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Childe Harold. Le Pèlerinage sire Harold, Chants 1 et 2, Edition bilingue français-anglais
BYRON-L
RESSOUVENANCES
24,65 €
Épuisé
EAN :9782845050242
La Satiété, qui témoigne parfois d'une incertitude sur le sens des joies consenties au destin humain, conduit Byron, âgé de vingt ans, vers des contrées moins civiles que l'Angleterre où il n'a pas encore droit de cité. Là-bas, vers l'Orient, le soleil, le ciel ont une autre densité ; la noblesse suppose l'héroïsme ; les femmes ont l'oeil noir... Mais le monde est bouleversé, les Muses évanouies, les raisons de vivre et de mourir dissipées, sinon dans l'absurde sacrifice à la Gloire d'un maître éphémère. En 1809, l'Empereur français dévaste l'Espagne ; l'Empire turc opprime la Grèce, que des lords et des artistes dépouillent de ses vestiges. La Nature seule suggère encore les âpres passions de l'époque où coulaient lés sources de notre culture, nourrissant "nos premiers rêves". L'horreur, "jamais toute faite", des guerres modernes, couchant des milliers d'hommes en une journée et broyant les êtres au cours de leurs effrois, Ravage tonnant dans l'univers rendu précaire, hante ce poème multiple, conçu comme une suite de digressions renvoyant les échos sensibles qui se complètent peu à peu, parfois dans une feinte incohérence, lorsque Byron soutient des conclusions opposées, également éprouvées. La parution de ces chants I et II, en 1812, rendit Byron célèbre en Angleterre, puis en fit un archétype pour le style, les lettres, la musique du romantisme européen - lequel estompera souvent son ironie, son sens de la satire - ; le conformisme réduira par ailleurs son désarroi à un artifice. La licence de la pensée, cependant, n'exclut jamais une intense détresse : la peine de vivre, le mal d'exister dans un monde qui suit son cours deviennent l'expérience centrale de la poésie.
Cet été, Londres s'invite à Foxwood ! Les amis londoniens d'Amy viennent visiter l'hôtel Summertime et ses alentours. C'est l'occasion pour la jeune fille de les présenter à sa nouvelle bande de copains. Mais ils ne sont pas les seuls à vouloir séjourner dans l'hôtel : une invitée surprise vient compromettre tous les efforts mis en oeuvre pour sauver la belle bâtisse. L'hôtel Summertime est à nouveau en danger..
Résumé : A Foxwood, pendant les vacances d'automne, on ne célèbre pas Halloween, mais... le festival Monk, en l'honneur du célèbre cinéaste de films d'horreur. Avec Callum et Tanya, Amy lance une fête au Summertime avec des rencontres, des projections inédites. Mais très vite son projet est menacé : graffitis, destruction de matériel... Amy a-t-elle raison de faire confiance à Lucas contre l'avis de tous ? Leur amitié va-t-elle résister à tous ces rebondissements ?
Elie Reclus (1827-1904), proscrit par le coup d'Etat du 2 Décembre 1851, puis en 1871 par la répression versaillaise, frère et collaborateur du grand géographe, d'abord fouriériste, démocrate, maçon, journaliste et fondateur d'associations coopératives, fut, pour la Commune, en charge de la Bibliothèque nationale et membre d'un comité consacré à la réorganisation de l'enseignement primaire. Le Journal qu'il tint durant cette période fut publié en 1908 ; voici le fac-similé intégral de la première édition.
Les luttes paysannes - de la résistance à l'insurrection - auxquelles furent confrontés les bolcheviks après Octobre 1917 ont longtemps été occultées. Aujourd'hui encore, les crimes de la bureaucratie fondatrice à l'égard des masses rurales - réquisitions, expropriations, déportations et fusillades - sont justifiés plus ou moins implicitement, quand on admet leur existence, comme " crimes de classe " : une classe " révolutionnaire ", suggère-t-on, aurait dû défendre, avec les moyens adaptés, son projet " utopique " contre une " réaction " paysanne. Dans la partie liminaire de cet ouvrage, J. -L. Van Regemorter montre qu'une " révolution paysanne unique " commencée sous le tsarisme, outre qu'elle contribue à expliquer 1917, a poursuivi ses objectifs et sa stratégie contre l'appropriation étatique du bolchévisme. La seconde partie recueille des documents historiques traduits pour la première fois en français. Rapports de militants socialistes-révolutionnaires, tracts et appels d'insurgés, et surtout consignes, notes, mémoires internes de bolcheviks dessinent en creux l'histoire non écrite de l'" Antonovchtchina ", l'insurrection du paysannat dans la province de Tambov en Russie occidentale de 1919 à 1921. Les réquisitions de l'ordre militaro-bureaucratique, incompétent, prédateur, menées jusqu'à la famine et la déstructuration de la production agraire, ressortent à la fois des descriptions hostiles aux bolcheviks et des rapports et dissensions de ces derniers, qui les pratiquaient à grande échelle. Nous ne sommes pas en 1937, ni en 1956, mais en 1921, et l'autodénonciation cyclique de la bureaucratie s'instaure avec celle-ci même. A ce système correspondent d'emblée une planification, naïvement préconisée sans fards, de la terre brûlée par le haut, de l'omniprésence policière, de la coercition dogmatique, des déportations civiles, enfin le projet, méthodiquement consigné, débattu, appliqué, de " déployer la terreur rouge jusqu'à des proportions massives " (Antonov-Ovséenko). L'ordre n° 13o, de Toukhatchevski, est à cet égard éloquent. Dans les maladroites circonlocutions de son zèle glacé, il faut lire les ordres et contre-ordres manipulateurs, les concessions et les consignes secrètes de l'appareil en guerre contre une société insurgée. Ce fut la construction d'un " monde nouveau ", " désert et ténébreux ", habité par " des esclaves affamés, nus et sans voix " : ses moyens s'identifiaient à sa fin.