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Jack Kerouac
Burroughs William ; Kerouac Jack
L'HERNE
9,60 €
Épuisé
EAN :9782851979049
Kerouac était un écrivain. C'est-à-dire qu'il écrivait. De tous ceux qui se prétendent écrivains et qui ont leurs noms imprimés il y a très peu d'écrivains et ils n'écrivent pas, et ceci réside dans ce fait, un toréador se bat avec un taureau, un matador à la con fait des véroniques sans taureau. L'écrivain est passé par là, il ne peut en être autrement. [...] Une génération entière de migrateurs est sortie de On The Road, du Mexique à Tanger et au Népal. Les romanciers cherchent à créer un univers dans lequel ils ont vécu, dans lequel ils aimeraient vivre. Pour écrire ils doivent y aller, éprouver et subir toutes les conditions qu'ils n'ont pas imaginées. Quelquefois, et c'est le cas de Kerouac et de Fitzgerald, l'effet produit par un écrivain est immédiat, comme si une génération entière attendait d'être écrite. Parfois il y a un décalage. La Science Fiction a une façon de se réaliser cinquante ans plus tard. Lorsqu'il décrit un univers l'écrivain le rend possible.
Junky ("Le Camé") fut publié aux Etats-Unis en 1953 grâce à l'entremise d'Allen Ginsberg, qui préface la présente édition. C'est le premier livre de Burroughs. De New York à Mexico en passant par la Nouvelle-Orléans, l'auteur du Festin nu décrit la trajectoire implacable du drogué William Lee, citoyen lambda au pays de la came, mais doué du regard terriblement lucide de l'écrivain : car Lee était alors le pseudonyme de celui que Norman Mailer a décrit comme "le seul romancier américain vivant qu'on puisse probablement qualifier de génial."
Auteur emblématique de la Beat Generation, William Burroughs a marqué de son empreinte sulfureuse la littérature américaine des années soixante. Le manuscrit du Festin nu est un tel fatras de notes éparpillées qu'aucun éditeur n'accepte de le publier, d'autant que le contenu est d'une obscénité rare et qu'il heurte à peu près tous les principes de bienséance. Ce n'est qu'avec l'aide de Jack Kerouac et d'Allen Ginsberg que Burroughs parviendra à en tirer une matière présentable... c'est-à-dire correctement tapée à la machine, car pour ce qui est de la clarté du propos, comme le répétait Burroughs pour expliquer sa démarche, "les mots savent où ils doivent être mieux que vous. Ils n'aiment pas être gardés en cage". L'ouvrage relève donc à bien des égards du surréalisme, tout en relatant les errances et autres visions d'un esprit sous l'emprise de maintes substances hallucinogènes. Tenter d'en faire la synthèse serait une entreprise vouée à l'échec. On entre dans Le Festin nu comme on pénètre en un laboratoire, sans a priori quant à la finalité de l'expérience qui s'y déroule. Burroughs s'y adonne à un dérèglement systématique des sens, débouchant sur une nouvelle sémantique. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Né en 1914 au Etats-Unis, William S. Burroughs commence à écrire à l'âge trente-cinq ans à Mexico. Récit de cinq ans de dépendance aux opiacés. Junky marque son époque : c'est la première exploration "Live" de l'univers de la drogue, vu de l'intérieur. Plus tard drogue et homosexualité seront crûment abordés dans Le Festin nu, un livre dur, révolutionnaire et novateur dans son style, qui trouvera un éditeur à Paris en 1959, en anglais, grâce à Allen Ginsberg, l'ami de toujours. A cette époque d'ailleurs. Burroughs. Ginsberg et Jack Kerouac sont les chefs de files de la "Beat Generation", mouvement de révolte contre " l'American Way of life" des années cinquante et ses valeurs conservatrices et patriotiques. Le Festin nu sera le dernier livre à être condamné par la justice américaine, en 1965. Vers la fin de sa vie William