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Aujourd'hui, on dit travailleur·ses de l'art
Burtin Zortea Julia ; Drul Louise
369 EDITIONS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782490148110
Sur quels rapports de production repose la création ? Les représentations dominantes de l'artiste comme un individu isolé ne créant que par lui-même et pour lui-même invisibilisent depuis longtemps la précarité et les souffrances qui structurent le milieu de l'art. Contre l'idée que la passion et la vocation viendraient, à elles seules, nourrir l'artiste, des mobilisations émergent aujourd'hui, à l'image du collectif La Buse qui situe réflexion et actions dans le champ des arts visuels. Tout en témoignant des rapports de pouvoir et d'exploitation qui procèdent de la faible régulation du milieu de l'art, ses membres militent pour une réforme du statut et de la rémunération des artistes-auteur·es et de leurs complices précarisé·es. Sous l'identité commune de travailleur·ses de l'art, ils et elles invitent à repenser les rapports de travail sur une tonalité collective.
Un coffret inédit de musique de kora pour la méditation. Depuis Keur Moussa, où elle accompagne les offices, la kora s'est répandu dans de nombreuses communautés monastiques françaises. Sa sonorité particulière, délicate et profonde, a permis à Jacques Burtin de développer un répertoire spécifique, calme et reccueilli, particulièrement adapté à la méditation. Ce coffret présente trois enregistrements inédits, où la kora joue seule ou en dialogue avec d'autres instruments.
Comme un fleuve aux larges méandres, ce texte se nourrit de petites sources, de pensées spontanées, éclairantes ou énigmatiques, de lectures en résonance avec le questionnement de l'auteur. Il interroge la vie et son évolution, le temps vécu dans la succession des êtres. Recueillies au long des années, ces notules ressassées, modifiées, approfondies constituent un aperçu des réflexions d'un biologiste qui s'est posé la question suivante : qu'est-ce que la vie ? L'auteur se prend d'étonnement devant la renaissance des emprises religieuses, et s'en tire par quelques boutades. Accédant au grand âge, il laisse ces notules à la fortune de ceux qui sauront les apprécier.
Trinh Minh-ha ; Burtin-zortea Julia ; Richard Clai
Résumé : Dans Femme, indigène, autre, Trinh Minh-Ha explore la question de l'écriture d'un point de vue postcolonial et féministe. Ce livre qui s'inscrit à l'intersection de plusieurs domaines - critique littéraire, anthropologie, études culturelles, études de genre - juxtapose de nombreux discours contemporains issus des cultures dominantes afin de bousculer les normes de l'écriture littéraire et académique. Tout en s'adossant aux grands monuments de la discipline (Roland Barthes, Jean-Paul Sartre, Virginia Woolf, etc.) Trinh Minh-Ha remet en cause l'orthodoxie stylistique et théorique exigée dans le processus de production de connaissances et d'oeuvres littéraires afin d'établir un nouveau rapport au langage. Se faisant, elle interroge les usages d'une nouvelle génération de théoriciennes féministes postcoloniales, donnant la voix à des femmes de couleurs qui remettent en question le discours majoritaire en éclairant des métarécits situés, une approche non-linéaire et ouverte de l'écriture. En s'éloignant des modèles et discours académiques traditionnels, Femme, indigène, autre propose de nouvelles "manières de savoir" qui performent une forme de langage alternative, plus proche des traditions orales et spontanées des communautés indigènes. Prenant appui sur sa propre histoire personnelle, l'autrice restitue les échos de l'histoire de sa grand-mère, conteuse au Vietnam, afin d'illustrer le rôle des femmes comme dépositaire d'un héritage ancestrale et donc créatrice de langage. A mi-chemin entre le livre théorique et l'oeuvre littéraire, cet ouvrage atypique publié en 1989 détone tant par sa forme que son propos et participe à la recherche d'une nouvelle façon d'articuler les luttes et recherches d'une génération d'écrivains et d'écrivaines. Le langage - et par association l'acte d'écrire - devient ainsi le miroir de la construction théorique des grandes luttes du XXIe siècle. Cet ouvrage, considéré comme un classique de la littérature féministe postcoloniale en langue anglaise, est le premier livre de Trinh T. Minh-Ha traduit en français. Avec une préface inédite d'Elvan Zabunyan.
Résumé : Ce livre enquête sur les bords de la métropole. A partir d'une recherche partagée avec des habitant·es de Sevran, en Seine-Saint-Denis, il cartographie le dernier champ de la ville : une plaine peuplée de projets fantômes, dont une controversée piscine à vagues de surf, aujourd'hui abandonnée. Etudié depuis des disciplines et des pratiques différentes, le lieu devient tour à tour vide, plan, friche, habitat, commun. Sa description s'enrichit et se complexifie au fil des pages. L'ouvrage se lit comme une anti-étude d'impacts : il observe un territoire en suspens, pris dans la métropolisation du Grand Paris, sans autre finalité que la description et ce que le travail collectif d'enquête met en mouvement.
Résumé : Comment être à l'écoute du monde ? Dans une société en perpétuelle accélération, prêter attention devient une forme de résistance. Prendre le temps, un acte politique. Par des gestes simples mais soigneusement orchestrés, la technique hypnotique permet de créer et de construire une relation à soi, à son environnement et aux autres, des plus émancipatrices. Ce manuel, conçu comme une boîte à outils, propose des notions-clés et des exercices simples à partir de l'hypnose. Il en explore les possibilités pour mettre en mouvement et transformer les corps et les imaginaires. Son autrice, la chorégraphe Catherine Contour, en propose ici une nouvelle édition, revue et augmentée.
Résumé : La solitude est-elle un mal moderne ? Alors même que nos sociétés sont de plus en plus connectées, les liens sociaux se fragilisent. Les Petites Cantines, dont cet ouvrage raconte l'histoire, apportent leur réponse en créant à l'échelle des quartiers des espaces partagés où venir librement cuisiner, manger et se rencontrer. Elles nous rappellent que d'autres rapports aux autres, à l'alimentation et à l'environnement sont possibles.
Résumé : Déçu·es par l'enseignement reçu à l'université, inintéressé·es par l'exercice solitaire en libéral et révolté·es par les inégalités sociales de santé, des déserteur·euses de la médecine classique expérimentent un peu partout en France une autre voie. Inspiré·es par des initiatives québécoises ou belges, ils et elles ouvrent des "centres de santé communautaires" , où l'on tient pour acquis que la santé est politique et où l'on cherche à soigner autrement. Le Village2santé, implanté dans un quartier populaire d'Echirolles, près de Grenoble, existe depuis 2016. Il invente un modèle de santé à la fois "réaliste et alternatif" , luttant contre toutes les discriminations, et revendique un rapport à la santé plus juste et encapacitant pour tou·tes.