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La psychothérapie institutionnelle, c'est la psychiatrie !
Buzaré Alain
CHAMP SOCIAL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782913376243
Alain Buzaré tente de conjuguer, tout au long de sa réflexion, le singulier et le pluriel pour mieux situer son itinéraire dans le chantier de la psychiatrie. Ainsi, comme le dit Jean Oury, chaque monographie de patient "nous invite à penser, en toute liberté, à des développements transdimentionnels ou l'institutionnel s'intègre, met en relief aussi bien le biologique que l'analytique ou le social". Ces multiples facettes, loin de s'opposer, comme il peut être de bon aloi de le prétendre, gagnent à être travaillées (les unes travaillant les autres) dans une "polyphonie" telle qu'a pu le penser le François Tosquelles.Ces "observations individuelles" souhaitent amener à l'évocation des paramètres concrets nécessaires à "être là" dans la nuance et l'initiative, dans la vigilance et la disponibilité, dans une qualité de présence qui jamais ne saura se réduire aux programmations, aux protocoles, aux classifications que l'actuelle technocratie envahissante (la "thanatocratie" de Michel Serres) impose actuellement à la pensée des équipes soignantes.Ce texte tente de montrer comment la psychothérapie institutionnelle, née des critiques conjuguées des logiques asilaires et concentrationnaires et enracinée dans les dimensions aliénatoires individuelles et collectives, est levier, potentialité au sens de Winnicott, pour l'accueil d'Autrui "qui n'est jamais un"cas"mais une opacité subtile à laquelle on doit avoir accès par une procédure transférentielle toujours menacée par les intrusions d'une organisation massive" (Jean Oury).
Bazaré Raymond Nébi ; Konaté Souleymane ; Gbagbo M
La sorcellerie face à l'Etat Etude d'un phénomène criminel en terrain rural ivoirien La sorcellerie a ses énigmes, de sa définition à sa matérialité. Par ses effets, elle existe, cependant, comme pratique et comme croyance. Elle constitue même un objet de la criminologie. Elle n'est pas sans liens avec l'atteinte aux personnes et aux biens. Cela sous trois angles décrits dans ce livre. Et il faut bien la distinguer de la magie et du charlatanisme. Les crimes de sorcellerie sont liés à deux facteurs majeurs. D'une part, les sorciers portent atteinte à la vie en usant des sciences occultes dans leurs déviations maléfiques : actes qui échappent au contrôle social, parce que difficiles à prouver. D'autre part, la sorcellerie suscite des conflits au cours desquels sont commises des violences privées, parfais des meurtres et des assassinats. Ceux-ci constituent des réponses à la non-présence de l'Etat. Ou des réactions face au vide juridique. Sa gestion est problématique à cause de la faiblesse d'un droit pénal trop éloigné du tribunal coutumier. Et aussi parce que le milieu rural privilégie les solutions mécaniques en lieu et place de l'instruction. Ce livre examine la question dans ses tréfonds et propose une solution tant sur le plan de l'amélioration de l'outil juridique relatif aux pratiques de sorcellerie, que sur le plan de l'assistance à la communauté par l'éducation et la sensibilisation.
Ce livre explore un monde où sorcellerie et notions de justice interagissent, soulevant des interrogations cruciales sur la place des sorciers dans nos sociétés modernes. L'auteur montre les limites des prisons classiques traditionnelles, qui ne sont pas adaptées pour accueillir ceux qui commettent des actes répréhensibles de sorcellerie. Plutôt que de reproduire la brutalité des chasses aux sorcières, il propose une nouvelle approche axée sur le dialogue et la guérison communautaire. Au lieu de confiner les sorciers délinquants derrière des barreaux, il est impératif de favoriser des pratiques d'audition en OPC (organismes de placement collectif) comme alternative qui conduira à la réhabilitation pour sauver le sorcier et la société : sa cible. Cette option permettra ainsi à la société de se questionner sur ses véritables valeurs face aux forces qu'elle considère maléfiques.
Pour combler les oublis du passé, l'auteur tisse les existences de plusieurs personnages en un récit romanesque inspiré de réels témoignages écrits. La plupart de ces souvenirs lui ont été confiés par des proches aujourd'hui disparus. Ils étayent le parcours d'une adolescente à la recherche de la vérité sur l'histoire de sa famille pendant la seconde guerre mondiale. Le silence que se sont longtemps imposé beaucoup de survivants dans l'espoir de préserver leurs enfants n'a fait qu'aggraver le mal-être de ces derniers face à leur futur. La parole libère, elle aide à forger l'avenir.
Le charme noir de certains lieux est puissant. En des cités mythiques du vieux continent, l'auteur imagine les monuments, las des sévices infligés par leurs visiteurs, mûrissant quelque vengeance. D'Amsterdam à Venise, en passant par Prague, capitale de tous les mystères, ces nouvelles fantastiques et baroques mettent en scène d'hypothétiques et surprenantes violences urbaines. Les noirs dessins de Buznik illustrent cet étonnant carnet de voyages. Après sa lecture, vous vous surprendrez à regarder d'un autre ?il les places et rues, vestiges et musées. Même vos voisins, à la ville comme à la campagne, ne vous sembleront plus tout à fait innocents.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.