement tenu rigueur d'avoir, sous l'Occupation, participé au voyage des artistes dans l'Allemagne nazie : son évolution de peintre, sa conception ou ses écrits sur l'art furent au centre de débats animés. Prenant prétexte d'une grande rétrospective qui sera une découverte pour beaucoup, Pierre Cabanne entreprend de comprendre pourquoi adhésion comme rejet furent à ce point mesurés à Derain. Est-il plus heureux et plus novateur dans ses toiles fauves ? Plus intelligent et plus lucide dans ses nus ou ses paysages classiques ? Plus souple et plus sensuel dans ses crayons ou ses nus à la sanguine ? Plus coloriste et raffiné dans ses décors et costumes de ballets ? Plus sensible dans ses portraits anguleux ou opulents. C'est que chez Derain aucune période, aucun style, aucune technique ne domine, aucun courant ne vient en profondeur irriguer telle ou telle partie de son oeuvre. A travers ses différentes époques, celle-ci garde sa tenue : un peu extérieure parfois, distante du sujet, mais toujours singulière et ne se référant qu'à la seule peinture.
Philippe Hiquily n'est pas seulement un sculpteur original, il est différent. Marqué par la guerre d'Indochine, il passe cinq années à l'académie de l'Ecole des Beaux-Arts (1947-1951). Nourri de Germaine Richier, il fait sa première exposition à la Galerie Palmes à Paris en 1954, et figure parmi les premiers artistes, dans les années soixante, à se faire connaître simultanément à Paris - où il reçoit le prix de la Critique à la première biennale de 1959 -, et à New York où il expose à la galerie The Contemporairies. Dès le début des années soixante, il entre dans de nombreuses collections américaines, notamment celle d'Ahan Stone, célèbre marchand new-yorkais. A la même époque, à la demande du grand décorateur Henri Samuel, il crée des meubles-sculptures, qui rejoignent les plus grandes collections internationales de mobilier. Hiquily se situe alors au confluent du surréalisme et du nouveau réalisme mais n'adhère ni à l'un ni à l'autre. Il est, et restera, à contre-courant, utilisant le cuivre, le fer, la tôle et le laiton découpés puis patinés pour créer d'étranges figures anthropomorphes, androgynes, dont le corps, à tête d'épingle, est limité à son ossature, hérissée d'antennes graciles, de tentacules ou de greffes menaçantes. Humour, provocation et érotisme marquent les Accouplements de 1973, qui réalisent l'union insolite de l'anatomie réinventée et de l'objet manufacturé ; le ready-made de Duchamp est désormais intégré sans violence au corps humain : La Motocyclette (1964), La Voyeuse (1972), La Comparera (1973), La Banquière (1989-1990)... Ainsi se développe un ballet de formes humanoïdes en fer ou laiton fortement érotisées, liées sans références précises à une primitivité aux simulacres provocants. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, il exécute des bronzes intégralement reproduit dans cet ouvrage.
L'histoire de l'art est marquée par les scandales: depuis Masaccio et jusqu'aux représentants de l'art corporel, tout changement dans la conception de l'?uvre d'art a fait scandale. Cela a été vrai six siècles durant au Vatican, et c'était toujours vrai lorsqu'on accusait Courbet de menacer l'ordre public, les impressionnistes d'avoir le cerveau dérangé.A quoi sert donc le scandale, se demande Pierre Cabanne, sinon à transformer le désordre en ordre? Et quel enseignement y a-t-il à en tirer lorsque celui-ci participe de la normalité, lorsque provocation et spectacle sont de banals outils publicitaires et qu'entre art et publicité la frontière devient indiscernable?Cette réflexion passionnante sur l'évolution de l'idée qu'une société se fait de l'art est le dernier texte de Pierre Cabanne, qui a pu corriger les épreuves peu avant sa mort. en janvier 2007.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.