S. Burroughs, perclus d'arthrite, n'arrive plus à taper à la machine. Ses proches ont l'idée de lui offrir des livres blancs. De novembre 1996 à la fin juillet 1997, quelques jours avant sa mort, il y consigne son journal intime. Notes éparses, idées nouvelles, citations, manifestations de colère ponctuées par un humour cinglant, tout s'y mêle pour tantôt convier le lecteur à l'angoisse de l'écrivain habité par la mort, tantôt le provoquer une dernière fois, car Burroughs sait bien que c'est son dernier rendez-vous littéraire. Ultimes paroles est donc un testament. William Burroughs évoque les années vécues à Paris, à New York ou à Mexico ; il questionne une vie de came et d'écriture, convoquant Shakespeare, Conrad, TrumanCapote et Yeats, ses compagnons de la Beat, ses amis et ses amants, et bien sûr, ses chats qui lui ont appris l'amour des animaux et, confesse-t-il, l'amour tout court. Il faut y voir un ultime effort pour décrypter et guérir le monde habité par les démons de l'écrivain : le mal, la Bêtise, la conspiration internationale du mensonge, les extra-terrestres et les mille-pattes cauchemardesques qui vous rongent la moelle "Dernière pirouette de l'éternel rebelle. Ultimes paroles est le testament d'un garçon sauvage."
C'est parce que le mutisme des voix animales est une sorte de fleuve des enfers, un Achéron, que j'ai souhaité intituler cet exposé"Le rameau d'or". On découvre en effet, chez Virgile et Michelet, dans le lien que l'historien entretient au poète, l'évocation d'une secrète analogie entre les animaux et les morts, entre les endormis que sont les animaux et les à demi vivants que sont pour nous les morts. Autres qu'il est difficile, voire dangereux d'approcher. Avant de les rencontrer, il faut se munir d'un mot de passe, d'un schibboleth, d'un rituel, d'un instrument orphique, ce qui n'exclut cependant pas l'effort et l'endurance. C pouvoir énigmatique, on peut le nommer indifféremment, finesse de l'oreille ou don de la traduction. La grâce est accordée à certains et refusée à d'autres, qui permet d'entendre et de comprendre le parler des à jamais silencieux, et d'administrer un remède à cette immémoriale séparation entre les bêtes et les hommes qu'on nomme pompeusement la différence zoo-anthropologique." Elisabeth de Fontenay.
Ce Cahier offre au lecteur un parcours très éclectique autour de Camus, et vise à proposer des éclairages originaux sur la vie de Camus, sur ses oeuvres - roman et théâtre -, sur sa pensée et sur ses engagements.Dirigé par Raymond Gay-Crosier et Agnès Spiquel-Courtille.
Dans ce court essai, Russell s’attaquait aux sornettes, aux billevesées, aux bêtises, aux absurdités terriblement ordinaires de son temps, souvent contradictoires en elles-mêmes et pourtant ressassées infatigablement par nombre d’honnêtes gens. Force est de constater qu’une bonne part d’entre elles ont toujours cours sur le marché des discours creux et ridicules et qu’elles semblent, malgré les objections raisonnables mêlées d’ironie piquante que leur faisait Russell, n’avoir pas pris une ride.
La franchise est une vertu, le mensonge est un vice qui se cache partout : il peut être vil, pieux, officieux, généreux, cynique, mystificateur, paradoxal, habile, innocent, légitime... ou par omission. Ce Dictionnaire sans fin n'a d'autre souhait que d'ouvrir un éventail bigarré où les signatures les plus diverses, classiques ou contemporaines, se croisent au gré de fables, romans, dissertations, exégèses et autres gloses savantes ou fantaisistes ; certains s'y sont longuement attardés ; d'autres ont réglé la question d'un mot d'esprit ; comédie ou tragédie, qu'on en pleure ou qu'on en rie, le mensonge en littérature, en philosophie ou dans la vie reste un thème universel, s'il en est.