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Toulouse. Identité et partage du centre-ville
Busquets Joan ; Audabram Laurence
LOUBATIERES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782862667041
Toulouse, ville historique fondée sur un coude de la Garonne, est aujourd'hui le centre d'une aire urbaine de plus d'un million d'habitants et qui ne cesse de croître. Pour que le centre-ville de Toulouse demeure le lieu emblématique de toute la métropole, ce qui est son " destin " historique, il est devenu indispensable de proposer un nouveau projet urbain : réhabiliter le passé, certes, mais aussi le maintenir vivant, attractif et agréable pour le préparer à demain. Ainsi, recréer le lien entre la ville et son fleuve est l'un des axes majeurs du travail de Joan Busquets. Mais il n'est pas le seul : apaiser les flux de circulation, ouvrir de nouvelles perspectives sur le patrimoine, équilibrer le minéral par le végétal sont d'autres axes. C'est l'ensemble de ce travail - l'état des lieux, la stratégie et le projet urbain - que Joan Busquets nous présente dans ce livre.
Les tout-petits vont prendre plaisir à apprendre les noms des animaux. Chaque double-page offre une activité différente : des fenêtres à ouvrir, des éléments à déplacer. Une véritable invitation à jouer ! Des couleurs et un graphisme adaptés aux enfants à partir de 3 ans.
C'est l'été, la saison préférée de Blanca. Après le décès de sa mère, elle quitte Barcelone pour s'installer dans la maison de vacances familiale de Cadaqués. Sur cette terre riche des souvenirs de son enfance, sous le soleil de la Méditerranée, elle cherche l'apaisement. Mais elle ne part pas seule, une troupe disparate et invraisemblable l'accompagne : ses deux ex-maris, les fils qu'elle a eus d'eux, ses amies Sofía et Elisa, son amant Santi et, bien entendu, sa mère défunte, à qui elle ne cesse de parler par-delà la mort, tant cette disparition lui semble difficile et inacceptable. Les baignades, les promenades en bateau et les siestes dans le hamac vont se succéder, tout comme ces longs dîners estivaux au cours desquels les paroles s'échangent aussi facilement que les joints ou les amours. Les souvenirs affleurent alors, faisant s'entrelacer passé et présent. Blanca repense à cette mère fantasque, intellectuelle libre et exigeante, qu'elle a tant aimée et tant détestée. Elle lui écrit mentalement une lettre silencieuse et intense dans laquelle elle essaie de faire le bilan le plus honnête de leur relation douloureusement complexe. Elle lui dit avec ses mots tendres, drôles et poignants que face à la mort elle choisit l'élégance, la légèreté, la vie. Elle lui dit qu'elle choisit l'été et Cadaqués car elle sait que ça aussi, ça passera. Livre événement de la Foire de Francfort 2014, traduit et publié dans une trentaine de pays, ce deuxième roman de Milena Busquets est un petit prodige d'équilibre et d'intelligence.
Résumé : Pour que l'heure du bain rime avec plaisir, une jolie collection de livres de bain avec les animaux préférés des bambins ! En forme de têtes d'animaux, ces livres de bain son certifiés conformes aux exigences de sécurité. Ils deviendront vite les compagnons indispensable des enfants - et ce pour un prix modique !
Donner le bain à un petit est un moment de grande complicité. Pourquoi ne pas en profiter pour s'amuser ! Reprenant des thèmes chers aux enfants (les véhicules, les animaux), ces livres de bain aux couleurs vives invitent le petit à imiter les bruits des choses représentées et les cris d'animaux. De quoi assurer des fous rires dans la salle de bain !
L'Algérie à l'ombre de Maria " En 1954 [début de l'insurection algérienne], j'ai deux ans. Le 5 juillet 1962, l'Algérie accède à l'indépendance. Entre ces deux dates : huit années de guerre et toute mon enfance. " Ainsi commence le récit de Luce Rostoll. Une enfance passée dans la maison familiale située dans l'enceinte de l'hôpital d'une petite ville de l'Oranie. Hôpital qui est pour elle " un lieu initiatique, un paradis et un enfer. J'apprends comment les femmes enfantent, comment des hommes perdent la vie et donnent la mort. " Une enfance entre des parents qui pensaient avoir leur place en Algérie, des pieds-noirs qui refusaient d'être assimilés à la figure du colon. Eux-mêmes enfants d'exilés espagnols, ils portaient en eux une Méditerranée mythique. " En famille, nous ne parlions plus de la guerre. La nostalgie de l'Algérie restait suspecte pour mes parents. A leur tour ils nous léguèrent un territoire intérieur, imaginaire hors du temps et des frontières. Ma mère créait autour de sa table un "chez nous" d'odeurs et de saveurs. L'Algérie s'entendait dans les silences de mon père. " Luce Rostoll a su reconstituer les fragments de la mémoire de son enfance algérienne avec justesse. Ce faisant, elle fait écho aux souvenirs de tous les enfants d'Algérie.
Le Caudillo est à peine enterré que déjà l'Espagne franquiste se délite. Sous Franco, on n'aurait pas imaginé le chef de la police spéciale assassiné d'aussi horrible façon. Qui a pu faire ça ? Pourquoi ? Les aspirants à la vengeance ne manquent pas, les raisons de se venger non plus. El Indio a fait régner la terreur sur cette région dès l'entrée des troupes franquistes dans la ville de Lorca. Diego Gil y Parra, journaliste idéaliste comme on n'en fait plus, n'aura de cesse de retrouver l'assassin. Sans doute pour le féliciter. Dans un paysage écrasé de chaleur, la mémoire des protagonistes s'est engourdie mais elle ne s'est pas effacée. Elle peut se réveiller à tout moment ; il suffirait de quelques gouttes d'eau, d'un peu de fraîcheur du soir, de quelques larmes...
Une ligne de vie : c'est ainsi qu'est considéré le Train Jaune sur le territoire qui le porte et qu'il irrigue. Véritable emblème identitaire du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, il le parcourt sur toute sa longueur pour mieux le faire découvrir en toutes saisons. Le Train Jaune, c'est aussi ce train qui semble appartenir aux reliques d'époques révolues, mais au-delà du folklore, il demeure avant tout le témoin d'une modernité visionnaire, que ce soit dans les ouvrages d'art qui le constituent ou dans son alimentation en énergie renouvelable, hydroélectricité produite par l'eau des Pyrénées. C'est lui qui a permis de relier au reste du monde le Conflent, la Cerdagne et le Capcir, l'essor touristique qui s'en est suivi, la possibilité pour des générations d'étudiants de rentrer chez eux en fin de semaine. A chaque fois qu'il a été menacé dans son existence, ceux qui le conduisent, l'entretiennent, accueillent les usagers et même ceux qui l'utilisent l'ont défendu âprement comme un joyau sang et or inaliénable. C'est l'histoire de cette épopée, qui fête son centenaire mais qui s'écrit encore au présent, qu'a voulu raconter le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes qui a pour vocation première de faire vivre et fructifier le patrimoine de son territoire. Le Parc a pour cela fait appel aux talents d'un photographe de renom, Noël Hautemanière, et d'une ethnologue, Alexia Rossel, qui, avec la finesse et la sensibilité qu'ont leur connaît, ont su mettre en lumière et en mots les liens réciproques qui unissent le Train Jaune aux vallées et plateaux qu'il enlace et enchante. A la lecture de cet ouvrage, vous ne resterez pas insensible à l'émotion qui se dégage de cette ligne de vie.
Plus qu'un traité de philosophie ou de théologie, L'Europe et la Profondeur doit être lu comme un "roman philosophique" - une enquête quasi-policière à travers la peinture, la littérature, l'histoire et la géographie, pour revenir à la source du destin de l'Occident. Celui-ci est pensé à partir de l'événement cardinal du départ du Christ et dé la détresse en laquelle il plonge l'homme européen, cette détresse induisant notamment les catégories nouvelles d'espace et de temps qui régissent aujourd'hui le monde. Dans sa première partie (Espace et lieu), s'aidant d'une réflexion sur la perspective considérée comme une méditation en actes autour de l'Incarnation, il est montré comment l'espace moderne - c'est-à-dire celui où l'étendue prend le pas sur le lieu - se met en place, espace libéré par le retrait du Christ, ce "dieu qui se dérobe", et, en ce dérobement, déracine et désenchante. Dans la deuxième partie (Temps et vérité) est étudié plus spécialement le phénomène dit de "la fuite des essences" pointé par Hölderlin dans l'hymne Patmos qui évoque justement le moment précédant le départ du Christ ; et comment ce phénomène signe le temps moderne, torrentueux et brisé, à la tonalité élégiaque. Enfin, dans la troisième partie (Histoire et Profondeur) apparaît véritablement le concept de Profondeur, car si espace et temps eux-mêmes changent, il faut bien qu'ils le fassent dans l'élément d'une dimension plus originelle qu'eux ; et cette dimension - appelée ici Profondeur et qui se déploie dans l'histoire - est ouverte par le seul christianisme. La "pensée la plus profonde" de l'ouvrage est que le christianisme agit dans l'histoire à la manière d'un nihilisme, ce qu'avait en son temps bien vu Nietzsche, mais sans aller tout au bout de cette pensée, c'est-à-dire sans aller jusqu'au retournement de l'Apocalypse. Ce nihilisme est un destin et c'est pourquoi toutes les tentatives politico-historiques du XXe siècle pour l'enrayer ont conduit ou conduiront à des catastrophes. La nostalgie d'une permanence qu'elles illustrent est à chaque fois, quoique sous des guises différentes, une apostasie du message christique. En ce sens, le commandement le plus absolu, et peut-être le seul, du christianisme est le Noli me tangere signifié à Marie-Madeleine par le Christ ressuscité, et qui exhorte l'individu à ne pas retenir le divin quittant le monde, mais au contraire à s'engager sans crainte dans la "profondeur sans étoiles" qu'ouvre ce départ. P. L. C.